Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 16:56
Le métier d’auxiliaire de vie

Question

Salamou aleykum je vous contact pour une question importante pour mon orientation professionnelle. Je voulais savoir si le métier d'auxiliaire de vie est autorisé pour une femme musulmane ? cela consiste a faire les tâches ménagères mais aussi l'aide à la vie quotidienne pour des personnes agées homme et/ou femme ayant une mobilité tres réduite voir inexistante.

L'auxilaire de vie effectue la toilette du corps et des partie intimes de la awra devant l'évier le port de gants est obligatoire pour effectuer cet acte il faut aussi bien sûre porter un gant de toilette jetable . Il est tout a fait possible de ne pas regarder la awra. L'auxiliaire de vie effectue aussi l'habillage et l'aide pour aller au wc ...

ce metier est il autorisé baraka Allahou fik

Réponse

wa 'alaykum assalam chère soeur
tout ce qui est aide à votre prochain est bon et très méritoire chez
Allah, néanmoins il y a quelques règles:
ne pas avoir de Khalwa (isolement) avec le sexe opposé
ne pas voir ni manipuler la 'awra de la personne sauf nécéssité

donc pour votre cas précis si cela est possible de s'occuper que des
femmes ce métier serait ainsi bon sans pb

fraternellement
www.doctrine-malikite.fr

Repost 0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 21:46

Le 18 juillet 2013

Il en est de même si on voit des sinistrés de guerre ou des gens affamés que l'on veut montrer aux gens pour qu'ils compatissent a leur souffrance et leur fournissent des aides et un soutien psychologique, il est permis de les prendre en photo.
Ce qu'il faut comprendre de tout cela, c'est que la representation d'une image figurée, que ce soit par la sculpture ou le dessin est illicite comme il faut comprendre qu'en prenant en photo d' un être doté d'une âme on ne le dessine pas et on ne le peint pas.
C'est ainsi qu'il faut raisonner quand on est en face d'un cas analogue;
iL faut d'abord méditer le sens du texte révélé qui s'y rapporte, ensuite le statut ou le jugement juridique qu'implique ce texte.
Or après médiation, nous constatons qu'en prenant en photo une chose, nous ne la représentons pas et nous ne la faconnons pas et donc la photographie n'est pas concernée par l'interdiction formulée dans les textes et elle n'est pas passible de la malediction d'Allah, elle est licite.
Ensuite il faut voir dans quel but la photo a été prise, si le but est licite alors cet acte est licite, si le but est blamable alors cet acte est illicite.

Char riyad as salihine chapitre 305 "l'interdiction de representer un animal"



source 
http://lol.net/coloriage/coloriage/mini/coloriage-appareil-photo.jpg

source http://toutpourlemusulman.over-blog.com/cheikh-al-otheimine-prendre-des-photos-des-sinistr%C3%A9s-de-guerre-ou-des-gens-affam%C3%A9s

 

 

Repost 0
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 19:07

2477227633_ef625d90bb.jpgPour certaines femmes et encore beaucoup de jeunes filles, leur corps a encore de nombreuses zones inconnues. L’hymen en fait partie et rencontre certains tabous. Preuve de virginité pour certains, il n’a aucune fonction physiologique et son anatomie connaît de nombreuses variantes.

L’hymen est une membrane muqueuse plus ou moins importante (selon la femme) fermant plus ou moins l’entrée du vagin, juste derrière les petites lèvres. Mais en générale, cette fermeture n’est pas totale.

Différentes morphologies

Situé environ à 1 ou 2 centimètres à l’entrée du vagin, l’hymen n’est qu’une petite membrane, faite généralement de 2 parties. Mais il existe en fait plusieurs anatomies où l’ouverture varie, voir même est inexistante. Dans sa forme la plus générale, l’hymen est ouvert, car anatomiquement, si il était fermé, les menstruations ne pourraient pas s’écouler.

La forme la plus courante de l’hymen est l’hymen annulaire qui a une ouverture centrale. Mais on trouve aussi l’hymen semi-lunaire (l’ouverture est contre la paroi vaginale), l’hymen labié (qui a une fente horizontale ou verticale très mince), l’hymen bridé (qui est traversé d’une bande de peau résistante), l’hymen criblé (qui est percé de plusieurs petites ouvertures), l’hymen en carène,… Dans certains cas, souvent diagnostiqués à la naissance, l’hymen peut être totalement clos, ou très résistant et épais (ce qui entraîne pour certaines une douleur très importante lors de la relation sexuelle). Dans ces deux cas, une incision ou excision peut être faite chez son gynécologue (l’intervention est une hyménotomie).

Lors de son ouverture (naturellement), l’hymen est généralement déchiré en plusieurs lambeaux (appelés caroncules hyménaux qui cicatrisent par la suite), mais il peut aussi se dilater sans se déchirer. Et dans certains cas, il peut ne pas s’ouvrir si il est trop rigide.

La rupture hyménale

La première relation sexuelle pour une femme entraîne, dans la plus part des cas, une rupture hyménale (ou défloration) si celle-ci n’a jamais eu lieu. Car l’hymen ne rompt pas forcément avec un rapport sexuel. De forme et de résistance variable selon les femmes, il peut être déchiré durant son enfance lors d’activités physiques (gymnastique, danse, vélo,..) ou de divers traumatismes (comme une chute).

Lors de la relation sexuelle, lorsque l'ouverture de l'hymen est trop petite, elle s'élargit en se déchirant. Cela peut provoquer une douleur et un saignement. Mais, certaines filles vierges n'ont pas mal et ne saignent pas, car la membrane est déjà suffisamment perforée, ou elle est très élastique et se distend sans problème.

Lors des premiers rapports sexuels, l’hymen persiste sous forme de lambeaux entourant l’orifice vaginal. Ces lambeaux peuvent toujours exister même après un accouchement. Lorsque la femme vierge et a l’habitude de mettre des tampon pèriodique, la première pénétration se passera plus facilement et pratiquement sans douleur.

Hymen et virginité

Stop aux idées reçues. Ce n’est pas parce que l’hymen de la femme est déchiré qu’elle n’est plus vierge. Il faut savoir, qu’une femme vierge peut avoir un hymen suffisamment ouvert et peu vascularisé, ce qui n’entraînera pas de saignement lors de sa première expérience sexuelle. 10 % à 20 % des hymens sont en effet qualifiés de "complaisants" : souples, ils ne cèdent pas d'emblée.

De nombreuses personnes considèrent l'intégrité de l'hymen comme un témoin de la virginité féminine. En réalité, il ne prouve rien en matière de virginité car les nombreuses variations anatomiques de l'hymen de la femme ne permettent jamais de déterminer avec certitude, si il y a eu ou non pénétration par un sexe masculin. En effet, il existe des hymens très souples qui ne se déchirent pas lors d'un rapport sexuel, d'autre part, certains hymens peuvent avoir été déchiré par pénétration de doigts ou d'accessoires, ou même à la suite d'un traumatisme physique. Donc, une femme peut se considéré comme étant toujours vierge à partir du moment ou elle n'a pas eu de relations sexuelles avec pénétration d'un sexe d'homme.

Dans certaines cultures, le fait que la femme ne saigne pas lors du premier rapport est assimilé au fait qu’elle n'est plus vierge, ce qui peut être vrai mais aussi totalement faux !

Le saviez-vous ?

A l’époque de La Fontaine ou de Boileau, le mot hymen était utilisé en poésie, car il était la métonymie poétique du mariage.

