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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:07

5221131889_883441c891.jpgMakkah est la terre sacrée, la terre la plus pivilégiée par Allah et la plus aimée par Son Messager saw, la Kiblah (la direction vers laquelle les fidèles s'orientent dans la prière) des Musulmans, le centre de leur affection et le lieu ou ils vont en pélérinage.

Allah l'a sanctifiée et lui a accordé respect et sainteté depuis le jour ou Il créa les cieux et la terre. A Makkah se trouve la Kaaba, la première Maison construite pour l'adoration d'Allah sur la terre.

Afin de qu'elle soit vénérée, Allah décréta le statut sacré d ela Maison devenue, ainsi, un sanctuaire ou règne la sécurité et un abri ou les gens trouvent protection et assurance contre les dangers. Ainsi, tout ce qui s'y trouve jouit de la protection divine même les arbres et les plantes qui ne doivent pas être arrachés ou déracinés: Les oiseaux qui y vivent ne doivent pas être dérangés.

Il décréta aussi que tous les actes de bien faits à Makkah seront plus récompensées que ceux faits ailleurs et que la prière à Makkah sera égale à cent mille prières faites ailleurs. Makkah a pu acquérir son statut religieux et divin grâce à la Maison sacrée qu'elle abrite.

Elle a pu donc assurer la sécurité de ceux qui s'y trouvent grace à la protection de la Maison Sacrée. Allah dit à ce propos :

وَمَن دَخَلَهُ كَانَ آمِنًا

{quiconque y entre est en sécurité} (3:97)

Allah jure aussi par Makkah, ce qui constitue une indication claire sur son statut particulier et sacré, Il dit :

لَا أُقْسِمُ بِهَـٰذَا الْبَلَدِ

{Je jure par cette Cité!} [90:1]

C'était au sujet de Makkah que le Prophète d'Allah saw dit :

"Par Allah, tu es la meilleur terre d'Allah, la terre la plus aimées à Allah. Ne m'eux-je pas été obligé de te quitter, je ne t'aurais pas quittée" (1)

Et il a été rapporté que Kaad ra dit : "Allah a préféré des terres sur des autres, et la terre la plus aimée à Allah est Al Balad Al-Harâm (la Ville Sacrée)". (2)

C'est d'ailleurs ce statut et cette importance dont jouit Makkah auprès d'Allah, dans le coeur de Son Messager saw et dans ceux de tous les Musulmans qui nous ont incité à écrire ce livre, espérant qu'Allah l'acceptera comme une action vertueuse et qu'Il fera bénéfique aux Musulmans. Nous rapports bien soutenus les Hadiths authentiques et les rapports bien soutenus; si nous avons reussi, il est de par grâce et la générosité d'Allah.

 

Cheikh Sfiyour-Rahman Al-Mubarakpuri (rahimAllah)

 

source article : http://www.muslimislam.fr/index.php?mod=articles&ac=commentaires&id=369&PHPSESSID=5ebf7933d5448d5d52efe4c45dc44667

 


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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 00:14
http://images.mortderire.com/images/tornade-eclair.jpg


1-la colère d’Allah 

2-les croyants déteste celui qui désobéit à Dieu 

3-le pécheur a de plus en plus de mal à subvenir à ses besoins 

4-le péché met fin au savoir . On a de moins en mois envie d’apprendre 

5-le pécheur souffre de son éloignement d’Allah. 

6-Il souffre de solitude car ils s’est détaché des gens et de son entourage. « je me rends compte de l’impact de mon péché rien qu’à observer l’attitude de mes proches » 

7-Un visage terne et un cœur sombre (Tout ce qu’il gagne ne lui suffit pas, il te faut toujours plus…alors que l’obéissance à Dieu illumine les visages et sème l’amour dans les cœurs) est ce qu’il est encore concevable de désobéir? 

8-Impossible d’obéir à Allah subhanahu wa ta3ala: le pécheur prévoit de se lever le soir pour prier (ou pour faire n’importe quel acte d’adoration d’Allah) mais il n’y arrive pas Allah l’en empêche ! 

9-Le péché incite à en commettre un autre. 

10-Le pécheur a toujours au fond de lui un sentiment de faiblesse « Quiconque veut la puissance (qu'il la cherche auprès d'Allah) car la puissance tout entière est à Allah: vers Lui monte la bonne parole, et Il élève haut la bonne action.. » Verset 10 Sourate Fatir 

11-Allah attache peu d’importance au pécheur. Allah subhanahu wa ta3ala l’a ignoré donc il a péché et si Allah lui avait attaché de l’importance Il lui aurait évité cela. 

12-Le malheur se répand dans le monde… « La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'(Allah) leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah). » Verset 41 Sourate Les romains 
« Nous ne leur avons fait aucun tort. Mais ils se sont fait du tort à eux-mêmes. Leurs divinités, qu'ils invoquaient en dehors d'Allah, ne leur ont servi à rien, quand l'Ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu; elles n'ont fait qu'accroître leur perte. » Verset 101 Sourate hoûd 
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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 22:51

ImageProxy.jpgEt l’amour en Allah entre nous … ?

Parmi les qualités du croyant sur la Voie des Pieux Devanciers, il y a l'amour sincère en Allâh qui est un moyen de préserver la fraternité islamique et de consolider l'union de la Communauté musulmane.

Un amour fraternel sain par lequel le serviteur vise le Seigneur.

Aimer son frère ou sa sœur de religion sainement est un acte méritoire alors qu'un amour aveugle peut être dramatique. Il est donc important de définir ce véritable amour et c'est ce que nous explique clairement Chaykh Al-'Uthaymîn.


Lisons attentivement les conseils de nos aînés. Ils sont savants et perspicaces.

Un proverbe dit :

« Les bons conseils pénètrent jusqu'au cœur du sage ; ils ne font que traverser l'oreille des méchants. »


Question :


Qu'Allâh vous bénisse.

[Le] questionneur [aux initiales] F. M. 'A. CH. dit : « Honorable Chaykh, comment l'amour (mahabbah) en Allâh peut se concrétiser [entre musulmans] ? Je souhaite de votre part [une réponse] profitable ? »

Réponse du Noble Chaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-'Uthaymîn - rahimahu-llâh - :

L'amour en Allâh a lieu lorsque tu aimes un homme parce qu'il est [un fervent] adorateur [d'Allâh] ('âbid), pieux (sâlih) et non pas parce qu'il est ton proche (qarîb), a des biens (mâl) ou parce que sa personnalité (khalq) et son apparence (manzar) te plaisent et tout ce qui peut être similaire à ce [genre de fausses raisons].

Tu dois l'aimer seulement pour sa religiosité (dîn) et sa piété (taqwah).

Ce [véritable] amour en Allâh [poussera] chacun de vous deux à enjoindre l'autre, l'obéissance d'Allâh et il a été certainement affirmé dans le hadîth authentique, d'après Abî Hurayrah - l'Agrément d'Allâh sur lui -, que le Prophète - Prière et Salut d'Allâh sur lui et sa Famille - a dit :

« Sept personnes seront à l'ombre d'Allâh le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne :
le souverain équitable ; l
e jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allâh ;
l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière) ;
deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ;
l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant : « Je crains Allâh » ;
l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche ;
et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allâh et a, par attendrissement, les larmes aux yeux. »
[1]
(Muslim : 1712)

Le repère ici, c'est sa parole [- Prière et Salut d'Allâh sur lui -] :

«... deux hommes qui, s'aimant en Allâh, se réunissent pour Allâh et se séparent selon Son décret (par la mort) ... »


Je [tiens à] mettre en garde à l'extrême surtout les femmes sur le fait que cet amour pour Allâh devienne un amour avec Allâh car certaines gens, tombent dans [un] amour abusif (gharâm) de leur frère ou sœur en Allâh au point que dans son cœur, l'amour de cette personne devient plus intense que l'amour à l'égard d'Allâh car elle [a fini par devenir] la seule [personne] qui est toujours dans son cœur [au point que] lorsqu'elle s'endort, elle l'a toujours dans sa pensée de même lorsqu'elle se réveille, sort et rentre [jusqu'à ce que] son rappel [surpasse celui] d'Allâh - à Lui la Puissance et la Gloire - et ceci constitue un polythéisme (chirk) dans l'amour.

[En effet,] Allâh le Très-haut dit :

"165. Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allâh, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allâh. ..." (Coran : Al-Baqarah - la Vache/s. n°02, v. n°165)
Et effectivement, le mal (chakwâ) [qui peut] résulter à ce sujet [est que par exemple, une] femme aime sa consœur (zamîlah) ou son enseignante [d'] un amour intense (chadîd).

[Celui-ci,] s'emparera de son cœur (qalb), sa pensée (fikr) ainsi que sa raison ('aql) jusqu'à que cette dernière sera tout le temps dans son esprit (bâl) et oubliera par elle, le rappel d'Allâh.

Ceci est une faute (kha ta-) et [quelque chose] de dangereux (khatar) et ce qui est obligatoire pour la personne atteinte de cette maladie (dâ-) c'est d'essayer de trouver un remède autant qu'elle peut mais lequel ? Vu le stade (manzilah) [avancé] de la situation (hâl).

[En vérité,] le remède c'est qu'elle se rappelle, premièrement, que l'amour d'Allâh le Très-haut est au-dessus de toute chose d'une part et d'autre part, [elle devra oeuvrer à] rénover son cœur sur l'amour d'Allâh et sur ce qui consolidera ce dernier dans le cœur du serviteur [comme] la continuité (dawâm) du rappel d'Allâh, la multiplication (kathrah) de la lecture du Coran et des bonnes œuvres ainsi que le détournement des désirs (chahawât) et passions (hawâ-) de l'âme (nafs).

Deuxièmement, [elle devra s'] éloigner (ibti'âd) de certaines choses qui ont touchés son cœur jusqu'à ce degré [excessif d'] amour et [ainsi que s'] adonner à autre chose [de licite].

Si cela n'est pas profitable [pour le bon état de son cœur, alors,] il sera [nécessaire qu'] elle s'éloigne d'elle définitivement (nihâ iyyan) et de couper les liens (silah) avec elle jusqu'à ce que cet amour s'atténue, que [son] ardeur disparaisse et s'apaise.

[Finalement, si cela fonctionne, qu'elle aime d'un] amour normal ('âdiyah).

Et [c'est] à cause de ces nombreux maux (chakwâ) que j'ai voulu avertir pour que l'amour en Allâh cesse de progresser jusqu'à ce qu'il soit aux côtés d'Allâh car c'est un type (naw') du polythéisme dans l'amour.

[1] : Traduction du hadîth : copié de hadith.al-islam.com
Traduction : L'équipe MUKHLISÛN

Source de la fatwâ : Original

Fatwâ issue de « fatâwâ nûrun 'alâ-ddarb ».

Lien de l'article : copié de mukhlisun.over-blog.com

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 12:29

 

Abdelquayoum As-souhaïbâny

 

 

 

 

      La louange appartient à Allah et que la prière et le salut d’Allah soient sur son Prophète, ainsi que sur ses compagnons et tous ceux qui lui seront alliés.

 

      En outre :

 

On trouve dans le hadith d’après le Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui qui dit : « Allah fera miséricorde à ceux qui sont miséricordieux » (rapporté par Boukhâry)

 

Y a t-il d’autre récompense pour le bien, que le bien ? Celui qui sera miséricordieux avec les créatures, alors le Créateur le sera avec lui. Le Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, a dit : « Le Miséricordieux fait miséricorde à celui qui fait preuve de miséricorde. Donc, faites miséricorde à toutes créatures sur terre pour que Celui qui est au ciel vous fasse miséricorde» (rapporté par boukhâry).

 

La rétribution correspond à l’action, Allah se comportera avec son serviteur comme lui se comportera avec Ses serviteurs. Donc, comporte-toi avec autrui comme tu voudrais qu’Allah se comporte envers toi Allah dit :

 

« …Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu’Allah est Celui qui pardonne et Très Miséricordieux » (Sourate ‘La grande perte’ verset 14)

 

 

Et Il dit :

 

« …Qu’ils pardonnent et excusent. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (Sourate ‘La lumière’ verset 22)

  
                Désire ardemment apaiser les difficultés des gens pour qu’Allah apaise les tiennes. Le Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui a dit : « Celui qui apaise la peine d’un musulman, Allah lui apaisera une peine parmi les peines du Jour de la résurrection » (rapporté par Boukhâry).

Il dit encore que la prière et le salut d’Allah soient sur lui : « Celui qui vient au secours d’un homme en détresse, Allah lui retirera une peine parmi les peines du Jour de la résurrection» (rapporté par Ahmad).