Repost 0
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 01:52

 Les parents non musulmans

 

(devoirs, rappels, conseils, exhortations)

 

L'imam Mouslim rapporte l'histoire du compagnon Sa'ad Ibn Abi Waqqâs (Allah soit satisfait de lui), démontrant que lorsque sa mère sut qu'il avait accepté l'islam, elle prêta serment de ne plus parler à son fils, ni prendre aucune nourriture tant qu'il ne quitterait pas l'islam.

Elle dit : -"Allah t'a ordonné d'obéir à tes parents, et je suis ta mère, tu dois donc m'obéir."

 

Elle serait morte si quelqu'un n'avait pas été là pour lui donner de l'eau pour survivre.

 

A cause de cet incident, le verset suivant fut révélé :

 

"Et nous avons enjoint à l'homme de bien traiter ses père et mère, et si ceux-ci te forcent à M'associer, ce dont tu n'as aucun savoir, alors ne leur obéis pas." (Sourate 29 / Verset 8 )

 

Allah (exalté soit-il) dit aussi :

 

"Et si tous deux (ton père et ta mère) te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable." (Sourate 31 / Verset 15)

 

Ces versets démontrent clairement l'attitude à adopter envers les parents non musulmans.

 

Leur obéir dans les pratiques contraires à l'islam et dans le péché n'est pas considéré comme agir en bien envers eux.

(Pas d'obéissance aux créatures dans la désobéissance du Créateur),

"Lâ Tâ 'ata limakhloûquin fi ma'siyatil khâliq".Suivant cette règle retirée du Coran par les juristes musulmans, les droits d'Allah sont donc prioritaires sur ceux des créatures.

 

COMMENT AGIR ALORS ?

 

Pour nous qui vivons dans une société non musulmane, le sujet d'obéissance aux parents non musulmans doit être examiné très minutieusement.

L'obéissance aux parents ne signifie pas tomber dans le péché pour leur faire plaisir. Par exemple, on ne devrait pas célébrer et fêter Noël, ou leurs fêtes religieuses, ni s'échanger de cadeaux à ces occasions. D'un autre côté, on doit se comporter d'une manière convenable, leur présenter l'islam par un bon comportement au lieu de se faire respecter par la force ou la contrainte. Par exemple, on ne les obligera pas à ne pas boire de l'alcool en notre présence, ni à s'habiller convenablement en notre présence. Bien sûr que le conseil devra être donné, mais la douceur et la patience sont les meilleures astuces pour se faire respecter et les attirer vers l'islam.

 

1) Ne pas couper les liens familiaux

 

Quelques fois, il arrive que des convertis coupent les relations avec leurs parents soit parce ces derniers ne comprennent pas la nouvelle religion de leurs enfants ou encore parce qu'ils prononcent des paroles désagréables concernant l'Islam.

Si vous êtes parmi ces personnes victimes de tels désagréments, pensez au verset précédent.

 

Allah ne dit pas "Coupez toute relation avec eux" mais plutôt " ne leur obéis pas", ce qui signifie que leur obéissance dans le péché, dans les actions contraires à l'islam est interdit. Cela ne signifie pas pour autant qu'on a le droit, dans ces cas, de leur manquer de respect. C'est un devoir et une obligation de les respecter. Ne pas être obligé de leur obéir est une chose, et leur manquer de respect en est une autre. Si la première est autorisée dans certains cas exceptionnels, la seconde ne l'est pas.

 

Malheureusement, une mauvaise compréhension du texte coranique engendre des disputes au sein de la famille, une haine à l'égard de l'islam de la part des parents, et une désobéissance à l'ordre du Coran. On ne doit pas l'oublier, les parents restent toujours les parents, et de ce fait, leurs droits sur les enfants sont toujours présents et transcendent toutes situations.

 

Par contre, la pratique des injonctions et le rejet des interdictions ne doit pas être conditionné selon leur autorisation. L'incident suivant le démontre clairement.

 

2) Exemples selon la sunnah :

 

a)La mère d'Asma (Allah soit satisfait d'elle)

 

La mère d'Asma fille d'Abou Bakr (Allah soit satisfait d'eux), n'était pas musulmane et habitait Makka, lorsque sa fille quitta la ville pour émigrer vers Madina. Après le traité de Houdaybiyya en l'an 8 de l'hégire, La paix étant restaurée, les familles se rendaient visite entre elles. La mère d'Asma vint donc à Madina visiter sa fille et emmena avec elle des cadeaux.

 

Asma (Allah soit satisfait d'elle) ne savait pas comment agir, accepter ou pas, car sa mère n'était pas musulmane mais polythéiste. Elle demanda donc au Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) comment elle devait agir envers sa mère, si elle pouvait accepter ses cadeaux et si elle devait être aimable et respectueuse envers elle. Le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) lui répondit :

"Entretiens de bonnes relations avec ta mère" (Cité dans les Sahih de Boukhâri et Mouslim ainsi que le Sounan de Abou Dâoud)

 

Dans l'incident sus cité, Asma (Allah soit satisfait d'elle) ne prit pas l'autorisation de sa mère pour émigrer à Madina et faire Hidjrah, car c'était une injonction de la part d'Allah de partir.

 

La meilleure chose à faire pour eux

 

Les enfants des parents non musulmans doivent invoquer Allah en leur faveur.

Le verset suivant montre bien que tant qu'ils sont vivants, on doit garder espoir qu'ils acceptent l'islam et invoquer Allah en leur faveur. L'interdiction d'invoquer Allah en leur faveur ne s'applique qu'après leur décès.

 

Lorsque l'oncle du Prophète (Salla Allah 'alih wa salam), Abou Tâlib mourut, il n'était pas musulman même après les efforts de son neveu pour qu'il le devienne. Le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) fut très affecté par son décès car son oncle lui était d'une grande aide dans la propagation du message de l'Islam. Il invoqua donc Allah en faveur de son oncle. Allah révéla le verset suivant :

 

"Il n'appartient pas au Prophète ni aux croyants d'implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils leur parents alors qu'il leur est apparu clairement que ce sont des gens de l'Enfer." (sourate 9 / verset 113)

 

b)L'histoire d'Abou Hourayra avec sa mère

 

L'histoire du célèbre compagnon du Prophète (Salla Allah 'alih wa salam), Abou Hourayra (Allah soit satisfait de lui) avec sa mère nous montre l'aspect tolérant de l'Islam.

 

Lorsque Abou Hourayra embrassa l'Islam en l'an 7 de l'hégire, sa mère resta polythéiste pendant une longue époque. Il désirait ardemment qu'elle devienne musulmane et priait en ce sens mais celle-ci refusait toujours. Un jour, il l'invita vers l'islam mais elle prononça des paroles contre le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) qui l'attristèrent énormément.

 

Les larmes aux yeux, il s'en alla chez le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) qui lui dit :

 

-"Qu'est-ce qui te fait pleurer,ô Abou Hourayra?".

 

- "Je ne cesse d'inviter ma mère vers l'Islam mais elle me repousse toujours. Aujourd'hui, je l'ai invitée de nouveau et j'ai entendu des mots d'elle que je n'aime pas. Invoquez Allah Le Tout-Puissant pour qu'Il incline le cœur de ma mère vers l'Islam."

 

Le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam) répondit à la demande de Abou Hourayra et pria en faveur de sa mère. Abou Hourayra raconte :

Je suis parti chez moi et trouva la porte fermée. J'entendis le bruit de l'eau couler et quand j'essayai d'entrer, ma mère me dit:

-"Restes où tu es, ô Abou Hourayra."