  

              Aide les gens dans leurs besoins, Allah te viendra en aide. Le Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui, a dit : « Allah vient en aide au serviteur tant que ce dernier vient en aide à son frère », « celui qui est s’occupe  des besoins de son frère alors Allah sera s’occupera de ses besoins » (rapporté par moslim).

 

              Sois un soulagement pour les nécessiteux, Allah te soulagera. Le Prophète que la prière et le salut d’Allah soient sur lui a dit : « Celui qui soulage un nécessiteux, alors Allah le soulagera dans cette vie et dans l’au-delà » (rapporté par Moslim), et il dit encore : « avant vous, vivait un marchand qui accordait des prêts aux gens et lorsqu’il voyait parmi eux un nécessiteux, il disait à ses employés : pardonnez-lui, peut-être qu’Allah nous pardonnera, et Allah lui pardonna » (rapporté par Boukhâry).

 

 

              Sois doux avec les serviteurs d’Allah, alors tu seras inclus dans l’invocation du Prophète (que la prière et le salut d’Allah soient sur lui) qui dit : « Ô Allah ! Celui qui est doux avec ma communauté, sois doux avec lui, et celui qui blesse ma communauté blesse-le » (rapporté par Ahmad). Il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « Allah est doux, et Il aime la douceur, et Il donne par la douceur ce qu’Il ne donne par la rudesse » (rapporté par Moslim) et il dit aussi (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « Celui qui est privé de douceur est privé de tout bien » (rapporté par Moslim).

 

 

              Dissimule les défauts des gens, Allah dissimulera les tiens. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « celui qui dissimule les défauts d’un musulman, Allah dissimulera les siens dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà » (rapporté par Moslim), et il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « celui qui dissimule les secrets de son frère musulman, Allah dissimulera les siens le Jour de la résurrection » (rapporté par Ibnû Mâjah)

 

 

              Ne tiens pas compte des erreurs de ton frère, Allah ne tiendra pas compte des tiennes. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « celui qui ne tient pas compte (des erreurs) d’un musulman, Allah ne tiendra pas compte de ses erreurs » (rapporté par Abû dawûd).

 

 

              Nourris les musulmans, Allah te nourriras. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Tout croyant qui nourris un croyant affamé, Allah le nourrira des fruits du paradis » (rapporté par Tirmidhî).

 

 

              Abreuve les musulmans, Allah t’abreuvera. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Tout croyant qui abreuve un croyant assoiffé, Allah l’abreuvera du nectar cacheté le Jour de la résurrection » (rapporté par Tirmidhî).

 

 

              Vêtis les musulmans, Allah te vêtira. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Tout croyant qui vêtit une personne nue, Allah le vêtira d’habits verts du paradis » (rapporté Tirmidhî).

 

 

              Donc, Allah se comportera envers toi comme tu te comporteras avec autrui. Choisis, donc, pour toi-même la manière avec laquelle tu aimerais qu’Allah se comporte avec toi. Agis de cette manière tu en récolteras la récompense.

 

 

              Prend garde de ne pas brutaliser les gens car Allah te châtiera. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Allah châtie ceux qui châtient les gens dans la vie d’ici-bas » (rapporté par Moslim). Allah dit :

« Et rappelez-vous, lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon, qui vous infligeaient le pire châtiment » ( Sourate ‘la vache’ verset 49)

 

« Et le jour où l’Heure arrivera (il sera dit) : faites entrer les gens de Pharaon au plus dur des châtiments » (Sourate ‘Celui qui pardonne’ verset 46)

 

 

Prends garde d’être dur avec les serviteurs d’Allah sinon te sera atteint l’invocation du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « Ô Allah ! Celui qui reçoit autorité sur ma communauté puis est dur avec elle, sois dur avec lui, et celui qui reçoit autorité sur ma communauté puis est doux avec elle, sois doux avec lui » (rapporté par Moslim).

 

 

              Ne fais pas de mal aux musulmans en espionnant sans cesse leurs intimités. Le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « celui qui guette  sans cesse l’intimité de son frère musulman, Allah guettera la sienne. Celui dont Allah guette son intimité au point de l’humilier au plein cœur de sa demeure » (rapporté par Tirmidhî), « celui qui dévoile l’intimité de son frère musulman, Allah dévoilera la sienne au point de l’humilier au plein cœur de sa maison » (rapporté par Ibnû Mâjah).

 

 

              Ne prive pas les musulmans de ta miséricorde car le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Celui qui ne fait pas miséricorde envers les gens, Allah Tout-Puissant ne lui fera pas miséricorde» (rapporté par Moslim). Il dit encore (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « Nul n’est privé de miséricorde sauf le misérable » (rapporté par Tirmidhî).

 

 

              En conclusion, quel que soit ton comportement envers les gens, tu trouveras chez Allah une rétribution équitable.

 

 

              Ibnû Qayim a dit : « Allah est généreux, et Il aime celui qui est généreux parmi ses créatures. Il est savant, et Il aime les savants. Il est capable et il aime le courageux et Il est beau et il aime la beauté. Il est (qu’Il soit exalté et glorifié) miséricordieux et Il l’aime ceux qui le sont, et Il fait miséricorde à ceux qui sont miséricordieux parmi ses créatures. Il est celui qui cache (les défauts), et Il aime celui qui ne dévoile pas les défauts de ses serviteurs. Il est clément, et Il aime celui qui l’est avec ses serviteurs. Il est celui qui pardonne, et Il aime celui qui pardonne ses serviteurs. Il est infiniment bon, et Il aime celui qui l’est envers ses serviteurs. Par contre, Il déteste le rude et le brutal au cœur dur et au très mauvais comportement. Il est doux, et Il aime la douceur. Il est indulgent, et Il aime l’indulgence. Il est bienfaisant, et il aime la bienfaisance et les bienfaisants. Il est juste, et Il aime la justice, et Il accepte les excuses, et Il aime ceux qui acceptent les excuses de ses serviteurs».

 

 

              Ainsi, Il rétribue ses serviteurs suivant qu’il ait ou pas ces comportements cités plus haut. Celui, donc, qui est clément, Il sera clément avec lui, et celui qui pardonne, Il lui pardonnera, et celui qui fait grâce, Il lui fera grâce, et celui qui est honnête, Il se comportera avec lui avec honnêteté, et celui qui est doux avec ses serviteurs, Il le sera envers lui, et celui qui fait miséricorde envers Ses créatures, Il le sera envers lui, et celui qui est bon avec eux, Il le sera avec lui, et celui qui est généreux avec ses créatures, Il le sera avec lui, et celui qui leur est utile, Il le sera pour lui, et celui qui cache (leurs péchés), Il cachera les siens, et celui qui leur pardonne, Il le pardonnera, et celui qui guette l’intimité de ses créatures, Il guettera la sienne, et celui qui divulgue (leurs péchés), Il divulguera les siens et l’humiliera, et celui qui prive Ses créatures de ses biens, Il le privera de Ses biens, et celui qui se dresse contre Allah, Allah se dressera contre lui, et celui qui dupe, Il le dupera, et celui qui berne, Il le bernera.

 

 

              Ainsi, celui qui appliquera un comportement sur Ses créatures, Allah appliquera sur lui exactement le même comportement dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Allah sera envers Sa créature comme elle sera envers autrui.

 

 

              Ce que tu as fait pour les autres on le fera donc pour toi, et sois comme tu  souhaites, Allah sera avec toi tel que tu l’es envers Lui et ses créatures.

 

 

              Désire ardemment rendre service aux serviteurs d’Allah, et ceci conformément à la parole du Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) : « Celui qui peut d’entre-vous rendre service à son frère, qu’il le fasse donc » (rapporté par Moslim), et désire être bon envers eux car Allah aime les bienfaisants.

 

 

              Sois paisible, doux et calme envers eux car le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit : « Sera privé du feu à toute personne paisible, douce, calme et proche des gens » (rapporté par Ahmad).

 

 

              Fais grâce envers les créatures, oublie (leurs méchancetés), excuse leurs et pardonne leurs. Ainsi, il se peut qu’Allah te fasse grâce et te pardonne, Allah ne laisse pas perdre la récompense de celui qui fait le bien.

 

 

Notre dernière invocation est la louange appartient à Allah et que la prière et le salut d'Allah soient sur notre prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons


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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:56

     http://www.vivresonreve.com/blog/wp-content/uploads/2010/08/Fotolia_4880845_XS.jpgL'imam Al-Boukhari (10/492) rapporte d'après Abou Ayyoub Al-Ansari que le prophète salallahou'alaihy wa salam a dit :

"Il  n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois nuits, au point où lorsqu'ils se rencontrent, l'un et l'autre se tournent le dos. Et le meilleur d'entre eux deux est celui qui salue son frère en premier."

Ce hadith est également rapporté par Muslim (10/1984)

 

L'imam Al-Boukhari (10/492) rapporte aussi d'après Anas Ibn Malik que le Prophète salallahou'alaihy wa sallam a dit :

"Ne vous détestez pas, ne vous jalousez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez des frères, ô serviteurs d'ALLAH. Il n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois nuits.

 

Abou Dawoud (696) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète salallahou 'alaihy wa sallam a dit :

" Il n'est pas permis au croyant de boycotter son frère plus de trois nuits. Après ces trois nuits, qu'il aille à la rencontre de son frère et le salue. Si celui-ci lui répond, ils auront tous deux une part de récompense. S'il ne lui répond pas, ce dernier aura le péché pour lui seul." 

 

Dans une version d'Ahmad, on trouve :

"Celui qui aura salué ne sera alors plus considéré comme fâché avec son frère."

 

Bien que ce hadith soit faible..., il n'y a pas de mal à le mentionner ici pour information.

 

L'imam Abou Dawoud (4914) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète salallahou 'alaihy wa sallam a dit:

"Il n'est pas permis au musulman de boycotter son frère plus de trois (nuits). Quiconque boycotte son frère plus de trois (nuits) puis meurt entrera en enfer." 

Ce hadith est authentique.

 

L'imam Muslim (4/1987) rapporte d'après Abou Hourayra que le Prophète salallahou 'alaihy wa sallam a dit: "Les portes du paradis s'ouvrent le lundi et le jeudi. Allah pardonne alors à toute personne qui ne Lui associe rien dans son adoration, exceptées deux personnes qui sont fâchées l'une contre l'autre. Allah dit alors (aux anges): Attendez que ces deux personnes soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés). Attendez que ces deux personnes ne soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés). Attendez que ces deux personnes se soient réconciliées (avant d'effacer leurs péchés).

 

Boycotter autrui sans raison valable présente de nombreux préjudices dont les suivants :

 

 - Cela fait partie des grands péchés. les preuves à ce sujet ont été mentionnées plus haut

 

 - Cela empêche les péchés d'être pardonnés. la preuve à ce sujet a été mentionné plus haut.

 

 - Boycotter autrui, c'est suivre les pas de Satan. Or Allah nous a interdit de suivre ses pas. Il a ainsi dit: 

"ne suivez point les pas du diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré." (Al baqara V168)

 

Satan n'ordonne pas de faire le bien mais plutôt de faire le mal et de commettre des turpitudes.

Il s'efforce de semer la mésentente entre les gens, comme le rapporte Muslim d'après Jabir:

le Prophète salallahou 'alaihy wa sallam a dit: "Satan n'entretient plus l'espoir de se voir adorer les musulmans fidèles à la prière. En revanche, il espère encore pouvoir semer la mésentente entre eux." 

 

Boycotter son frère sans raison valable est donc une tentation satanique.

 

- Boycotter autrui engendre la violation des liens de parenté dans le cas où la personne concernée est un proche parents. Or violer les liens de parenté est un péché capital. Allah dit:"si vous vous détournez, ne risquez vous pas de semer la corruption sur terre et de rompre vos liens de parente? ce sont ceux la qu'allah a maudits, a rendus sourds et aveugles." (Muhammad V 22 23)

 

- Boycotter autrui engendre l'altération de l'état du coeur. Certains pieux serviteurs d'Allah ont dit:"Et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur envers les croyants. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux."(Al Hashr- V10)

 

Source: conseils aux femmes musulmans de Umm AbdILLAH Al Wadi'iyya

Cheikha Umm ‘Abdillah Al-Wadi’iya

 

Source image : http://www.vivresonreve.com/blog/wp-content/uploads/2010/08/Fotolia_4880845_XS.jpg

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 20:22

 

http://2.bp.blogspot.com/-zgzN90YWL70/T8fQXdEzpQI/AAAAAAAAAIQ/Fo7XDwUGab8/s1600/6a013486b255bb970c01538e32b5ed970b-800wi.jpg

Cheikh 'Abdul Muhsin Al 'Abbad


Allah dit:

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اجْتَنِبُوا كَثِيرًا مِّنَ الظَّنِّ إِنَّ بَعْضَ الظَّنِّ إِثْمٌ وَلَا تَجَسَّسُوا

"Ô vous qui avez cru! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas"

Sourate Al Hujurat verset 12

Ce noble verset nous recommande donc d'éviter les conjectures, parce que cela suscite le péché; il interdit aussi l'espionnage. On entend ici par espionnage le fait de scruter les défauts des gens, et cela ne découle que de la mauvaise présomprtion.