Et après s'être habillée, elle me dit :

-"Entre! "

J'entrai et elle dit :

-"Je témoigne qu'il n'y a aucun autre Dieu à part Allah et je témoigne que Mohamad est Son serviteur et Son messager".

 

Je retournais chez le Prophète (Salla Allah 'alih wa salam), pleurant de joie comme je pleurais de tristesse une heure auparavant et je dis :

-"J'ai de bonnes nouvelles, ô Prophète d'Allah; Allah a exaucé votre prière et a guidé la mère de Abou Hourayra vers l'Islam."

 

(Cité dans le sahih de Boukhâri)

 

Voilà en quelques lignes, l'attitude convenable et raisonnable que l'on doit adopter avec nos parents non musulmans. Et Allah Sait Mieux.

 

II) LOUANGES A ALLAH

 

1) Premièrement,

Nous vous félicitons et vous bénissons pour le bienfait dont Allah vous a gratifié. Au nom d'Allah, c'est le plus grand bienfait. C'est l'assistance divine à travers laquelle nous Lui demandons de vous admettre au paradis et de vous insérer dans le groupe des prophètes, des véridiques, des martyrs et des saints. Nous vous félicitons doublement parce que vous vous êtes adressé à Allah à cet âge qui fut celui d'une élite des Compagnons du Prophète (Salla Allah 'lih wa salam) tels Moua'ab ibn Oumayr, Abd Allah ibn Massoud, Mu'adh ibn Djabal et Saad ibn Muadh. Vous allez désormais commencer une nouvelle vie, une vie heureuse, s'il plaît à Allah.

 

Nous demandons à Allah de vous protéger,

de raffermir votre cœur et de vous guider vous-mêmes ainsi que vos parents, vos frères et vos amis.

 

2) Deuxièmement,

 

Nous louons Allah puisque vous avez commencé votre cheminement en allant à la mosquée et en apprenant le Coran. Cela constitue un bon signe d'après ces propos de notre Prophète (Salla Allah 'lih wa salam) :

 

« Quand Allah veut du bien de quelqu'un, il le pousse à s'instruire en religion »

(rapporté par al-Boukhari, et Mouslim).

 

Faites de votre mieux pour poursuivre l'apprentissage du Coran, sa bonne récitation, son usage dans des prières nocturnes, l'apprentissage de ses dispositions et leur application. Car le paradis comporte des niveaux et le lecteur assidu du Coran s'entendra dire, une fois au paradis : lis en montant, tu seras installé au niveau correspondant au dernier verset que tu auras lu.

 

3) Troisièmement,

L'attitude affichée par votre mère n'a rien d'étrange. Et votre vraie bataille est engagée contre Satan. Car il n'est pas satisfait de vote conversion et ne vous veut pas de bien.

 

Et il est certain qu'il cherchera l'assistance de vos proches comme une arme contre vous et pour les empêcher de rejoindre, comme vous le convoi de la foi vraie.

 

Ne vous attristez pas, ne vous découragez pas. Sollicitez la protection d'Allah contre Satan, le damné, afin qu'Allah vous préserve contre les ruses sataniques. Demeurez doux envers votre mère... Si elle goûtait la saveur de la bonne guidance, elle ne barrerait pas votre chemin. Demandez à Allah Très Haut de vous assister à l'appeler et à lui donner des conseils. Multipliez en sa faveur les prières pour qu'elle soit bien guidée et couverte de miséricorde. Peut être tomberez-vous sur l'instant d'exaucement et obtiendrez-vous alors leur conversion à l'Islam et l'amélioration de leur existence.

 

Sachez que vous n'êtes pas seul sur le champ car il y a des milliers d'autres qu'Allah a assisté à connaître la vérité et à choisir l'Islam de plein gré et par conviction. Beaucoup d'entre eux ont rencontré une vive opposition de la part de leurs familles. Et puis Allah a voulu que triomphe et soulagement s'ensuivent de sorte à entraîner d'autres, ce qui sera inscrit pour le compte du fils assisté (par Allah à se convertir le premier). Nous demandons à Allah de faire de vous l'un de ces fils (sauveurs) et de vous donner le bonheur de voir se convertir à l'Islam tous les membres de votre famille.

 

Sachez que la présence d'une opposition au sein de a famille est une épreuve pour le nouveau converti, qui fait apparaître la sincérité de sa conversion et la force de sa foi. C'est à ce propos que le Très Haut dit :

 

«'Alif, Lâm, Mîm. Est- ce que les gens pensent qu'on les laissera dire: "Nous croyons!" sans les éprouver? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; (Ainsi) Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » (Coran, 29 : 1-3).

 

Parmi les croyants sincères pouvant être cités comme modèles figure l'éminent Compagnon Saad ibn Abi Waqqas (Allah soit satisfait de lui).

Il s'occupait parfaitement de sa mère.

 

Quand il se convertit à l'Islam, sa mère s'abstient de se nourrir afin de l'amener à abandonner sa foi, ce qu'il refusa car il resta attaché à l'Islam de sorte que sa mère trouva son abandon de la nourriture inefficace. Il est rapporté que Saad (Allah soit satisfait de lui) dit à sa mère :

-« Maman ! Si tu devais mourir de faim cent fois, je n'abandonnerais ma foi, tu peux donc manger ou t'en abstenir ».

 

Et elle finit par se nourrir.

(Voir le Tafsir d'Ibn Kathir, 3/429.)

 

4) Quatrièmement,

Le Coran a traité ce problème qui se posait très fréquemment à cette première génération qui avait rompu avec la mécréance, embrassé l'Islam et fait face à une guerre sans merci déclenchée par leurs clans, leurs familles voire par leurs plus proches parents.

 

C'est pourquoi le Très Haut dit :

«Nous avons commandé à l'homme (la bienfaisance envers) ses père et mère; sa mère l'a porté (subissant pour lui) peine sur peine: son sevrage a lieu à deux ans. "Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination. Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais reste avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez »

(Coran, 31 : 14-15).

 

Il n'est pas question d'accepter une obéissance aux père et mère , si cela entraîne la mécréance. Il n'en est même pas question, si cela nous fait tomber dans la désobéissance. Il faut toutefois continuer d'assurer un bon traitement aux père et mère de faire de son mieux pour les orienter vers la bonne direction. Agir ainsi est une manière de prouver la grandeur de l'Islam et de le montrer comme une religion de compassion et d'amour qui invite ses adeptes à bien guider les gens et à les amener à partager le bienfait dont ils jouissent eux-mêmes.

 

5) Cinquièmement,

 

Celui qui choisit le bon chemin ne doit plus prêter une oreille attentive au discours des autres ni s'en étonner. Car c'était bien prévu. Sinon que voulez vous que les chrétiens disent ? Que vous êtes devenu sur la bonne voie ? !

Que vous avez découvert enfin la vérité et l'avez préférée à la compagnie de la famille et des parents ? ! Non ! Ils ne le diront jamais. Ne leur faites pas attention quand ils vous traitent de traître ou d'autres (qualificatifs). Jetez sur eux un regard de compassion qui exprime votre souci de bien les guider. Evertuez vous à vous instruire afin de devenir un prédicateur capable de les arracher à l'aberration et à la déviation.