Le Prophète sallallahu 'alayhi wa sallam a dit: "Méfiez-vous des conjectures, la conjecture est en effet le langage le plus mensonger; ne tâtonnez pas, n'espionnez pas, ne vous enviez pas, et ne vous haïssez pas mutuellement. Soyez - ô serviteur d'Allah - des frères."

Le Commandeur des Croyants, Oumar ibn Al Khattâb radiya Allahu 'anhu a dit: "Aie toujours une bonne présomption quant au mot qui sort de la bouche de ton frère croyant, tant que tu trouves à cela une issue dans le bien." (Rapporté par Ibn Kathir dans l'exegèse du verset de la sourate Al Hujurat)

Bakr ibn Abdullah Al Mouzani a dit, comme il est rapporté dans sa biographie dans Tahdzîbout Tahdzîb: "Garde-toi d'une parole, qui, juste, ne te vaut aucune récompense, et fausse, te chargera de péchés: il s'agit de la mauvaise conjecture envers ton frère."

Abou Qalaba, Abdoullah Ibn Zayd Al Journi a dit, comme cela est rapporté dans Al Hilya de Abou Nouaim (2/285) : « Si tu apprends au sujet de ton frère quelque chose que tu détestes, efforce-toi de lui trouver une excuse. Si tu ne lui trouves pas une excuse, dis dans ton for intérieur : « Peut être que mon frère a une excuse que je ne connais pas. » »

Soufyan Ibn Houssayn a dit : J’avais parlé en mal d’un homme auprès de Iyyas Ibn Mouawiya ; il me dévisagea et me demanda : « As-tu pris part à la bataille contre les Romains ? » « Non », répondis-je. Il demanda encore : « Et contre les Sind, les Indiens et les Turques ? » « Non », répondis-je. Il dit alors : « Comment se fait-il que tu épargnes les Romains, les Sind, les Indiens et les Turques, mais que tu n’épargnes pas ton frère musulman ? » Il dit : « Après cela, je ne me suis plus jamais comporté de la sorte »
[Al Bidaya wa An-Nihaya d’Ibn Kathir 13/121]
Combien excellente est cette réponse de Iyyas Ibn Mouawiya, qui était célèbre pour son intelligence! Cette réponse illustre bien sa sagasité.
Abou Hatim Ibn Hibban Al Basti a dit dans Rawdat oul Ouqala (p.131) : « Il est du devoir de celui qui est doué de raison de s’attacher à la bonne foi en cessant de scruter les défauts des gens, et en s’occupant plutôt à remédier à ses propres défauts. En effet, celui qui s’occupe de ses défauts au détriment des défauts d’autrui donne du repos à son corps et ne fatigue pas son cœur. À chaque fois qu’il voit un défaut chez lui, il lui ai facile de voir son pareil chez son frère, alors que celui qui s’occupe des défauts des gens au détriment de ses défauts personnels, son cœur s’aveugle, son corps se fatigue et il lui devient impossible d’abandonner ses propres défauts ».
Il a également dit (p.133) : « L’espionnage fait partie des branche de l’hypocrisie de la même manière que la bonne présomption fait partie des branches de la foi. L’homme raisonnable a une bonne présomption vis-à-vis de ses frères, se concentre sur ses angoisses et ses amertumes, tandis que l’ignorant a une mauvaise présomption vis-à-vis de ses frères et ne réfléchit pas sur ses propres crimes et défauts ».

Tiré du Livre:
Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna

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Autre extrait

 

Allâh – Ta'âla – dit :« Ô vous qui avez cru ! Évitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n'espionnez pas » [2]

Ibn Kathîr (rahimahullâh) a dit de ce verset, qu'Allâh – Ta'âla – a interdit à son adorateur de trop conjecturer sur autrui, d'avoir des soupçons, des suspicions sur la famille, les proches et les gens, qui est en soi un péché.

'Oumar Ibn Khattâb (radhiallâhu 'anhu) a dit : « Ne porte pas de mauvais soupçon sur les mots qui sort de la bouche de ton frère musulman, et n'y voyez que du bien. Et tu trouvera ainsi en lui le bien qu'il porte. »

Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Ô vous qui croyez avec vos langues sans que la foi ne pénètre votre coeur, ne médisez pas des musulmans et ne recherchez pas leurs points faibles. Celui qui recherche les points faibles des musulmans, Allâh fera courir un tapage autour de lui, même si ce dernier s'en défend. » [3].

L'imâm al-Baghawî (rahimahullâh) a rapporté que Soufyân ath-Thawrî a dit : « Le mauvais soupçon est de deux sortes :

Le premier est un péché. Qui est lorsque la personne a un mauvais soupçon et en parle.

Et le second n'est pas un péché. Qui est quand la personne a un mauvais soupçon et le garde pour elle [4].

SOURCE:
[2] Coran, 49/12
[3] Hadîth rapporté par Abû Dâwoud et at-Tirmidhî – et authentifié par SHeikh al-Albânî. Voir « Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm » de Ibn Kathîr, 7/378
[4] Kitâb « Tafsîr al-Baghawî Ma'âlam al-Tanzîl » de al-Baghawî, p.1223
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 12:07

Asselemou 'aleykounna wa rahmatuLlah wa barakatuhu 

  

 

La musulmane est  indulgente envers ses soeurs 

 

La vraie musulmane est tolérante à l'égard de ses amies et ses soeurs en religion.Elle n'éprouve à leur encontre ni haine,ni rancune.

Quand l'une de ses soeurs la contrarie,elle retient sa colère et fait preuve d'indulgence.

Dans sa réaction indulgente,elle ne doit ressentir ni honte,ni humiliation.Elle y voit plutot un acte de haute bienfaisance,qu'Allah apprécie et rapproche ceux qui s'appliquent à l'observer.

Ceux qui dominent leur ressentiment et pardonnent à autrui car Allah aime les bienfaiteurs"(s3/v 134)

Il ne suffit pas de contenir son ressentiment,mais qu'il faut manifester son indulgence et son pardon.En effet,quand on domine sa colère et qu'on la refoule sans pardonner à celui qui l'a provoquée,il se peut qu'elle se transforme en haine,ce qui est plus grave et plus dangereux.L'indulgence est donc nécessaire pour éteindre la flamme de la colère et purifier l'ame de toute haine,car c'est une qualité de haute bienfaisance."Allah aime les bienfaiteurs"

Dès qu'une contrariété provoque sa colère,elle s'empresse de pardonner avec mansuétude.Ainsi,elle ressent la sérénité,la quiétude et le bonheur emplir son ame.

L'indulgence est un comportement qui reflète la noblesse d'esprit et non sa faiblesse.

Le prophète(paix sur lui):Pour l'indulgence du serviteur,Allah ne lui accorde que plus de considération.Aucun serviteur ne fait montre de modestie par amour d'Allah,sans qu'Allah élève son rang;

 

La musulmane rencontre ses soeurs avec un visage radieux

 

Cette attitude attire l'affection des gens.Ceci est une bonne oeuvre qui merite l'obtention d'une rétribution.

Un visage rayonnant reflète generalement la pureté de l'ame et l'Islam recommande aux croyants d'aspirer à la pureté de l'ame comme à la pureté apparente

"Ton sourire face à ton frère est une aumone"tirmidhi,hadith apprécié

L'échange des salutations,la mine aimable,le sourire,la parole douce et la cordialité entre les croyants en se rencontrant sont des pratiques que l'Islam a recommandées afin de consolider les liens de fraternité et d'affection entre les musulmans.

 

Elle est conseillère vis à vis d'elles

 

La musulmane sincère doit etre donc sincère envers ses soeurs,elle ne les trompe pas ,ne les abuse pas et ne leur dissimule pas ce qui pourrait leur etre profitable.

Le croyant est le miroir du croyant.(bukhari)

Le croyant est semblable à un miroir,il contribue à corriger les défauts qu'il remarque en lui.

 

Elle est bienveillante envers elles

 

Elle ne se montre pas hautaine envers ses soeurs,elle n'affiche pas un air renfrogné quand elle les rencontre,elle ne les rudoie pas.Elle les traite plutot avec gentillesse,modestie et amabilité.

La bienveillance ne fait qu'embellir les choses que l'on fait,tandis que son absence ne fait que l'enlaidir.(muslim)

 

Elle est genereuse envers elles

 

Elle n'hésite pas à manifester sa generosité envers ses soeurs,à les accueillir,les inviter à partager un repas en commun.

Les rencontres amicales autour d'un repas consolident en effet,les rapports d'amitié entre les croyants et accentuent le lien affecteux qui les unit.

La modernité a developpé l'égoisme,l'individualisme engendrant un vide spirituel et affectif ainsi que l'absence d'amitié dans les rapports sociaux.

Rendre visite à son frère,l'inviter chez soi,le rencontrer,venir à son aide,le servir,partager ses peines et ses joies ect...voici l'esprit islamique.

"Le meilleur d'entre vous est celui qui donne à manger et répond à la salutation d'autrui.(Ahmad Ibn Hanbal)

 

Elle invoque Allah en leur faveur

 

Consacrer des invocations en faveur de sa soeur,car elle lui souhaite ce qu'elle se souhaite à elle meme.

'L'invocation la plus rapidement exaucée est celle formulée par quelqu'un en faveur d'un absent.(bukhari)

Elle vise à enraciner l'esprit communautaire ,il ne convient pas au croyant d'étre égoiste,meme lors de ses invocations,car il est censé aimé pour son frère ce qu'il aime pour lui-meme.

 

Pour conclure,les rapports de la musulmane avec ses amies et soeurs en religion se distinguent par les qualités suivantes:la fraternité et l'amour pour Allah,la sincérité,la loyauté,la générosité ,la gentillesse,l'indulgence,l'altruisme et la fidélité.

Ces rapports sont exempts de rancune,haine,médisance,de dispute et tout ce qui est susceptible d'etre considéré comme une offense.

Tel est le comportement de la musulmane vis à vis de ses amies,en tout temps et en tout lieu.Un comportement qui reflète l'impact incomparable de l'islam sur l'éducation de l'ame humaine.

 

(personnalité de la musulmane,expliqué par cheikh At tchalabi)

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:45

http://mobilome.files.wordpress.com/2007/10/nuages-sur-montagne.jpgQuand on aborde la question de l"'intention" – an-niyya –, on veut parfois évoquer la nécessité de bien cerner qui est l'être pour qui on fait l'action (tamyîzu ma'mûlin lahû 'an ma'mûlin lahû) : il s'agit alors de vérifier qu'on agit bien sincèrement pour la recherche de l'Agrément de Dieu et non pour un autre objectif (ikhlâs un-niyya lillâh), et nous avons traité de ce point dans un autre article.

Mais d'autres fois, on veut parler de ce qui permet de distinguer une action d'une autre (tamyîz ul-ibâdah 'an il-'âdah, wa tamyîzu 'ibâda 'an 'ibâda). C'est de ce second aspect des choses que nous parlerons ci-après.

  

"La validité juridique d'une action" évoquée dans le titre de cette page désigne sa prise en considération par rapport aux règles temporelles : il s'agit de sa validité, sihha : l'action valide juridiquement est dite "sahîh". Qu'une action n'ait pas de valeur juridique, cela signifie qu'elle est nulle (bâtil), et il faut donc l'accomplir de nouveau (le cas échéant) ; c'est le cas par exemple d'une prière rituelle (salât) faite sans les ablutions : elle est invalide (bâtil / ghayr sahîh). La question qui se pose donc est : ce que fait la personne qui ne mange ni ne boît ni n'a des relations intimes pendant toute une journée du mois de ramadan, mais sans avoir l'intention d'accomplir ainsi le jeûne du ramadan, est-ce compté juridiquement comme un jeûne ? C'est ce que nous dirons plus bas...

Quant au fait que "l'action rapporte des récompenses", cela désigne la valeur que cette action aura dans l'au-delà : il s'agit du thawâb ukhrawî. Pour cela il faut déjà que l'action soit valide juridiquement (sahîh), et il faut de plus qu'elle ait été accomplie avec sincérité vis-à-vis de Dieu. Le fait est qu'il se peut qu'une action soit valide juridiquement (sahîh) mais ne soit pas agréée par Dieu. C'est le cas lorsqu'on a fait l'action de façon parfaite sur le plan juridique (les constituants de l'action, de même que ses conditions, ont tous été scrupuleusement observés) mais qu'on l'a faite avec pour seul mobile l'obtention de la renommée : dans l'au-delà on n'aura alors aucune récompense pour cet acte ;  ceci revient à l'aspect développé dans l'autre article, évoqué plus haut. Par rapport à la dimension qui nous intéresse sur cette page, ce que nous pouvons donner comme exemple est le cas des ablutions qui ont été faites sans qu'on n'ait l'intention de les faire : d'après l'école hanafite elles sont valides (et autorisent donc qu'on accomplisse la prière rituelle) mais ne rapporteront d'elles-mêmes aucune récompense dans l'au-delà (nous le verrons plus bas).