 

Quant à la croyance de votre mère selon laquelle les musulmans diront que vous avez fini par les rejoindre car vous étiez né chrétien, ce n'est pas juste. Nous dirons plutôt que vous êtes un frère qui a choisi la bonne voie et répondu à l'appel de sa nature vraie propice à l'Islam et au monothéisme. C'est pourquoi ils se précipitent à baptiser les enfants en croyant que s'ils n'agissent pas ainsi, les enfants peuvent devenir musulmans. Ceci montre que l'Islam constitue la religion d'origine (innée) de l'enfant et que si on le laissait, il grandirait musulman...

 

En Islam, ou ne suit personne à l'exception de Muhammad. En effet, c'est lui, le Prophète-Messager que nous avons reçu l'ordre d'obéir.

En dehors de ce cadre, l'Islam inculque à ses adeptes la liberté et l'indépendance par rapport à l'autorité du clergé, celle des rabbins et des moines. Car le fidèle musulman n'a pas besoin d'intermédiaire entre lui et Allah Très Haut.

 

Le plus important conseil que nous vous donnons consiste à bien vous occuper de votre mère, de votre père et de vos frères et autres proches parents. Soyez doux à leur égard, cherchez à les comprendre, demandez à Allah de les guider et employez pour les inviter à l'Islam des moyens sages comme de belles paroles, des cadeaux, des visites, des invitations à visiter des mosquées, et des offres de livres et de cassettes utiles.

 

Allah (exalté soit-il) le sait mieux.

 

http://rencontre-religieuse.xooit.com/

 

III) L'OBEISSANCE AUX PARENTS EN DESOBEISSANT A ALLAH

 

Q : Je suis musulmane, par la grâce d’Allah et j’observe les principes de la religion correctement, et je porte le Hijâb. Cependant, ma mère, qu’Allah lui pardonne, ne veut pas que je porte le Hijâb et m’ordonne d’aller au cinéma et de regarder des films vidéo, en me disant :

- « Si tu ne profites pas de la vie maintenant, tu seras bientôt vieille aux cheveux gris. »

 

R : Ton devoir est d’être obéissante envers ta mère, bienveillante envers elle et de lui parler avec douceur, car le droit de ta mère sur toi est important. Cependant, il n’est pas permis de lui obéir dans ce qui n’est pas conforme à la religion, conformément aux hadiths du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

« L’obéissance ne concerne que le licite (al-Ma'rûf) »

 

Et

 

« Point d’obéissance à une créature pour désobéir au Créateur. »

 

Il en est de même pour l’obéissance au père, au mari et à toute autre personne. Par contre, il incombe au mari et aux enfants d’utiliser la douceur et les bons moyens pour résoudre les problèmes, en montrant les preuves juridiques, en insistant sur le fait qu’il faut obéir à Allah et Son Messager, qu’il faut éviter de leur désobéir, tout en s’attachant à la vérité, et qu’il ne faut pas obéir à quiconque pour faire une chose contraire à la religion, que cet ordre émane d’un époux, du père, de la mère ou autre. Il n’y a pas de mal à regarder à la télévision ou en vidéo ce qui n’est pas répréhensible, d’écouter les tables rondes autour de l’islam et des conférences utiles.

 

source : fatawaislam.com

 

IV) RAPPEL ESSENTIEL: LE BON COMPORTEMENT

 

Allah, exalté soit-Il, a dit :

 

C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. ” (sourate 3, verset 159)

 

Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. ” (sourate 16, verset 125)

 

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans un récit authentique :

“ Certes la douceur n’est présente dans une chose que pour l’embellir, et elle n’est retirée de cette chose que pour l’enlaidir ”

Et Il a dit :

“ Celui à qui est enlevé la douceur, il lui est enlevé tout le bien. ”

 

1)la base : le tawhid

 

Faire l'appel avec sagesse en commencant par la base c'est a dire le TAWHID car c'est la premiere chose par laquelle tous les prophetes ont commences et le Prophète (Prière et Bénédiction d'Allah sur lui) passa les 23 années de son message à enseigner, expliquer, et faire appliquer le Tawhid. Le Tawhid est assez important pour qu’Allah nous ordonne d’en avoir la science et d’en comprendre la signification :

 

" Et sache qu’il n’y a de vraie divinité qu’Allah " S47 V19

 

2) la patience

 

Je jure, Par le temps, assurément, l’homme est en perdition, sauf ceux qui ont cru, et accompli de bonnes œuvres, se sont recommandés mutuellement la vérité et se sont recommandés mutuellement la patience » (sourate 103)

 

3) l'invocation

 

N'oubliez pas d'invoquer Allah Azawjel

et ne pas désespérez ..

 

« Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi… alors Je suis tout proche : Je répond à l’appel de celui qui Me prie quand il Me prie. Qu’Ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés » (sourate 2, verset 186)

 

4) Versets coraniques à leurs intentions qu'on doit avoir envers eux

 

« Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui. II a prescrit la bonté à l'égard de vos père et mère.

Si l'un d'entre eux ou bien tous les deux ont atteint la vieillesse près de toi, ne leur dis pas : « Fi ! »

Ne les repousse pas, adresse-leur des paroles respectueuses.

Incline, vers eux, avec bonté, l'aile de la tendresse et dis :

« Mon Seigneur ! Sois miséricordieux envers eux, comme ils l'ont été envers moi,

lorsqu'ils m'ont élevé quand j'étais un enfant. »

[ Sourate 17. Le voyage nocturne (Al-Isra). verset 23 - 24 ]

 

Soubhanallah ,quelle religion parfaite ..

 

Al hamdoulillah ya Rabbi de nous avoir montrés le droit chemin

 

 TEMOIGNAGE

 

Description: Capturée et emprisonnée par les Talibans, en Afghanistan, une journaliste britannique donne son point de vue sur le voile et sur le traitement des femmes en islam.

par Yvonne Ridley (Washington Post)

 

Avant, je percevais les femmes voilées comme des créatures opprimées et silencieuses; avant, c’est-à-dire jusqu’au jour où je fus capturée par les Talibans.

 

En septembre 2001, à peine 15 jours après les attaques contre les États-Unis, je me faufilai en Afghanistan enveloppée d’une burqa bleue, dans l’intention d’écrire un article sur la vie que menaient les Afghans sous le régime taliban.

 

Mais je fus bientôt découverte, arrêtée et détenue durant 10 jours. Je crachai sur mes ravisseurs et les insultai. Ils me dirent que j’étais une « mauvaise » femme, mais me libérèrent après que je leur eus fait la promesse de lire le Coran et d’étudier l’islam. (Honnêtement, je ne sais qui d’eux ou de moi se réjouit le plus de cette libération.) De retour chez moi, à Londres, je tins parole et étudiai l’islam – et je fus très étonnée de ce que je découvris. Je m’attendais presque à trouver des chapitres entiers du Coran expliquant comment battre sa femme ou opprimer les femmes de sa famille; je trouvai plutôt des passages encourageant la libération des femmes.

 

Deux ans et demie après avoir été capturée par les Talibans, je me convertis à l’islam, provoquant dans mon entourage à la fois l’étonnement et la déception, mais je reçus aussi l’encouragement de quelques amis et membres de ma famille.

 

Aujourd’hui, c’est avec dégoût et consternation que j’entends l’ancien secrétaire des affaires étrangères, Jack Straw, décrire le niqab (voile du visage) comme une barrière à l’intégration, et que je vois se porter à sa défense le premier ministre Tony Blair, l’écrivain Salman Rushdie, et même le premier ministre italien Romano Prodi.