(Il existe également un autre aspect de la question de l'intention par rapport à l'au-delà : il concerne les différents degrés de force d'intention ; la question que cela pose n'est bien évidemment pas celle de sa valeur juridique – puisqu'une intention seule, non suivie d'une action, est hors de la compétence de la jurisprudence – mais celle de savoir laquelle de ces intentions seules – celles qui restent de pures intentions et ne sont pas extérioriséee par l'action – rapportera dans l'au-delà récompense / châtiment, et laquelle n'y sera nullement prise en considération ;

 
Que signifie "avoir fait une action en en ayant eu l'intention" : penser à ce qu'on va faire, ou bien formuler verbalement l'intention ?

L'intention suit le fait de savoir. Dès lors, celui qui commence quelque chose de cultuel avec tel caractère juridique (par exemple fardh) en sachant au fond de lui ce qu'il fait ainsi, celui-là a forcément l'intention de faire cette action ("an-niyyatu tatba'u'-l-'ilm ; fa man 'alima mâ yurîdu fi'lahû, fa lâ budda 'an yan'wiyahû dharûratan" : MF 18/262). Ainsi, il faut souligner que, dans le débat à propos de savoir si les ablutions faites sans intention aucune sont valables ou nulles, le fait d'avoir fait ses ablutions sans en avoir eu l'intention, cela n'est imaginable que dans le cas où une pluie diluvienne a trempé les parties du corps qu'il est nécessaire de laver lors des ablutions, sans qu'on le veuille ; sinon, le simple fait qu'on s'assoie (par exemple) et qu'on lave ces parties du corps précisément, cela est l'indice qu'on a bien l'intention d'accomplir ses ablutions (Faydh ul-bârî 1/8). De même, quand on parle (comme on va le faire plus bas) de celui qui jeûne pendant le ramadan mais sans avoir l'intention d'accomplir ainsi le jeûne obligatoire, cela n'est imaginable que dans le cas où il ne voulait pas accomplir alors le jeûne obligatoire (par exemple ne sachant pas que le mois de ramadan a commencé) ; sinon, le simple fait qu'il se réveille la nuit pour prendre le repas avant le début du jeûne (sahûr) et qu'il sait au fond de lui qu'il va accomplir alors le jeûne du ramadan, fait qu'il a bien l'intention d'accomplir le jeûne obligatoire du ramadan.

Al-Kashmîrî a écrit que, contrairement à ce que laissent croire les développements que de nombreux auteurs ont écrits en commentaire du Hadîth "Innama-l-a'mâlu bi-n-niyyât", celui-ci ne traite pas directement de l'action qui a été faite sans l'intention de réaliser une action cultuelle (donc de ce que nous évoquons sur cette page) : il parle de la différence existant entre l'intention qui est de rechercher, par le biais d'une action précise, l'agrément de Dieu et l'intention qui est de rechercher, par le moyen de cette action, autre chose que seulement Son agrément (il s'agit de ce que nous avons évoqué dans l'autre article, celui qui parle de la sincérité) (Ibid. 1/9-10). On peut cependant dire que ce Hadîth traite également de l'absence d'intention faisant une distinction entre 'ibâda et 'âda (si on retient l'avis selon lequel avoir comme seule intention, par son émigration, de réaliser son mariage, ce n'est pas un péché, mais le voyage d'émigration n'est alors pas qurba)...

Ci-dessous, donc, nous parlerons de cette question de savoir, à propos de l'action faite sans intention aucune, ou sans intention précise, ou avec une double intention, si elle est juridiquement valide ou si elle ne l'est pas, et si elle sera source de récompenses dans l'au-delà ou si elle ne le sera pas… Je dois préciser que, à propos de certains points, les avis de certaines écoles seulement figurent…

-
Aspect A – en rapport avec la sihha –) Le fait que l'action se soit produite de façon totalement involontaire, sans aucune intention de la part de la personne concernée ('adamu wujûdi ayyi irâda) :

Un musulman reste dans le coma pendant 24 heures d'affilée, pendant le mois de ramadan. Pendant ce laps de temps, bien évidemment il ne mange ni ne boit rien. Sera-t-il compté comme ayant accompli le jeûne de ce jour-là (sihha) ? Evidemment non. Si son coma ne dure que 24 heures, d'après l'école hanafite ce musulman devra donc, une fois guéri, remplacer le jeûne manqué de ce jour-là (puisque d'après cette école, c'est seulement si un musulman demeure sans connaissance pendant tout le mois de ramadan que l'obligation des jeûnes de ce mois ne s'applique pas à lui).

Par contre, une personne a emprunté à son voisin un vêtement, et le vent soufflant fait passer le vêtement emprunté de l'autre côté de la clôture et le fait parvenir à son propriétaire. L'emprunteur sera-t-il acquitté (sihha) de son devoir de rendre l'objet emprunté ? Oui (MF 18/252). La même règle s'applique pour les autres devoirs qu'on a vis-à-vis des humains : du moment que ce qu'il fallait faire est accompli, même si cela a été accompli sans aucune intention de sa part, on est déchargé du devoir (il y a donc la sihha, même si, par rapport à certains de ces devoirs, on n'aura alors pas la récompense, thawâb, du fait de s'en être acquitté).

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Aspect B – également en rapport avec la sihha –) La personne a fait délibérément l'action, mais sans avoir l'intention de réaliser ainsi une action cultuelle ('adamu niyyati 'adâ'ï 'ibâda) :

Un musulman, un des jours de adh'hâ, abat un mouton de la façon voulue, mais avec l'unique intention d'obtenir ainsi de la viande halal. Plus tard, il se dit qu'il pourrait "affecter" son acte à l'action de sacrifice (udh'hiyya) instituée ce jour-là. L'abattage qu'il a fait de cet animal avec l'unique intention d'obtenir de la viande sera-t-il compté comme sacrifice rituel, ou non ? Non.

Une personne était en état d'impureté rituelle majeure (janâba) ; mais, l'ayant oublié, elle se douche, avec l'unique intention de se rafraîchir ; plus tard elle se souvient qu'elle devait prendre le bain de purification. Son bain pris avec l'unique intention de se rafraîchir sera-t-il compté comme l'ayant purifié de son état de grande impureté rituelle, ou non ? Oui d'après l'école hanafite.

Le fait est que :
- s'il s'agit d'un acte relevant des 'ibâdât maqsûda, il y a unanimité quant au fait que l'intention de réaliser alors une action cultuelle est nécessaire pour la validité (sihha) de l'action rituelle ; une simple intention de 'âdah n'est alors pas suffisante (MF 18/257) ;
- par contre, lorsqu'une personne a fait ses ablutions sans en avoir eu l'intention, elle sera, d'après l'école hanafite, en état de pureté rituelle, mais d'après les autres écoles non (MF 18/259-260).

Le musulman qui réside en pays musulman et dont l'autorité a, par le biais du percepteur ('âmil), perçu la zakât mais qui, au fond de lui, ne lui a remis cette somme d'argent que complètement à contrecœur (kârih), sera considéré sur le plan apparent (zâhir) comme s'étant acquitté de sa zakât, et l'autorité ne le lui réclamera pas une seconde fois cette somme. Cependant, étant donné qu'il n'aura alors eu, dans la réalité, aucune intention d'effectuer une action de 'ibâda :
- (d'après un avis) il ne se sera pas acquitté de la zakât ("lâ tujzîhi fi-l-bâtin") c'est-à-dire qu'elle ne sera même pas valide (sahîh) sur le plan réel, entre lui et Dieu ;
- (d'après un autre avis) l'intention de l'autorité sera prise en considération à la place de celle de ce musulman, et celui-ci sera acquitté de sa zakât [c'est-à-dire qu'elle sera sahîh] et il n'aura pas à s'en acquitter une seconde fois (les deux avis sont cités en MF 22/20).
Cependant, même si on retient ce second avis, ce musulman n'aura pas de récompense dans l'au-delà pour cette dépense, car il n'aura pas agi par sincérité ; c'est pourquoi, à propos d'Hypocrites se trouvant dans ce cas, Dieu a dit qu'Il n'accepte pas leur dépense notamment parce qu'ils ne l'ont faite qu'à contrecœur (Coran 9/54).

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Aspect C – en rapport avec la sihha –) La personne a fait l'action délibérément et avec l'intention de réaliser ainsi telle action cultuelle, mais sans préciser vouloir réaliser ainsi cette action lorsqu'elle revêt tel caractère (par exemple obligatoire, de zuhr) ('adam ut-ta'yîn fi-n-niyya) :

Si, pendant tout l'horaire de zuhr, quelqu'un accomplit en tout et pour tout une prière de quatre cycles, et ce avec l'intention d'effectuer une prière mais sans préciser laquelle (mutlaqan), cela ne sera pas affecté à la prière obligatoire de zuhr qui lui incombait (dès lors, si l'horaire de cette prière se termine sans qu'il ait accompli rien d'autre que ces quatre cycles, il devra remplacer (qadhâ) la prière de zuhr).

Par contre, une personne jeûne pendant le ramadan, avec l'intention voulue, mais sans préciser si c'est bien le jeûne obligatoire du ramadan qu'il veut ainsi accomplir (mutlaqan). Le jeûne qu'elle aura ainsi accompli comptera-t-il comme jeûne obligatoire du ramadan ? D'après l'école hanafite cela sera "affecté" systématiquement au jeûne obligatoire (Al-Hidâya 1/192).

La raison de cette différence est que l'école hanafite affirme que, dans le cas de la prière rituelle, l'horaire constitue un contenant dont seulement une petite partie est occupée par l'action (zarf / wâjib muwassa') ; d'où la possibilité d'accomplir, pendant tout l'horaire légal, la prière obligatoire et une autre prière ; par contre, l'horaire constitue un contenant occupé intégralement par le jeûne (mi'yâr / wâjib mudhayyaq), et, dans le cas du jeûne du ramadan, l'entrée de l'horaire est aussi la cause de l'obligation (sabab el wujub) ; ceci détermine la journée du ramadan pour l'accomplissement du jeûne obligatoire, et l'intention non précisée est donc suffisante d'après l'école hanafite (cela ne suffirait par contre pas pour un jeûne de remplacement, car la journée où on va accomplir celui-ci n'est pas la cause de son caractère obligatoire).
Les autres écoles n'ont pas donné à cette distinction entre wâjib muwassa' et wâjib mudhayyaq une incidence sur la condition de préciser le caractère de l'action dans l'intention : pour elles, dans la prière comme dans le jeûne, il est nécessaire d'avoir l'intention précise quant au caractère de l'action que l'on va entreprendre ; selon ces écoles, ce qui est à considérer est qu'il s'agit d'actes cultuels affiliés à un horaire : "prière de zuhr", "jeûne du ramadan" : il est donc nécessaire d'avoir l'intention précise d'accomplir bien cette prière et ce jeûne (Ussûl ul-fiqh il-islâmî, p. 51).

Si quelqu'un qui n'avait jamais accompli le grand pèlerinage (hajj) auparavant l'accomplit délibérément, mais sans préciser qu'il s'agit bien là du pèlerinage obligatoire, se sera-t-il acquitté du pèlerinage obligatoire lui incombant ? Oui (Al-Mughnî 4/157).

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Aspect D – en rapport avec la sihha –) La personne a fait l'action délibérément et avec l'intention de réaliser ainsi telle action cultuelle, mais en ayant – par erreur – eu l'intention de réaliser cette action de tel caractère (et non de tel autre) (al-khata' fî wasf in-niyya) :

Si, pendant tout l'horaire de zuhr, quelqu'un accomplit en tout et pour tout une prière de quatre cycles, et ce avec l'intention d'effectuer ainsi une prière facultative (nâfila), cela ne sera pas affecté à la prière obligatoire de zuhr qui lui incombait. Si l'horaire de cette prière se termine sans qu'il ait accompli rien d'autre que ces quatre cycles faits avec intention de nâfila, il devra remplacer (qadhâ) la prière de zuhr.

Par contre, une personne jeûne pendant le ramadan, mais avec l'intention d'accomplir ainsi un jeûne facultatif (nafl). Le jeûne qu'elle aura accompli avec cette intention comptera-t-il comme jeûne obligatoire du ramadan, ou bien comme jeûne facultatif, de sorte qu'elle doive, après le ramadan, remplacer un jeûne manqué ce jour-là ? D'après l'école hanafite cela sera "affecté" systématiquement au jeûne obligatoire (Al-Hidâya 1/192 : sauf, d'après Abû Hanîfa, si le jeûneur est en voyage ou malade). D'après les autres écoles non.

Si quelqu'un qui n'avait jamais accompli le grand pèlerinage (hajj) auparavant l'accomplit délibérément, mais en faisant l'intention d'accomplir alors un pèlerinage facultatif, se sera-t-il acquitté du pèlerinage obligatoire lui incombant ?
Oui d'après l'avis de ash-Shâfi'î (Al-Mughnî 4/379).
Non d'après l'avis de l'école hanafite (Nûr ul-anwâr, p. 63).

-
Aspect E – en rapport cette fois avec le thawâb –) L'action relève de la catégorie des 'âdât, et elle est soit purement autorisée (mubâh), recommandée (mustahabb) ou obligatoire (wâjib) ; la personne la fait volontairement ; cependant, elle fait cette action par routine, sans avoir l'intention d'obéir ainsi à Dieu ou de se rapprocher de Lui ('adamu irâdat it-ta'abbud bi adâ'ï 'amalin min bâb il-'âdât) :

Un homme passe dans sa cuisine, et, voyant sur la table la barquette de fraises qu'il avait achetée avec de l'argent halal, mange une de ces fraises parce qu'il aime ce fruit, tout en sachant que ce fruit est halal et que manger ce fruit est pour lui halal car c'est lui qui l'a acheté. Ce faisant, il n'a d'autre intention, présente à son esprit, que celle de se faire ce petit plaisir licite. Sera-t-il récompensé (thawâb) dans l'au-delà pour cette action ou cela ne lui rapportera-t-il là-bas ni péché ni récompense ?

Un homme a une relation intime avec son épouse, sachant que cela est licite pour lui ; ce faisant, il n'a pas alors, présente à son esprit, l'intention d'effectuer ainsi dans le cadre du licite une action qui découle de la nature avec laquelle Dieu l'a créé et que, s'il avait faite dans le cadre illicite, cela lui aurait rapporté des péchés ; il a simplement une relation intime parce que lui et son épouse en avaient envie ; s'agit-il d'une action qui lui rapportera des récompenses (thawâb) dans l'au-delà, ou bien cela ne lui rapportera-t-il dans l'au-delà bien sûr pas de châtiment pas non plus de récompenses, car il aurait fallu, pour avoir des récompenses pour cet acte, avoir l'intention d'obéir à Dieu ?

Un homme dépense volontairement son argent pour subvenir aux besoins de sa famille, sachant que c'est son devoir ; cependant, ce faisant, il n'a pas, présent à l'esprit, l'espoir d'obtenir des récompenses (comme cela est mentionné dans le célèbre hadîth) mais accomplit simplement ce qu'il sait être son devoir de chef de famille. Aura-t-il, dans l'au-delà, des récompenses (thawâb) pour son action ou non ?

En fait il faut ici distinguer :
1)
l'action qui relève du domaine temporel (mâ huwa min bâb il-'âdât) ;
2) et celle qui relève du domaine purement cultuel (mâ huwa min bâb il-'ibâdât).

Pour ce qui est de l'action qui relève du domaine temporel ('âdât) (1), il s'y trouve deux types d'éléments :
1.a) l'élément purement temporel ('adî) ;
1.b) et l'élément cultuel (ta'abbudî), qui est constitué du respect de la règle ou du principe communiqué(e) par les sources à propos de cet acte temporel (ce qui y est obligatoire, recommandé, déconseillé ou interdit).

1.a) Pour ce qui est de l'élément purement temporel (1.a), il n'est compté, étant mubâh (fût-elle mubâh bi-l-juz' matlûb bi-l-kull), comme adoration de Dieu que s'il est fait avec l'intention que la pratique de ce qui est ta'abbudî en soit facilitée (voir le propos de Ibn us-Sam'ânî in Fat'h ul-bârî 1/19 ; voir aussi Mirqât, Alî al-qârî, 1/44, Shar'h Sunan in-Nassa'î, as-Suyûtî, 1/59, Qâ'ida jalîlâ fi-t-tawassul wa-l-wassîla, Ibn Taymiyya, p. 124, pp. 69-70, p. 162). Ainsi, celui qui mange quelque chose de licite comme la fraise dans l'exemple suscité, alors même qu'il n'éprouve pas de faim particulière (et n'a donc pas le besoin de se nourrir) mais n'est pas non plus le ventre plein (et ne gaspille donc pas), celui-là, s'il n'a alors aucune intention autre que celle de se faire plaisir, ne fait pas là un acte d'adoration (ni ne fait là par ailleurs un acte mauvais) ; il s'agit d'un acte mubâh, pour lequel il n'y aura dans l'au-delà ni récompense ni punition. Par contre, s'il consomme cet aliment précis avec, présente à son esprit, l'intention d'en tirer une joie pour pouvoir ensuite mieux accomplir la prière (par exemple), il sera récompensé pour cette consommation également. Ceci concerne l'aliment précis considéré au niveau d'un élément ; par contre, le fait de se nourrir constitue globalement un acte obligatoire (et relève donc du cas 1.b évoqué ci-après).

1.b) Mais qu'en est-il de la règle – hukm – présente dans un acte temporel (et qui constitue donc une dimension cultuelle au sein de cet acte) (1.b) ? Pratiquer cette règle (1.b) rapportera-t-il des récompenses (thawâb) dès lors que cela aura été fait volontairement et de plein gré (sans istithqâl 'aqlî) par le musulman, même si celui-ci n'aura alors pas eu l'intention particulière d'obéir à Dieu ou d'obtenir telle récompense (ihtissâb) mentionnée dans la Sunna pour cette action, et n'aura fait celle-ci que par habitude ou par devoir imposé par la société ? ou bien cela ne rapportera-t-il des récompenses que s'il est accompagné de l'intention d'obéir à Dieu ou d'obtenir les récompenses promises ?

Ainsi, nous avons déjà dit que dépenser de ses biens matériels pour les besoins nécessaires de sa famille est obligatoire ; cependant, un tel acte rapportera-t-il des récompenses même si on n'aura pas eu, en le faisant, l'intention d'obéir à Dieu ? Le Prophète (sur lui soit la paix) a dit : "Lorsque l'homme fait pour sa famille une dépense dont il espère la récompense (auprès de Dieu), cela sera (compté) pour lui une aumône" (al-Bukhârî). Comme Ibn Hajar le souligne, dans ce hadîth, "être compté comme aumône", cela désigne le fait d'être récompensé, et "espérer la récompense" signifie "avoir l'objectif de rechercher la récompense" (al-qasd ilâ talab il-ajr) ; cela a-t-il valeur de condition sine qua non (qayd ihtirâzî) ?

Il y a sur le sujet la divergence d'avis qui suit...
– al-Kashmîrî est pour sa part d'avis que le seul fait d'avoir effectué volontairement cette dépense rapportera une récompense dans l'au-delà, même s'il n'y aura pas eu, présent à l'esprit, par exemple l'espoir de récompense (ihtissâb) (cf. Faydh ul-bârî 1/158, 12 : "An-niyyat ul-ijmâliyya kâfiya li ihrâz ith-thawâb") ; il est vrai, souligne-t-il, que le fait d'avoir eu une intention plus détaillée entraînera davantage de récompenses (Ibid. 1/12) ;
– Ibn Hajar cite al-Qurtubî, qui est, lui, d'avis que la proposition relative "dont il espère la récompense" a effectivement valeur de condition sine qua non [qayd ihtirâzî] : dès lors, celui qui aura effectué cette dépense sans avoir espéré être récompensé pour cela auprès de Dieu n'aura pas de récompense ; cependant, il se sera acquitté du devoir qui lui incombait ; ceci car dépenser est ma'qûl ul-ma'nâ (cf. Fat'h ul-bârî 1/180).

En fait il ne s'agit pas forcément d'avoir l'espoir d'être récompensé, mais d'avoir l'intention de 'ibâda par le biais d'une telle action ; or cela peut prendre l'une des formes suivantes :
– l'intention d'obéir à Dieu en accomplissant de son plein gré ce qu'Il a rendu obligatoire ou recommandé, ou en se préservant de son plein gré de ce qu'Il a interdit ou déconseillé ;
– l'intention de se rapprocher de Dieu en se conformant à ce qu'Il veut ;
– l'intention d'obtenir dans l'au-delà la récompense promise pour cette action obligatoire ou recommandée ;
– l'intention de réaliser, par le moyen de cette action individuelle (juz'î), l'objectif général (maqsad min al-maqâssid ul-'ulyâ) dont Dieu a voulu la réalisation ou la préservation. 

Entous cas, va dans le sens de l'avis de al-Kashmîrî la version du hadîth dans lequel on lit que lorsque le Prophète dit à ses Compagnons que la relation intime faite dans le cadre licite était elle aussi une aumône [donc source de récompenses], ceux-ci exprimèrent, par leur étonnement et leur question ("L'un d'entre nous satisferait-il son désir et aurait-il une récompense"), qu'ils n'avaient, jusqu'alors, pas présente à l'esprit un espoir de récompense (ihtissâb) pour cet acte, vu qu'ils pensaient ne faire ainsi rien de plus que quelque chose simplement autorisé, car consistant à satisfaire son instinct charnel. Or le Prophète se contenta de leur répondre ceci : "S'il le satisfaisait dans un (cadre) illicite, aurait-il un péché ? Eh bien lorsqu'il le satisfait dans le licite, il a une récompense" (cette version du hadîth est rapportée par Muslim, n° 1006). C'est d'ailleurs ce que as-Suyûtî a relevé, qui écrit : "Le zâhir de (ce) hadîth est que la relation intime est une aumône même si on n'avait eu aucune intention" (Idhkâr ul-adhkâr, cité dans Adâb uz-zafâf, p. 66, note de bas de page). Il est à noter que le fait d'avoir une relation intime dans le cadre licite est rarement purement mubâh (c'est-à-dire le cas 1.a) (même si les différents éléments qui la constituent sont, eux, mubâh) : la relation intime, considérée en tant qu'action générale, est soit recommandé soit obligatoire (donc le cas 1.b), puisque fait pour faire plaisir à son(sa) conjoint(e), ou pour apaiser ce qu'on éprouve d'élan physique naturel.

Cependant, une autre version du même hadîth existe qui fait que celui-ci pourrait également être interprété de façon à aller dans le sens de l'avis de al-Qurtubî : cette version est relatée par Abû Dharr, et on y lit que lorsque le Prophète lui dit que la relation intime qu'il avait avec son épouse était elle aussi une aumône [donc source de récompenses], celui-ci exprima son étonnement ("L'un d'entre nous satisferait-il son désir et serait-il récompensé") ; puis le Prophète lui demanda : "Si tu le satisfaisais dans l'illicite, ferais-tu un péché ? - Oui" répondit Abû Dharr. Or, dans cette version-là, on lit ici cette répartie du Prophète : "Vous attendez-vous donc à la rétribution pour le péché, et n'espérez-vous pas la rétribution (tahtasibûna) pour le bien ?" (rapporté par Ahmad, 20401, 20496). Ceci peut signifier que, pour être récompensé par Dieu, il faut bel et bien espérer la récompense (ihtissâb) lorsqu'on accomplit, même volontairement, ce qui est obligatoire ou recommandé. Ash-Shâtibî est lui aussi de cet avis (Al-Muwâfaqât, 1/264, 494, 599, 611).

Ash-Shâtibî distingue en fait plusieurs cas de figure (j'ai cru pouvoir en distinguer 4) :
– i) l'action ta'abbudî relevant du domaine des 'âdât, si le musulman la fait avec l'unique objectif d'obtenir le plaisir temporel (hadhdh, gharadh, ladhdha) qu'elle procure, ou s'il la fait par pure habitude ('adâ), ou parce qu'il s'agit d'une action dont le caractère obligatoire lui a été inculqué par la société (muwâfaqat ur-rasm), sans regard pour vérifier si cela correspond ou non à ce que Dieu a déclaré licite, ou à ce que Dieu a déclaré être un devoir, alors, même dans le cas où cela lui correspond, ce musulman n'aura aucune récompense dans l'au-delà pour cette action (Ibid., 1/265), ni non plus aucun péché (Ibid., 1/516) ; cette action ne le rapproche pas de Dieu ;
– ii) et s'il vérifie si cette action est conforme ou non à ce que Dieu agrée ou si cette action a été rendue ou non obligatoire par Dieu, se contentant ensuite de faire ce qui est licite, s'abstenant de faire ce qui est illicite, et faisant ce qui est obligatoire, alors :
-- ii.i) s'il agit ainsi à contrecœur et qu'intérieurement il entretient cette "lourdeur" (karâhiyya 'aqliyya, et non karâhiyya tabî'iyya yudâfi'uhâ) – il voudrait bien, en fait, avoir recours à un moyen illicite pour satisfaire tel désir, commettre tel péché, ou ne pas faire telle action, mais, ne le pouvant pas à cause de la pression familiale ou sociale, il a recours au moyen licite, s'abstient du péché, ou fait l'action –, il n'aura pas de récompense (Ibid. 1/264) ;
-- ii.ii) et s'il agit ainsi par soumission volontaire à ce que Dieu veut (irâda shar'iyya), alors il aura des récompenses (Ibid. 1/264-266) ;
– iii) et si le musulman fait cette action ta'abbudî relevant du domaine des 'âdât avec l'objectif de ta'abbud, alors il sera récompensé (Ibid. 1/494 ; voir aussi pp. 650-652).