 

M’étant trouvée des deux côtés du voile, je puis affirmer que la majorité des politiciens et journalistes qui critiquent l’oppression des femmes dans le monde islamique n’ont aucune idée de ce dont ils parlent. Ils sont là à parler publiquement de voile, d’enfants forcés au mariage, de circoncision féminine et de crimes d’honneur et, sans aucune connaissance du sujet, blâment l’islam pour tous ces problèmes, leur arrogance n’étant surpassée que par leur ignorance. Ces problèmes culturels et ces coutumes n’ont absolument rien à voir avec l’islam.

 

Une étude attentive du Coran révèle qu’à peu près toutes ces choses pour lesquelles les féministes se sont battues dans les années 70 étaient considérées comme des droits acquis par les musulmanes il y a de cela 1400 ans.

 

En islam, les femmes sont considérées égales aux hommes aux niveaux de la spiritualité, de l’éducation et de leur valeur, en tant qu’êtres humains; et leur capacité à porter des enfants et à les élever est considérée comme une belle qualité. Quand l’islam a autant à offrir aux femmes, pourquoi les hommes occidentaux sont-ils aussi obsédés par ce que portent les musulmanes? Même les ministres britanniques Gordon Brown et John Reid ont formulé des remarques désobligeantes envers le niqab – et ils sont originaires d’Écosse, où les hommes portent des jupes.

 

Lorsque je me convertis à l’islam et commençai à porter le hijab, les répercussions furent inattendues. Je ne faisais pourtant que couvrir mes cheveux d’un foulard, mais je devins, du jour au lendemain, une citoyenne de seconde classe. Je m’attendais bien à entendre des commentaires islamophobes, mais jamais je n’avais imaginé que j’allais m’attirer une telle hostilité ouverte de la part de purs étrangers. Des taxis libres me passaient sous le nez, le soir, malgré mes gestes pour les héler.

 

Un jour, je tapotai sur la vitre d’un taxi après que ce dernier eût fait descendre un passager juste devant moi; il me regarda et redémarra aussitôt. Un autre, qui m’avait faite monter, me dit : « Dites, ne laissez pas une bombe sur la banquette arrière, hein? » avant de me demander : « Vous savez où se cache Ben Laden? ».

 

Oui, se vêtir de façon modeste est une obligation pour la femme musulmane. Mais la majorité des musulmanes préfèrent porter le hijab, qui laisse le visage découvert, tandis qu’une minorité préfère le niqab, qui couvre le visage. Dans les deux cas, il s’agit d’une déclaration personnelle : mes vêtements vous laissent savoir que je suis musulmane et que je m’attends à être traitée avec respect, tout comme le banquier de Wall Street porte un costume qui le définit comme un cadre que l’on doit prendre au sérieux.

 

Et, surtout pour les converties, comme moi, l’attitude des hommes qui abordent les femmes de façon inappropriée et irrespectueuse est intolérable.

 

De nombreuses années durant, j’ai été une féministe engagée; puis, j’ai découvert que les féministes musulmanes étaient encore plus radicales que les féministes occidentales. Elles détestent ces concours de beauté, et encore plus depuis que la compétition mondiale de 2003 a présenté une Miss Afghanistan en bikini, Vida Samadzai, en insistant sur le fait qu’elle représentait la « victoire des droits des femmes », ce pour quoi les responsables du concours lui ont attribué un prix spécial.

 

Les jeunes féministes musulmanes considèrent le hijab et le niqab comme des symboles envoyant un message de rejet envers les excès de la vie moderne tels que la drogue, l’alcool et la sexualité débridée. Qu’est-ce qui est le plus libérateur? Être jugée sur la longueur de sa jupe et la grosseur de ses seins ou être jugée sur son caractère et son intelligence? En islam, ce n’est que par la piété que l’on atteint une certaine supériorité et non pas par la beauté, le pouvoir, la position dans la société ou le sexe.

 

Je ne savais si je devais crier ou rire lorsque l’administration Prodi (Italie) s’est jointe au débat, la semaine dernière, en déclarant qu’il ne fallait que du « gros bon sens » pour ne pas porter le niqab, puisque ce dernier rend les relations sociales « plus difficiles ». N’importe quoi. Si tel était le cas, alors pourquoi accepter l’utilisation quotidienne des cellulaires, emails et fax? Et nul n’éteint la radio sous prétexte qu’il ne voit pas le visage de l’animateur.

 

Dans l’islam, je me sens respectée. J’ai un droit à l’éducation et un devoir d’acquérir le savoir, que je sois célibataire ou mariée. Nulle part, dans l’islam, il n’est dit que la tâche de la femme se résume à laver, nettoyer et cuisiner pour les hommes. Quant à cette idée répandue selon laquelle l’homme musulman peut battre sa femme comme il le veut, elle est simplement fausse.

 

Les critiques de l’islam vous citent des versets du Coran ou des hadiths pris au hasard, et toujours hors contexte. Si un homme lève ne serait-ce qu’un doigt sur sa femme, il n’a pas le droit de laisser de marques sur son corps, ce qui est la façon du Coran de dire « ne bat pas ta femme, imbécile ».

 

Ce ne sont pas que les hommes musulmans qui ont besoin de reconsidérer le rôle de la femme et la façon dont ils la traite. Selon un récent sondage national sur la violence domestique, 4 millions d’Américaines ont subi des coups importants, de la part de leur conjoint, au moins une fois sur une période de douze mois. Plus de trois femmes sont tuées chaque jour par leur mari ou conjoint, c’est-à-dire près de 5500 depuis le 11 septembre.

 

Les hommes violents ne proviennent pas tous de la même religion ou culture. C’est une femme sur trois, dans le monde, qui a déjà été soit battue, forcée à des rapports sexuels ou abusée de diverses façons au cours de sa vie. Il s’agit d’un problème mondial qui transcende la religion, la richesse, la classe sociale, la race et la culture.

 

Et on ne peut nier qu’en Occident, d’une manière générale, les hommes se croient encore supérieurs aux femmes, malgré ce qu’ils en disent. Ils sont toujours mieux payés pour un travail égal et les femmes sont toujours considérées comme une marchandise sexuelle dont le pouvoir et l’influence dépendent directement de leur apparence physique.

 

Et ceux qui tentent encore de faire croire que l’islam opprime les femmes auraient intérêt à se rappeler cette déclaration, faite en 1992, par le révérend Pat Robertson au sujet des femmes occupant des postes d’autorité : « le féminisme est un mouvement politique anti-famille et socialiste qui encourage les femmes à quitter leur mari, à tuer leurs enfants, à pratiquer la sorcellerie, à détruire le capitalisme et à devenir lesbiennes. » Maintenant, dites-moi qui est civilisé et qui ne l’est pas.

 

(Yvonne Ridley est rédactrice politique pour l’Islam Channel TV de Londres et co-auteure de « In the hands of the Taliban : her extraordinay story » (Entre les mains des Talibans: son histoire extraordinaire).

 

Source image : http://www.anchin.org.  

Repost 0
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 11:41

http://a5.img.v4.skyrock.net/a57/iroka2518/pics/2464630905_small_1.jpg1 - L’Islam ne considère pas la femme comme un être méprisable ou inférieur comme elle l’était dans la Jahiliyya. Au contraire il a mis fin à ce dédain vis à vis de la femme en déclarant qu’elle est la moitié du genre humain. Elle a des droits comme l’homme a des droits et a des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature. Quant à l’homme, il a des caractéristiques spécifiques comme la virilité, la force physique, la raison, la patience, ce qui lui permet de la protéger, de la défendre et de la prendre en charge.

2 - Tout comme l’homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d’acheter, d’être propriétaire, etc….

 

3 - Le Très Haut (Exalté) a dit dans le Coran qu’il nous a créé d’un mâle et d’une femelle, et les seuls critères qui font prévaloir une personne sur une autre sont l’œuvre salutaire et la piété.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { O hommes ! Nous vous avons crées d’un male et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. } [Sourate 49 - Verset 13]

 

4 - L’Islam incite les femmes à s’instruire : Selon Abou Sa’id Al Khoudri : une femme vint dire au Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « O Messager d’Allah ! les hommes se sont réservés à eux seuls tes hadiths. Laisse donc pour nous l’une de tes journées pour nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. Il lui dit : « Réunissez-vous tel jour ». Elles se réunirent donc et le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  vint à elles et leur enseigna ce qu’Allah lui avait appris. Puis il leur dit : « Chacune d’entre vous qui sera précédée dans l’autre monde par trois de ses enfants trouvera en eux un écran contre le Feu ». L’une d’elles lui demanda : « Et s’ils ne sont que deux ? » Il dit : « Même s’ils ne sont que deux. » [Rapporté par Al Boukhari et Moslim]

 

5 - La parité homme-femme dans le Coran est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.} [Sourate 33 - Verset 35]

La sourate « les Femmes » : preuve de la valorisation de la femme

Dans le Coran, le Très Haut (Exalté) n’a pas mis de sourate qui porte comme titre « Les Hommes » mais Il a mis (Exalté) la Sourate « les Femmes ». Cela prouve que la femme jouit d’une attention particulière. Cette sourate offre un discours polythématique : celui de la femme, de la famille, de l’état et de la société . Mais tous ces thèmes s’expriment sous le signe prédominant de la femme et de ses droits d’où le titre de la Sourate.

 

6 - Allah (Exalté) a crée la femme d’une côte de l’homme, et des deux, Il (Exalté) a fait répandre les hommes et les femmes.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Sourate 4 - Verset 1]

Ce verset fait partie de la profession de foi que le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  disait avant d’entamer un discours .Voila pourquoi les prédicateurs et les imams doivent faire de même.

 

7 - Le devoir de sauvegarder les droits des femmes orphelines.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins… Il est permis d’épouser deux, trois, ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille } [Sourate 4 - Verset 3]

‘Orwa Ibn Az-Zoubeir questionna ‘Aicha  [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] à propos des paroles divines suivantes :{ Si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins. }

Elle répondit : "O fils de ma sœur, il s’agit de la femme orpheline qui vit sous le toit de son tuteur et devient son associé dans ses biens, et qu’ensuite il est séduit par son argent et sa beauté et désire l’épouser sans lui donner la dot qu’elle mérite, c’est à dire moins que ce que quelqu’un d’autre peut lui donner. Il leur a donc été interdit de les épouser sauf s’ils sont équitables envers elles et appliquent la vraie Sunna dans le don de la dot. Mais s’ils craignent de n’être pas équitables, alors qu’ils épousent ce qui leur plaira d’entre les femmes en dehors d’elles."

De même, ‘Orwa rapporte que ‘Aicha  [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] a dit : "…puis les gens ont consulté le Messager d’Allah au sujet des femmes orphelines après la descente de ce verset (le verset ci-dessus) et Allah révéla :{ Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes } [Sourate 4 - Verset 127]

Aicha  [ Qu'Allah soit satisfait d'elle ] ajouta la suite de ce verset : "Quand vous avez, plus ou moins envie de les épouser" signifie que si on n’a pas envie d’épouser l’orpheline parce qu’ elle est pauvre et moins belle, il nous est donc réprouvé d’épouser celle qui nous a séduit par son argent et sa beauté sauf si nous sommes équitables… "

 

8 - Se contenter d’une seule femme si l’on craint de ne pas être équitable, le Très Haut (Exalté) a dit : { mais si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule,
ou des esclaves que vous possédez } [Sourate 4 - Verset 3]

 

9 - La femme a droit à l’héritage : 

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches , que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée } [Sourate 4 - Verset 7]

Pendant la jahiliyya, par contre, seuls les hommes avaient droit à l’héritage.

 

10 - La part de l’héritage de l’homme est supérieure à celle de la femme :

Allah (Exalté) a dit : { Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles } [Sourate 4 - Verset 11]

Car c’est à l’homme de dépenser pour sa famille, et c’est lui qui donne la dot à la femme.

Ibn Abbas a dit : "Auparavant les biens du défunt passaient à ses garçons. Aux parents (du défunt) revenait ce qu’il y avait dans le testament fait en leurs faveur, puis Allah a abrogé ce qu’il a voulu abroger de tout cela, il a donné à l’homme l’équivalent de la part de deux femmes, les père et mère du défunt ont droit, chacun d’eux, au sixième ou au tiers de la succession, l’épouse a droit au quart ou au huitième, le mari a droit à la moitié ou au quart." [ Rapporté par Al Boukhari ]

 

11 - L’homme donne la dot à la femme comme convenue entre les deux parties.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Et donnez aux épouses leur mahr de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur.} [Sourate 4 - Verset 4]

Ibn Abbas a dit : "Il est réprouvé de fixer une dot sans la donner. Le mari doit donner la dot de bonne grâce .Si de bon gré elle en abandonne quelque chose au mari après la fixation, alors il peut en disposer à son aise."

 

12 - Le devoir du mari de bien se conduire à l’égard de son épouse.

Le Très Haut (Exalté) a dit : { Et comportez-vous convenablement envers elles } [Sourate 4 - Verset 19] c’est à dire leur dire de bonnes paroles, les traiter conformément au bon usage, prendre soin de soi pour leur plaire, comme on veut qu’elles le fassent pour nous car Allah (Exalté) a dit : { Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance} [Sourate 2 - Verset 228]

Le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : " Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes, et je suis d’entre vous le meilleur avec les miennes" [Rapporté par At-Tirmidhi qualifié d’authentique par Al Albani].

 

13 - Au mari de bien traiter sa femme même au cas où il a de l’aversion envers elle. Le Très Haut (Exalté) a dit{ Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien } [Sourate 4 - Verset 19]

Cela signifie que si vous les retenez avec patience malgré l’aversion qu’elles vous inspirent, ceci vous apporterait beaucoup de bien dans ce monde et dans l’au delà.

Ibn Abbas ra dit : "Il s’agit là de l’homme qui traite bien sa femme (malgré l’aversion) et qu’ensuite elle donne naissance à un enfant où Allah loge beaucoup de biens."

Le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : " Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses côtés lui déplait ; elle lui plaira par un autre." [Rapporté par Moslim]

 

14 - Il est interdit de reprendre la dot après la séparation des deux conjoints. Allah (Exalté) a dit : {

Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une d’elle un qintar, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ? } [Sourate 4 - Verset 20]

Donc si quelqu’un veut se séparer de sa femme et se marier avec une autre, il ne lui appartient pas de reprendre sa dot même si elle vaut mille pièces d’or.

Et Allah (Exalté) a ajouté : { Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ? } [Sourate 4 - Verset 21]

On rapporte qu’Ibn Abbas ra dit : "L’engagement signifie le contrat de mariage." Il a expliqué les versets par ces propos : "Soit la retenir selon les convenances soit la libérer généreusement."

Dans le prêche du pèlerinage d’adieu, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Recommandez-vous de faire du bien aux femmes, Allah vous les a confiées en dépôts et vous a permis de les approcher" [ Rapporté par Moslim ]

 

15 - L’interdiction d’épouser certaines femmes avec qui on a un lien de parenté par le sang (al maharim : la parenté de lait - rada’ - entraîne les mêmes interdictions que la parenté par le sang .), est un aspect de la valorisation de la femme.