La différence entre les cas i et ii.ii semble se jouer au niveau de l'istish'âr : le cas ii.ii évoque le fait où on a eu l'idée que si on a recours à ce cadre ou à ce moyen pour satisfaire ce désir ou pour obtenir ce plaisir, c'est bien parce que ce cadre ou ce moyen a été rendu licite par Dieu ; si par contre on n'a alors pas cet istish'âr, et qu'on ne s'est à aucun moment soucié de la conformité ou de la non-conformité de l'action avec ce que disent les sources, alors on est dans le cas i, et il n'y a pas de récompense.

Et la différence entre les cas ii.ii et iii semble tenir au fait que dans le cas ii.ii, on a eu principalement l'objectif d'obtenir le plaisir temporel, tout en ayant de façon secondaire l'objectif de réaliser l'objectif supérieur voulu par Dieu ; alors que dans le cas iii, on a eu principalement l'objectif de réaliser ce que Dieu veut (ta'abbud), la recherche du plaisir temporel (hadhdh) devenant alors secondaire (tab'î) et incluse dans l'action (dhimnî) ; le fait est que la recherche du plaisir est naturelle dans ce genre d'action (Ibid. 1/516-518).
(Il est à noter ici que ce que ash-Shâtibî a exposé en p. 519 concerne le cas ii.ii, quand la recherche du plaisir est principale, et non le cas i, quand la recherche du plaisir est pure.)

Pareillement, il est, comme chacun le sait, obligatoire de se préserver des actes interdits (s'en préserver rejoint également le cas 1.b) ; maintenant :
– si un musulman se préserve, avec une volonté en bonne et due forme, et avec l'intention de ta'abbud, d'un acte interdit, alors cela correspond au cas iii, ou au cas ii.ii plus haut évoqués : ce musulman sera récompensé pour cela : ainsi en est-il de celui qui maîtrise son regard pour Dieu quand il est amené à passer dans un lieu où se trouvent des personnes vêtues autrement que selon les normes de l'éthique musulmane ;
– mais si ce musulman se préserve de ces péchés non par pour Dieu mais par crainte du qu'en dira-t-on ou d'une sanction temporelle, alors cela correspond au cas ii.i, et il n'aura pas de récompense pour cette abstention (cliquez ici) ;
– et si c'est parce qu'il est occupé à faire autre chose que ce musulman ne fait pas tel acte interdit, sans même qu'il pense s'en préserver, alors là il ne touchera pas de récompense pour cela ; ainsi, quand on reste assis à lire un livre au contenu licite chez soi, ce sont quantité d'actes interdits qu'on aurait pu faire qu'on ne fait pas ; mais n'ayant pas eu l'intention de s'en préserver, on ne touchera pas de récompense pour en être resté préservé (Fiqh-é hanafî ké ussûl-o-dhawâbit, Cheikh Thânwî, p. 175) ; par contre, si ce musulman s'est fixé comme ligne de conduite de se préserver des assemblées où ce genre de péchés est commis et que c'est volontairement qu'il en demeure à l'écart, il touchera une récompense pour cela : il pratique là en fait une émigration spatiale (cliquez ici pour en savoir plus).

Si on retient l'avis de al-Kashmîrî, le propos de 'Omar ibn ul-Khattâb selon lequel "Il n'y aura pas de récompense pour celui qui n'aura pas espéré la récompense" ("Lâ ajra li man lâ hisbata lahû") ne concerne que le cas 1.a ; ou bien veut parler de tout cas (1.a, 1.b) où la personne aura agi par ostentation (et c'est ce qu'il aura désigné par euphémisme par les termes "lâ hisbata lahû").
Par contre, si on retient l'avis de al-Qurtubî, ce propos de 'Omar est général : il concerne le cas 1.a comme le cas 1.b.

Dans le cas où on a planté un arbre, on aura des récompenses même pour le fait que des animaux auront mangé certains de ses fruits, conformément à ce que dit sur le sujet le célèbre hadîth (cité dans Riyâdh us-sâlihîn, n° 135). Or, souligne en substance Cheikh Thânwî, il n'y a pas beaucoup de planteurs d'arbres fruitiers qui auraient l'intention de faire profiter les animaux des fruits de leurs arbres ; tout au contraire, le propriétaire de ces arbres cherche à en éloigner les oiseaux et autres animaux [une version du hadîth dit que ce planteur aura une récompense même pour le fruit qui aura été volé de l'arbre]. Le fait qu'il soit ici récompensé dans ces cas aussi est en fait dû, poursuit le cheikh indien, au fait qu'il a été la cause (sabab) de ce bien. On n'est donc récompensé pour une action de bien [de type 1.b] que si cette action a été faite délibérément (et aussi si, d'après un des deux avis que nous venons de voir, si on a alors eu espoir d'être récompensé par Dieu) ; cependant, on sera alors récompensé non seulement pour cette action, ainsi que pour tout bien dont cette action sera devenue la cause (sabab), même si de cet autre bien on n'aura pas eu l'intention (Fiqh-é hanafî ké ussûl-o-dhawâbit, p. 165).

Comme conséquence logique de ce que nous avons cité de al-Kashmîrî un peu plus haut, si, sans avoir eu une intention aucune, ou sans avoir eu une intention de culte, on fait une action qui est valide - sahîh - même sans intention [voir Aspect A et Aspect B, plus haut], alors on ne touchera pas de récompense pour cette action. Ainsi, écrit al-Kashmîrî, celui dont les ablutions sont accomplies involontairement [parce qu'il a plongé dans l'eau ou qu'il a été trempé par une pluie diluvienne], celui-là ne sera pas considéré comme ayant accompli un acte d'adoration (Faydh ul-bârî, 1/6-7) et n'aura donc aucune récompense - thawâb - liée à ces "ablutions", parce qu'il ne les a pas faites avec l'intention de faire un acte cultuel (même si, comme nous l'avons vu, d'après l'école hanafite, sur le plan juridique cela sera valide - sihha - et il sera considéré en état de pureté rituelle - tahâra -).

-
Aspect E – en rapport avec le thawâb –) L'action relève de la catégorie des 'ibâdât, la personne la fait volontairement, de son plein gré et sans ostentation, mais n'a pas, présente à l'esprit de façon détaillée, l'intention d'obtenir telle et telle récompense ('adamu-stih'dhâri niyyatin tafsîliyya hîna adâ'ï 'amalin min bâb il-'ibâdât) :

Avoir l'intention d'obéir à Dieu (ou de se rapprocher de Lui) est bien entendu ici aussi (et à plus forte raison) nécessaire.

Mais en fait les actions qui relèvent de la catégorie des ibâdât (évoquées au point précédent sous le numéro 2) sont de deux types :
2.a) l'action qui, de par sa forme même, est une action de 'ibâda, comme la prière rituelle (salât), les invocations (ad'iya), et la récitation du Coran (tilâwa) ;
2.b) l'action qui est tantôt de 'adâ, tantôt de 'ibâda, en fonction de l'intention : ainsi en est-il du fait d'égorger un mouton : cela peut être l'abattage d'un animal pour obtenir de la viande halal, comme cela peut être un sacrifice rituel, lors de la fête du sacrifice ; de même, prononcer "Sub'hân-Allâh !" peut être fait en tant que dhikr lissânî mais peut également être fait en tant qu'expression face à un événement inattendu (Fat'h ul-bârî 1/19) : il s'agit alors d'une coutume - certes musulmane, mais à dominante de coutume et non de culte -, et le Prophète lui-même a eu recours à l'usage de cette formule pour exprimer son étonnement ; cela relève alors de la 'âda.

Pour l'action qui oscille entre le fait d'être action de 'ibâda et action de 'âda (2.b) (comme le fait d'égorger un mouton en prononçant le Nom de Dieu), il faut avoir bien évidemment l'intention d'accomplir alors une action de 'ibâda pour qu'elle soit considérée juridiquement comme étant de 'ibâda ; car si cette intention n'est pas présente, cette action est considérée comme étant une 'âda, relevant donc du cas 1 évoqué plus haut , et non une 'ibâda, relevant du cas 2. Par contre, ceci n'est pas nécessaire pour l'action dont la forme même en fait une action de 'ibâda (2.a).

Ibn 'Abd is-Salâm écrit : "(Ceci) indique que l'intention [de faire une action de 'ibâda] n'est une condition [pour que cette action soit effectivement considérée juridiquement comme étant de 'ibâda] que pour la 'ibâda qui ne se distingue pas par elle-même [soit la 2.b] ; quant à ce qui (parmi les 'ibâdât) se distingue par lui-même [soit la 2.a], il se dirige par sa forme même vers ce pour quoi il a été institué, comme les formules de remémoration de Dieu (adhkâr), la prononciation des formules d'invocation (ad'iya), la récitation du Coran (tilâwa), car ces (actions) n'oscillent pas entre le fait d'être ibâdah et celui d'être 'âdah" (Fat'h ul-bârî 1/19) ; le fait de pratiquer ces actions volontairement, sans que ce soit à contrecoeur et sans qu'il y ait ostentation, entraîne donc qu'on les fait avec l'intention d'obéir à Dieu.

Cependant, ici une autre question se pose : Faut-il, pour obtenir les récompenses attachées à l'action, avoir présente à l'esprit(istihdhâr) l'intention d'obtenir les récompenses mentionnées dans les textes pour cette action ? Ainsi, celui qui récite le Coran doit-il, pour obtenir la récompense liée à cette action, avoir, présente à son esprit, l'espérance d'obtenir une bonne action pour chaque lettre (comme cela est mentionné dans le hadîth bien connu) ?

Non, cela n'est pas nécessaire.

Que dire alors du célèbre hadîth où le Prophète (sur lui soit la paix) a parlé de "celui qui jeûne pendant le mois de ramadan par foi et par espoir de récompense" ? Pourquoi a-t-il été spécifié qu'il fallait y avoir "espoir de récompense" (ihtissâb) pour obtenir le pardon de Dieu pour ses jeûnes ?

La réponse est que la condition "jeûner par espoir de récompense" signifie jeûner sans que soit à contre-coeur ou avec lassitude entretenue (istithqâl ['aqlî]) (Fat'h ul-bârî 4/149), ni par ostentation (riyâ') (Ibid. 4/319).

-
Aspect G – en rapport avec le thawâb et la sihha –) La personne a fait l'action délibérément, mais avec la double intention de réaliser ainsi à la fois telle action cultuelle et telle autre action, ou avec l'intention de réaliser à la fois telle action de tel caractère et de réaliser la même action de tel autre caractère (at-tashrîk fi-n-niyya / al-jam' bayna 'ibâdatayn bi niyyatin wâhida) :

Une personne a manqué six jeûnes obligatoires pendant le ramadan. Pendant le mois suivant, shawwâl, elle accomplit six jeûnes, mais ce faisant a une double intention : remplacer les jeûnes manqués du ramadan, et accomplir en même temps les six jeunes recommandés du mois de shawwâl. Pareille double intention est-elle possible ?

D'après certains ulémas oui, mais d'après d'autres non. Ainsi, Cheikh Thânwî exprime son désaccord avec les ulémas hanafites qui répondent "oui" à cette question relative au cas de ces six jeûnes (op. cit., pp. 161-163).

En fait plusieurs cas existent...

F.A) Soit l'affectation aux deux actions (qu'on a eu l'intention de réaliser) est possible eu égard aux objectifs que l'islam a conférés à ces deux actions :

- Associer de la "'ibâda" (au sens particulier du terme) et de la "non-'ibâda" dans l'intention :

Si quelqu'un procède à des grandes ablutions (ghusl) avec l'intention à la fois de se purifier de l'état de grande impureté rituelle (janâba) et de se rafraîchir (tabarrud) : étant donné que la seconde "affectation" ne contredit pas la première, son bain cultuel sera valide (sahîh).