Le Très-Haut (Exalté) a dit : { Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, soeurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils né de vos reins; de même que deux sœurs réunies, exception faite pour la passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux. } [Sourate 4 - Verset 23]

   

Source: Cheikh Mohammad ibn Jamil Zino

Source image : http://www.mosquee-lyon.org/forum3/index.php?topic=23074.0

Repost 0
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 21:14

 

1/Deux rakas d'un homme marié valent 70 fois plus que 2 rakas d'un homme célibataire.

2/Certains péchés ne sont pardonnés que dans le cadre du mariage.

3/Le mariage est la moitié de la religion d'après le Prophète (S.A.S).

4/Le mariage est une source de ressources, bienfaits...

5/Quelqu'un qui se marie bénéficie de la garantie divine contre la fornication...

6/Toutes les fois que les mariés se touchent (même si c'est une simple poignée de mains), Allah SOUBHANOU WA TA'ALA :
* leur pardonne 50 péchés,
* leur inscrit 50 bienfaits
* les élève de 50 degrés.
7/S'ils s'embrassent (joue contre joue), Allah SWT :
* leur pardonne 200 péchés,
* leur inscrit 200 bienfaits
* les élève de 200 degrés.

8/Un rapport sexuel légal est supérieur en bienfait à 1 aumône constituéed'or.
9/Lorsqu'on se lave (grand lavage ) après les rapports sexuels, le bienfait qu'on en retire est le suivant :Allah swt vous inscrit les bienfaits de quelqu'un l'ayant adoré durant toute une année et cela pour chaque cheveu.
10/Le bénéfice lié au grand lavage est supérieur au bénéfice résultant d'une aumône de 1000 moutons, 1000 boeufs, 1000 chameaux.
11/Toute musulmane mariée qui tombe enceinte a les bienfaits d'un shahid (martyr dans l'islam).
12/De même pour chaque douleur liée ou provoquée par la grossesse, elle est considérée comme ayant affranchi un esclave .
13/Enfin elle est considérée durant la grossesse comme quelqu'un qui a passé son temps à :
* jeûner en permanence,
* prier en permanence,
* faire la guerre sainte.
14/Si la femme fait un avortement spontané (=fausse couche), elle aura en compensation de cet enfant perdu une place au paradis.
15/Si la femme accouche, elle est lavée de tout péché.
16/Lorsqu'elle allaite son enfant (au sein bien entendu), pour chaque tétée, elle est considérée comme ayant affranchi 10 esclaves en vue de l'agrément de DIEU..
17/Si l'enfant est sevré, tous les péchés de la maman sont pardonnés.Si elle est décédée au cours de l'accouchement, le paradis lui est garanti.
18/Assister son mari est supérieur en bienfaits au fait de donner en aumône l'équivalent de toutes les richesses du monde
19/Le simple fait de regarder aimablement son mari équivaut à glorifier Allah swt
20/L'agrément du mari entraîne celui d'Allah swt.
21/Tout franc ou dirham donné ou toute dette pardonnée (au bénéfice du mari) équivaut aux bienfaits obtenus en effectuant un pèlerinage et une oumra agréés.
22/Le simple fait de servir à manger à son mari équivaut en bienfaits à faire le pélerinage et la oumra.
23/De même lorsqu'une femme offre un habit à son mari, elle est considérée comme ayant effectué le pèlerinage et la oumra. Cela équivaut également à un an d'adoration décompté pour chaque cheveu du mari. Donc autant d'années décomptées que de cheveux.
24/Préparer soi même à manger à son époux correspond en bienfaits aux bienfaits découlant d'une mort pour la cause d'Allah swt (martyrs). De même, une telle épouse n'entrera jamais en enfer . Enfin Allah swt désignera 1000 anges qui demanderont pardon pour votre compte.
25/De même :
*laver le linge de son enfant
*coudre ses habits
*s'occuper de son enfant
Tous ces actes constituent un mur entre elle et l'enfer et seront considérés comme un combat dans la voie d'Allah swt (jihaad) au cours duquel on meurt martyr (shahiid).
26/Si l'homme fait montre de patience vis à vis de sa femme
* Allah swt lui pardonne 200 000 péchés
* lui inscrit 200 000 bienfaits
* l'élève de 200 000 degrés
* le préservera du feu de l'enfer

 

source photo: http://islampaixamour.bloguez.com/islampaixamour/tags,islam,p,1.html



Repost 0
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 14:51

Question :

Certaines boissons contiennent une petite quantité d'alcool qu'on peut déceler par analyse chimique ; j'ai été choqué de lire chez [tel savant] que du moment que cette quantité d'alcool est très petite au point de ne pouvoir être décelée que par analyse chimique, la boisson reste halal. Qu'en pensez-vous ?

-
Réponse :

Répondre à votre question demande un certain développement…

-
A) Le verset coranique qui a interdit complètement la consommation d'alcool :

Tout d'abord il faut rappeler que c'est le verset suivant qui a communiqué l'interdiction complète de l'alcool : "O vous qui croyez, l'alcool, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires ne sont qu’impureté, relevant du fait du diable. Préservez-vous en, afin de réussir. Le diable ne veut, par le biais de l'alcool et du jeu de hasard, que jeter l'inimitié et la haine entre vous, et vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. Alors allez-vous arrêter" (Coran 5/90-91).

Or le terme que nous y avons traduit par "alcool" est en fait "khamr". Désigne-t-il tout alcool, ou bien désigne-t-il en son sens premier seulement le vin (alcool fait à partir de jus de raisin cru), les autres alcools étant inclus dans la règle par analogie ? Ce point fait l'objet d'avis divergents entre les savants mujtahidûn. Mais avant de voir de façon un peu plus détaillée deux des avis sur la question, voici quelques paroles du Prophète (hadîths) et paroles de Compagnons (âthâr) sur le sujet…

-
B) Quelques hadîths et âthâr à propos de l'alcool :

1) "Tout enivrant est interdit" (al-Bukhârî 4087, Muslim 1733) ; "Tout enivrant est du khamr ; et tout enivrant est interdit" (Muslim 2003) ; "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite" (relaté par Jâbir, rapporté par at-Tirmidhî 1865 et Abû Dâoûd 3681 ; relaté par 'Abdullâh ibn 'Amr, rapporté par an-Nassâ'ï 3607)  ; "Tout enivrant est du khamr ; et ce dont un farq enivre, ce qui en remplit la paume est interdit" (relaté par Aïcha, rapporté par Abû Dâoûd 3687) ; "Je vous interdis la petite quantité de ce dont la grande quantité enivre" (relaté par Sa'd, rapporté par an-Nassâ'ï 3608 ; les numéros de hadîths rapportés par an-Nassâ'ï et cités dans cet article-ci sont ceux de la numérotation de al-Albânî, alors que dans certains autres articles du site c'est la numérotation de Abû Ghudda qui a été utilisée).

2) Aïcha raconte : "Nous faisions du nabîdh pour le Prophète, dans une outre dont le haut était refermé et qui avait une ouverture. Nous en faisions le matin et il le buvait le soir. Nous en faisions le soir et il le buvait le matin" (Muslim 2005). Ibn Abbâs relate : "On faisait du nabîdh avec des raisins secs pour le Prophète, dans une outre ; il en buvait le jour même, le lendemain et le surlendemain. Lorsque venait la soirée du troisième jour, il en buvait et en donnait à boire. Si quelque chose en restait il le jetait" (Muslim 2004).