De même, si quelqu'un sacrifie un animal pendant la Fête d'al-adh'hâ avec l'intention première d'offrir ainsi un sacrifice et l'objectif, second, d'obtenir de la viande halal, son sacrifice sera valide. (Attention : différent est le cas d'un homme qui s'associe à d'autres personnes dans l'achat d'un bovin destiné à être offert en sacrifice lors d'al-adh'hâ et achète ainsi une de ses parts, mais qui n'a alors comme seule intention que celle d'obtenir de la viande halal et non de réaliser un sacrifice rituel : le fait que les autres parts soient destinées au sacrifice n'y changera rien : aucune part du bovin ne sera comptée comme dévolue au sacrifice rituel ; plus haut nous parlions du cas de figure où à l'intérieur d'une même part, chez une seule et même personne, il y a l'intention d'offrir un sacrifice et celle d'obtenir de la viande halal, ce qui est différent…)

Pareillement, si quelqu'un accomplit un jeûne facultatif avec l'intention première de se rapprocher de Dieu et l'objectif, second, d'acquérir les vertus du jeûne en terme de santé, cette seconde intention n'annulera pas la première.

Pourquoi ai-je précisé à chaque fois "intention principale" d'obtenir des récompenses dans l'au-delà et "secondaire" d'obtenir tel avantage temporel, pour le découvrir, lire le passage qui traite de ce point dans l'article relatif à la sincérité.

- Associer deux "'ibâda" dans l'intention :

Prendre le bain dans la matinée du vendredi alors qu'on était en état d'impureté rituelle majeure, avec l'intention que ce bain serve à la fois de bain obligatoire pour sortir de l'état d'impureté rituelle (ghusl li-l-janâba) et de bain sunna du vendredi : la double intention est ici possible, les deux actions seront accomplies d'après les hanafites et d'après as-Suyûtî (Al-Fiqh ul-islâmî, p. 185, 191) : l'objectif de se baigner le vendredi avant la grande prière peut être rempli au moyen de tout autre bain, fût-il un bain purificateur obligatoire, ou un bain de jour de fête.

Accomplir une prière avant la salât fardh de zohr, et avoir l'intention d'accomplir ainsi à la fois la sunna avant zohr et la tahiyyat ul-masjid : la double intention est également valable ici, et les deux actions seront accomplies d'après les hanafites et d'après as-Suyûtî : la raison en est que l'objectif de la tahiyyat ul-masjid peut être rempli au travers de n'importe quelle salât faite avant de s'asseoir dans la mosquée.

Jeûner le jour de 'Arafa et avoir alors l'intention à la fois d'accomplir le jeûne sunna de ce jour-là et de remplacer un jeûne manqué du ramadan dernier : la double intention est ici possible d'après as-Suyûtî, et les deux actions seront accomplies (Al-Fiqh ul-islâmî, p. 191).  

F.B) Soit l'affectation à la fois aux deux actions (qu'on a eu l'intention de réaliser) n'est pas possible eu égard à l'objectif que l'islam a conféré à au moins l'une de ces deux actions :

Accomplir une prière pendant la matinée (dhuhâ), avec l'intention de remplacer ainsi la sunna avant sub'h qu'on a manquée et d'accomplir la salât udh-dhuhâ : la double intention n'est ici pas valable d'après as-Suyûtî (Al-Fiqh ul-islâmî, p. 187, 192) : la raison en est que, différemment du cas de la tahiyyat ul-masjid plus haut évoquée, il ne s'agit pas d'effectuer une salât – quelle qu'elle soit – pendant la matinée pour accomplir alors la salât udh-dhuhâ. Salât udh-dhuhâ est une salât qui a une existence propre (fût-elle de caractère seulement recommandé), et elle ne peut donc être accomplie qu'indépendamment, et non au travers d'une autre salât. Il y a ensuite deux cas, le second de ces deux se subdivisant ensuite en deux autres sous-cas :
F.B.a) soit la présence d'une association de deux intentions rend complètement nulle l'action qu'on a faite : la sihha est donc compromise ;
F.B.b) soit l'action ainsi accomplie ne devient pas nulle mais seule une des deux intentions qu'on a faites sera retenue : deux sous-cas se présentent alors :
soit la personne a le choix et elle devra préciser laquelle des deux intentions elle a retenue ; l'action qu'elle avait accomplie sera ensuite affectée à cette intention ; c'est le cas, disent les hanafites, lorsqu'une personne accomplit de multiples jeûnes l'un à la suite de l'autre et a l'intention de les affecter à l'accomplissement à la fois d'une expiation (kaffâra) pour rupture de serment (hinth ul-yamîn) et d'une partie – le début – d'une expiation (kaffâra) pour prononciation de formule de zihâr : une seule de ces deux actions sera ainsi accomplie, mais la personne aura le choix de le déterminer (Al-Fiqh ul-islâmî, p. 186) ;
soit l'action accomplie sera automatiquement affectée à l'une des deux intentions que la personne a eue : soit celle qui correspond au plus fort des deux caractères (obligatoire / facultatif) ; soit celle qui correspond au moindre des deux caractères (puisqu'il constitue le minimum) ; ainsi, si quelqu'un donne une somme d'argent à un pauvre et a alors l'intention à la fois de donner une sadaqa nâfila et de s'acquitter de la zakât, d'après certains ulémas cela comptera comme zakât (Al-Fiqh ul-islâmî, p. 186), et d'après Muhammad ibn ul-Hassan, cela comptera comme sadaqa nâfila (Ibid. p. 186) ; c'est aussi l'avis de as-Suyûtî (Ibid. p. 191)…

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

source: http://www.maison-islam.com

 

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 13:23

 

calomnieAu nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !


Dans son épître Qâ’ida fi e-Sabr wa e-Shukr, Sheïkh el Islam ibn Taïmiya préconise vingt bonnes raisons de patienter face à la calomnie et de ne pas se venger contre ses auteurs. Voici ce qu’il nous apprend :

 

Quoi qu’il puisse arriver au croyant, c’est un bien venant d’Allah (I). Sa vie est un bienfait perpétuel que la situation dans laquelle il évolue lui plaise ou non. Le destin est en fait une transaction dont les serviteurs d’Allah récoltent les fruits, comme il est une route qui mène à Lui. Un Hadith certifie que l’Imam que les gens vont suivre, le Jour où chacun sera appelé à suivre son Imam, a déclaré (y) : « La vie du croyant est vraiment étonnante ! Tout destin qu’Allah lui écrit est un bien pour lui : Il est reconnaissant lorsqu’un bonheur lui arrive, ce qui est bien pour lui et il est patient lorsqu’un malheur lui arrive, ce qui est un bien pour lui. »[1] Tout événement prédestiné au croyant est un bien pour lui, s’il s’arme de patience dans les moments difficiles et s’il fait preuve de reconnaissance dans les moments de joie. Cette caractéristique du croyant fait partie intégrante de la foi. L’un des anciens assume en effet que la foi se divise en deux : une partie est faite de patience et une partie est faite de reconnaissance [2] comme le révèle le verset : (C’est en cela un signe pour les patients et les reconnaissants).[3] 

 

Si l’on considère la religion dans son ensemble, on se rend compte qu’elle revient en fait à ces deux notions : la patience et la reconnaissance.

 

Or, il existe trois sortes de patience :

 

Premièrement : il faut patienter face aux obligations, car celles-ci réclament une certaine patience et une certaine endurance, comme elles réclament de faire un effort sur soi contre son ennemi intérieur et extérieur. En fonction de sa patience, l’individu s’investit dans les actes obligatoires, mais aussi dans les actes recommandés.

 

Deuxièmement : il faut patienter face aux interdictions afin de ne pas sombrer dans le péché. Les penchants de l’âme, les tentations du Diable et le mauvais entourage entraînent l’individu à commettre les interdits. En fonction de l’intensité de sa patience, il ne va pas succomber au péché. Certains anciens ont dit : « Les gens pieux et les pervers s’associent à faire les bonnes actions tandis que s’éloigner des mauvaises actions est le privilège des gens véridiques. »[4] 

 

Troisièmement : il faut patienter face au destin qui est indépendant de sa propre volonté. Ce genre de patience est de deux sortes : une sorte consiste à patienter face aux malheurs qui sont au-dessus de la volonté des hommes telle que la maladie et toute calamité céleste en général. Il est relativement plus facile d’endurer ce genre d’épreuves étant donné que celles-ci témoignent de la manifestation divine à travers le destin. En outre, l’homme est impuissant face aux éléments, il doit donc patienter malgré lui, à défaut de le faire de son plein gré. Si en ouvrant son cœur, Allah lui permet de réfléchir sur les conséquences bénéfiques et les bienfaits immenses que celles-ci procurent, il passera dès lors du stade de la patience à celui de la reconnaissance, en se satisfaisant de son sort. Ainsi, le malheur se transforme en bienfait, en se rappelant sans cesse du fond du cœur et du bout de la langue : « Seigneur ! Aide-moi à T’évoquer, à Te remercier, et à T’adorer convenablement ! »[5] 

Ce sentiment varie plus ou moins en fonction de l’intensité de l’amour que le serviteur voue à Son Seigneur. Chacun est capable de le constater en lui-même comme le décrit clairement le poète en reprochant à sa bien-aimée de lui avoir causé du tort :

« Le mal que tu me fais me fait du mal. Mais, il me plaît d’avoir traversé ton esprit » 

 

Quatrièmement : (qui correspond à la deuxième sorte de patience face au destin NDT) l’individu doit patienter au mal que les autres lui font subir au niveau de sa personne, de son honneur, et de ses biens. Ce genre de malheur est largement plus difficile à supporter. Par nature, l’homme n’aime pas se faire dominer ; celui qui lui fait du mal hante constamment son esprit et seule la vengeance peut le soulager. Les prophètes et les véridiques sont les seuls à pouvoir endurer ce genre d’épreuves. Malgré les atteintes incessantes faites à sa personne, notre Prophète (r) a déclaré : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! Il a subi bien pire, mais il a su patienter. »[6] Après avoir été physiquement malmené par son peuple, l’un des prophètes s’est exclamé : « Ô Allah ! Pardonne-leur, car ils ne savent pas ! »[7]Certaines annales rapportent que Mohammed (r) a prononcé la même parole en réaction aux attaques venant de son peuple.[8] Dans son invocation, il a ainsi réuni trois éléments : il a fait preuve de clémence à leur égard, il a demandé au Seigneur de leur pardonner, et leur a même trouvé une excuse en avançant qu’ils ne sont pas conscients de leurs actes.

Cette forme de patience a pour fruit de donner la victoire, de guider sur la bonne voie, de procurer la joie et la force en Dieu, de Lui vouer un plus grand amour, de recevoir aussi de la part des gens un plus grand amour et d’accumuler plus de science. C’est pourquoi, le Seigneur (I) dit : (Nous avons fait d’une partie d’eux des exemples (Imam) guidés par Notre Ordre, en raison de leur patience et, car ils étaient convaincus par nos signes (ou versets)).[9] Grâce à la patience et à la conviction, on obtient ainsi l’autorité dans la religion. Si l’individu ajoute à la patience, la force de la conviction que représente la foi, il s’élève en échelon pour atteindre le bonheur grâce au Seigneur (I). Telle est la Faveur d’Allah qu’Il concède à qui Il veut parmi Ses créatures, alors que Sa Faveur est immense ! C’est pourquoi, Allah dit : (Rends le mal par le bien ; tu transformeras ainsi un ennemi avéré en un ami intime • Seuls les gens patients peuvent y parvenir, seuls ceux qui ont un haut rang peuvent y parvenir).[10]

 

Plusieurs éléments permettent à l’individu d’endurer ce genre de malheur dont notamment :

 

Premièrement : il doit considérer qu’Allah (I) est le Créateur des actes, des mouvements et de l’immobilité, et de la volonté de Ses créatures. Il suffit qu’Il veuille une chose pour qu’elle soit et qu’Il ne le veuille pas pour qu’elle ne soit pas. Le moindre élément infime qui évolue dans le monde céleste ou terrestre ne peut se déplacer sans Son Consentement et Sa Volonté. Les hommes ne sont que des agents, ils doivent plutôt se tourner vers Celui qui les a utilisés contre lui et ne pas considérer le mal qui provient d’eux pour s’épargner ainsi les regrets et les peurs.

 

Deuxièmement : il doit considérer ses péchés et se convaincre qu’Allah (I) n’a pas utilisé ses ennemis contre lui si ce n’est à cause de ses propres fautes, comme le révèle le verset : (Tout malheur est le fruit de ce que vos mains ont récolté).[11] S’il se met à l’esprit que ses malheurs sont le fruit de ses péchés, sa seule préoccupation sera de demander pardon au Seigneur et de se repentir de ses péchés qui sont à l’origine de l’acharnement des autres contre lui, de leurs critiques, et de leur médisance.[12]Quelqu’un qui s’acharne à la parole contre ceux qui lui ont fait du mal, et qui ne se remet pas en question, subit réellement un malheur ; contrairement au repentant dont le malheur devient un bienfait. À travers une maxime qui est vraiment une perle rare, ‘Ali ibn Abî Tâlib (t) nous apprend : « Il ne faut espérer qu’en Allah et ne craindre que ses péchés. »[13] Selon une autre annale rapportée par un ancien, le malheur survient à cause des péchés et il se dissipe grâce au repentir.[14] 

 

Troisièmement : il doit considérer la récompense qu’Allah a réservée à celui qui pardonne à sonprochain et qui prend son mal en patience comme l’exprime le verset : (Le mal est rétribué par un mal identique, tandis que le salaire de celui qui pardonne et qui réconcilie appartient à Allah ; certes Il n’aime pas les injustes).[15] Il y trois façons de réparer les torts que l’on a subis : soit en se faisant injustice à outrance, soit en se faisant équitablement justice, ou soit en pardonnant et en renonçant à ses droits. Le verset a énuméré ces trois catégories d’individus : il a d’abord cité les modérés, puis l’élite, et enfin les injustes. Le jour de la Résurrection, il sera hélé : « Que tous ceux à qui le salaire appartient à Allah se présentent ! » Seuls ceux qui pardonnent et qui réconcilient (ou qui réparent) vont se présenter.[16] De plus, il devient plus facile de pardonner, de fermer les yeux (sur ce qu’on nous a fait), et de gagner son salaire que de se venger, de se faire justice soi-même, et de perdre son salaire.

 

 Quatrièmement : il doit considérer que s’il pardonne, son cœur n’aura aucune animosité envers ses frères. Il ne va pas ainsi cultiver en lui la haine, la vengeance, et l’esprit de rancune en souhaitant le mal à autrui. La clémence est beaucoup plus mielleuse et profitable à court et à long terme que le soulagement et les bénéfices procurés par la vengeance. Il sera ainsi concerné par le verset : (Allah aime les bienfaiteurs ),[17] et Il aura gagné l’amour du Seigneur. Il est comparable au créancier à qui l’on rend plusieurs dinars bien qu’il en ait prêté un seul ; il exulte à l’idée d’avoir bénéficié des faveurs d’Allah.

 

 Cinquièmement : il doit savoir que la vengeance engendre un sentiment de bassesse que la personne ressent au fond d’elle. Par contre, Allah remplit le cœur du sentiment de fierté à celui qui pardonne comme l’a dit celui dont les paroles sont infaillibles (r), à travers ses dires : « Allah rend fier celui qui pardonne. »[18] Il est donc plus avantageux de gagner la fierté à travers le pardon que de la gagner à travers la vengeance. La vengeance certes donne une fierté en apparence, mais elle crée un sentiment de bassesse intérieure. Par contre, la clémence qui est un sentiment de bassesse au départ procure à terme une fierté intérieure, mais aussi une fierté apparente.

 

 Sixièmement : cet élément est des plus bénéfiques ! Il doit considérer en effet que la rétribution est de même nature que les actes. Lui-même est injuste et fait des péchés ; s’il pardonne aux autres et ne tient pas rigueur de leurs erreurs, Allah lui pardonnera et ne tiendra pas rigueur de ses propres erreurs. S’il se convint de pardonner à celui qui lui a fait du tort, et fait preuve de bienfaisance à son égard, Allah rétribuera son geste par une récompense de même nature ; Il lui pardonnera et sera Bienfaisant envers lui ; Il l’aidera à pardonner et Il le soutiendra dans sa patience. Cet avantage suffit amplement à toute personne douée de raison !

 

 Septièmement : il doit savoir qu’il risque de perdre énormément de temps à vouloir se venger. Chercher à punir le coupable va devenir en lui une obsession. Il va ainsi laisser échapper bon nombre de ses intérêts qu’il ne pourra jamais récupérer. Cet inconvénient peut devenir plus pénible que le préjudice subit en lui-même. Par contre, s’il pardonne il évacuera son esprit et concentrera ses efforts sur ses propres intérêts ; ce qui en soi est plus utile que la vengeance.

 

 Huitièmement : le Messager d’Allah (r) ne s’est jamais vengé pour sa propre personne. Pourtant, il est le meilleur des êtres et le plus honorable auprès du Seigneur, et lui causer du tort c’est vouloir causer du tort à Dieu, et la religion sanctionne sévèrement ce crime. Il est le plus noble, le plus pur, et le plus vertueux des hommes. Il jouit des plus hautes qualités et il est le plus chaste de toutes les créatures. Malgré cela, il n’a jamais crié vengeance. Comment l’un d’entre nous peut-il dès lors se sentir blesser dans son amour propre ! Alors que chacun sait ce qu’il vaut réellement ! Chacun connaît ses propres défauts et ses points faibles. Celui qui se connaît vraiment sait pertinemment qu’il ne mérite pas de se faire justice lui-même ; sa personne lui est si insignifiante qu’il néglige de la défendre.

 

Neuvièmement : s’il subit un mal pour avoir fait la morale aux autres (ordonner le bien et interdire le mal), il doit absolument patienter. Dans ce cas précis, il ne lui est pas légitimé de se venger, car il a choisi de se sacrifier pour Allah qui lui réserve sa récompense. Ainsi, la loi ne prévoit aucune réparation en faveur des guerriers qui ont sacrifié leurs biens et leur vie sur le sentier d’Allah ; Allah en a fait l’achat. Le prix de cette transaction ne revient pas aux humains, car Allah se charge de dédommager quiconque se sacrifie pour lui. Par contre, s’il subit un mal en raison d’un malheur, il ne doit s’en prendre qu’à lui-même. Cela a au moins le mérite de lui préoccuper l’esprit et de le dissuader de dire : pourquoi ai-je subi un tel préjudice ? S’il subit un mal pour des raisons matérielles, il doit se faire une raison et patienter. Un marchand doit endurer la canicule, la pluie, la neige, les difficultés du voyage, l’éventuelle rencontre des brigands, sinon il vaut mieux ne pas se lancer dans le commerce. Il est connu que quiconque s’investit dans une entreprise, fait preuve d’endurance pour arriver à ses fins ; et cela, proportionnellement à son investissement.

 

Dixièmement : il doit considérer que s’il patiente Allah sera avec lui, Il l’aimera et sera satisfait de lui.Allah lui repoussera toute sorte d’ennuis que personne parmi Ses créatures ne peut repousser. Allah (I) dit : (Soyez patients, car Allah est avec les patients).[19]

 

 Onzièmement : il doit considérer que la patience est la moitié de la foi. Il ne doit pas sacrifier un élément de sa foi sous prétexte de se défendre. À travers la patience, il préserve et protège sa foi en même temps, en sachant qu’Allah est avec ceux qui ont la foi.

 

 Douzièmement : il doit considérer que la patience lui permet de se dominer et d’avoir le dessus sur son âme. Ainsi dominée, l’âme n’a pas l’espoir de l’enchaîner pour l’assujettir, et le propulser dans les abîmes. S’il écoute son âme et lui obéit, elle le mènera vers les périls sauf si une Miséricorde venant de Son Seigneur l’en délivre. S’il n’avait d’autres fruits dans la patience, que le fait d’assujettir son âme et son démon… dès lors, le cœur montre sa force, et s’il voit ses armées se raffermir, il se consolide, s’épanouit, et il est capable ainsi de repousser toute invasion.

 

 Treizièmement : il doit savoir qu’Allah va indubitablement lui donner la victoire s’il patiente. Allah est le Garant de celui qui patiente et qui Lui remet le sort de ses ennemis injustes. Par contre, s’il cherche à se faire justice lui-même, Il lui en laissera la charge. S’il triomphe de ses ennemis, il en sera le seul responsable. Allah qui est le plus grand des vengeurs et des sauveurs est-il comparable à ce vengeur faible et impuissant ?

 

 Quatorzièmement : S’il fait preuve de patience, son adversaire se remettra en question et lui demandera des excuses. Sans compter que les gens le condamneront et prendront la défense de la victime.  Dans ce sens, le Seigneur a dit : (Rend le mal par le bien ; tu transformeras ainsi un ennemi avéré en un ami intime • Seuls les gens patients peuvent y parvenir, seuls ceux qui ont un haut rang peuvent y parvenir ).[20]

 

 Quinzièmement : s’il se venge, son ennemi va probablement accroître son mal, se renforcer, et tramer différents moyens pour lui causer du tort, comme cela est souvent constaté. Par contre, s’il décide de patienter et de pardonner, il se met à l’abri d’un tel préjudice. La personne sage se contente d’un moindre mal pour ne pas en engendrer un plus grand. Combien de séquelles irréversibles la vengeance laisse-t-elle à la personne qui se venge ? Combien cause-t-elle de pertes humaines, matérielles, et du pouvoir que le pardon aurait pu épargner ?

 

 Seizièmement : si la vengeance devient une habitude au dépend de la patience, on devient soi-même injuste. L’âme vengeresse ne se contente pas de se venger avec équité alors qu’il lui incombe d’être juste tant au niveau de la morale (savoir) qu’au niveau des intentions. Elle risque même d’être incapable de reprendre uniquement son droit, car sous l’effet de la colère, elle ne contrôle ni ses paroles ni ses actes. Elle passe ainsi du statut de victime en attente du triomphe au statut d’oppresseur en attente de la punition.

 

 Dix-septièmement : le préjudice subi permet à la victime soit de lui effacer ses péchés soit de l’élever en degré, contrairement à la situation où elle privilégie la vengeance au dépend de la patience.

 

 Dix-huitièmement : le pardon et la patience sont l’une des armes les plus infaillibles face à son adversaire. Le pardon et la patience suscitent un certain avilissement et la crainte de l’ennemi envers lui et envers les autres. Les gens autour de la victime ne vont pas en effet se taire, si celle-ci décide de le faire. Si elle se venge, tous ces avantages partent en fumée. Certains individus aiment qu’on leur réponde s’ils viennent à insulter ou faire du mal à quelqu’un. La réponse de leur adversaire les soulage et elle leur enlève un poids.

 

 Dix-neuvièmement : le pardon donne l’impression à l’ennemi que l’on a pris le dessus et que l’on a gagné la bataille ; c’est pourquoi, il se sent inférieur. Ce mérite et cet honneur suffisent en eux-mêmes pour inciter au pardon.

 

Vingtièmement : le pardon et la clémence est une bonne action qui engendre une autre bonne action, et ainsi de suite. Les bonnes actions de la victime iront toujours ainsi en augmentant. La bonne œuvre génère en récompense une œuvre du même type comme en parallèle la mauvaise œuvre engendre en punition une mauvaise œuvre. Le pardon peut donc être à l’origine du succès et du bonheur éternel, mais avec la vengeance on perd cet avantage.

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

 

 Traduit et adapté pour islamhouse par : Karim ZENTICI. Relu par Abu Hamza Al-Germâny    Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh) www.islamhouse.com 

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 23:04
http://www.full-wallpaper.com/informatique/Vista_Islamic/Nabi_Abadi_Ina_Ghaforo_Rahim.jpgas-Salâmu 'aleïkoum wa rahmatuLLâh,

Abu Bakr al-Kattani rapporte que, durant une saison de pèlerinage à la Mecque, les docteurs eurent à débattre de la question de l'amour.  

Al Junayd, qui était alors le plus jeune d'entre eux, se fit interpeller 

" Qu'as tu à dire la dessus, ô Irakien ?" 

Avant de répondre, al Junayd baissa la tête, ses yeux se remplirent de larmes, puis il dit :

 "L'amour, c'est un serviteur qui s'efforce de se libérer de son égo, d'évoquer sans cesse le nom de son Seigneur, d'observer assidument ses devoirs, tout en Le contemplant avec l'oeil du coeur. Les lumières de Sa majesté ont brulé son coeur ; pure est devenue la boisson qu'il puise dans la coupe de Son amour. Quand il parle, c'est par Dieu ; quand il raisonne, c'est d'après Dieu; quand il bouge, c'est sur l'ordre de Dieu ; quand il se tait, il est avec Dieu. En fait, il n'existe que par Dieu, pour Dieu et avec Dieu. "

 A ces mots, les vieux maitres se mirent tous à pleurer, puis ils dirent : 

"On ne saurait être plus clair ! Que Dieu te récompense pour nous, ô al Junayd".

 
Extrait de l'amour de DIEU et du prophète saws,d'après Abû Hâmid al Ghazâlî et Ibn al Qayyim al Jawziyya,
par Mouhammad Minta, editions Tawhid.
Ya Allah fortifie notre amour pour toi et rend le plus fort que tout! Amine

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