3) Ibn Abbâs disait : "Celui que cela contente – s'il en est à interdire quelque chose – d'interdire ce que Dieu et Son Messager ont interdit, qu'il interdise le nabîdh" (an-Nassâ'ï, 5705). 
Ce propos de Ibn Abbâs concerne, selon une des deux interprétations, un nabîdh ayant fermenté (commentaire de as-Sindî). Le fait est qu'une première difficulté avec le terme "nabîdh" tient au fait que, dans les paroles des Compagnons, il désigne aussi bien la boisson constituée d'eau dans laquelle des fruits ont trempé depuis peu de temps et qui n'est donc pas enivrante, que la même boisson mais devenue enivrante : le nom continue à être appliqué une fois la boisson devenue enivrante. Attention alors aux malentendus ! Que dire quand, en plus, aujourd'hui, en arabe moderne, ce terme désigne uniquement la liqueur !
Une seconde difficulté avec ce terme "nabîdh" est que dans les paroles du Prophète et des Compagnons, ce terme désigne la boisson constituée d'eau dans laquelle des fruits ont trempé depuis peu de temps (nous venons de le voir) ; alors que dans l'usage des juristes (fuqahâ'), si cette eau dans laquelle trempaient ces fruits n'a pas été cuite, elle se dit "naqî'" ; c'est uniquement si elle a été cuite – avant même le début du processus de fermentation – qu'elle se dit "nabîdh" ("Fa-l-farqu baynahû [ay : an-nabîdh] wa bayn an-naqî' : bi-t-tab'kh wa 'adamih" : Radd ul-muhtâr 10/33)

4) Quand Omar ibn ul-Khattâb s'est rendu à Shâm, des habitants de Shâm ont tenté d'obtenir de lui une fatwa disant que boire des boissons fermentées était autorisé pour eux, à cause du climat de leur pays ; il lui ont dit : "Ne nous convient que cette boisson". Omar fit : "Buvez du miel !" Mais ils dirent : "Ce n'est pas le miel qui nous convient". Puis quelques personnes de Shâm lui dirent : "Ferions-nous pour toi, de cette boisson, quelque chose qui n'enivre pas ? – Oui", dit Omar. Alors ils firent cuire jusqu'à ce que cela perde ses deux tiers et que le tiers reste. Quand ils l'apportèrent à Omar, celui-ci y trempa le doigt puis l'en retira ; cela s'étira. Il s'exclama alors : "Ceci est du tilâ' [= enduit], c'est comme le tilâ' des chameaux !" Omar leur dit qu'ils pouvaient en boire. Il dit aussi : "O Dieu, je n'ai pas rendu halal pour eux ce que tu as rendu haram sur eux" (rapporté par Mâlik dans son Mu'attâ, n° 1336). Voir aussi le contenu de la lettre qu'il envoya à ce sujet (rapporté par an-Nassâ'ï 5731, 5733).
Il faut ici souligner qu'il ne s'est pas agi de cuire ce qui était déjà du vin jusqu'à ce qu'il perde ses deux tiers, car ce genre de boisson reste interdit (et n'est pas concerné par l'avis de Abû Hanîfa et Abû Yûssuf autorisant le tilâ' fermenté, nous allons y revenir). Il s'est agi de cuire du jus de raisin non fermenté jusqu'à ce qu'il perde deux tiers de son volume, puis de le laisser ainsi (Ad-Durr ul-mukhtâr 10/31 ; Fat'h ul-bârî 10/81 ; Majmû' ul-fatâwâ 34/200). Il n'y a donc pas de contradiction entre ce propos de Omar et celui de Ibn Abbâs disant : "Le feu ne rend rien licite ni illicite" (an-Nassâ'ï 5746) : en effet, Ibn Abbâs parlait du fait de faire cuire la boisson déjà fermentée et voulait dire que le seul fait de la faire cuire ne la rend pas licite ; Omar, lui, parlait de faire cuire le jus de raisin non fermenté.

5) Il est établi qu'une fois, on avait présenté à Omar un nabîdh fait avec des raisins secs de la ville de Tâ'ïf ; l'ayant approché de son visage il grimaça (qattaba) ; il dit : "Le nabîdh de Ta'ïf a une force" ; puis il demanda de l'eau, et la mélangea avec ; puis il but (Shar'h ma'âni-l-âthâr, at-Tahâwî, 4/218, authentifié dans Al-Muhallâ 6/187). (Un récit succinct mais très voisin est rapporté par an-Nassâ'ï, 5706.) Un événement similaire est attribué au Prophète d'après ce que Abdullâh ibn Omar relate (an-Nassâ'ï 5694).

-
C) L'avis de la plupart des mujtahidûn à propos de la consommation de n'importe quelle boisson alcoolique :

Le vin (alcool fait à partir de jus de raisin cru) est interdit. Mais, de façon plus générale, toute boisson qui est fermentée (il y a eu ghalayân, ishtidâd) est interdite, qu'il s'agisse de vin ou autre. Et si cette boisson enivre son buveur seulement lorsque celui-ci en consomme une grande quantité, une petite quantité de cette boisson est aussi interdite.

C') Cet avis se fonde sur les arguments suivants

Les références citées plus haut en 1, notamment : "Tout enivrant est interdit" (al-Bukhârî 4087, Muslim 1733) ; "Tout enivrant est du khamr ; et tout enivrant est interdit" (Muslim 2003) ; etc.

-
D) L'avis de Abû Hanîfa et de Abû Yûssuf :

Abû Hanîfa et Abû Yûssuf sont par contre d'un avis différent.

Selon eux, il s'agit de distinguer deux catégories d'alcools :

Première catégorie) Les alcools suivants :
khamr ul-'inab (vin) ;
al-bâdhaq (boisson confectionnée à partir de jus de raisin qu'on a fait cuire jusqu'à ce qu'il perde de son volume, la perte étant moindre que les deux tiers du volume d'origine, puis qui a fermenté) ;
naqî' ut-tamr, aw ir-rutab aw il-busr (eau dans laquelle on a mis ces types de dattes à tremper et le tout a ensuite fermenté) ;
naqî' uz-zabîb (eau dans laquelle on a mis des raisins secs à tremper, le tout ayant ensuite fermenté)…
… sont interdits de consommation (harâm), fût-ce en quantité qui enivre, ou en tellement petite quantité qu'elle n'enivre pas concrètement (bi-l-fi'l) le buveur ; ils sont également impurs rituellement (najis).

Seconde catégorie) Par contre il est d'autres alcools qui sont tels que, d'après Abû Hanîfa et Abû Yûssuf, il est autorisé d'en boire à deux conditions :
– qu'on en boive pour obtenir de la force (taqawwî) (par exemple face à un climat rigoureux ou à des travaux rudes) et non par plaisir (talahhî) ;
– et qu'on en boive une petite quantité, qui n'enivre concrètement pas le buveur (ghayr muskir li-sh-shâribi bi-l-fi'l).
Par ailleurs, ces alcools ne sont pas rituellement impurs (ghayr najis).
Dans certains livres hanafites (par exemple Ad-Durr ul-mukhtâr, 10/33-34), ces autres alcools de la seconde catégorie sont énumérés ; on y compte les quatre suivants :
al-muthallath (jus de raisin qu'on a fait cuire jusqu'à ce qu'il perde ses deux tiers, et qui a ensuite fermenté) ; d'après certains ulémas, c'est cette boisson qu'on appelle aussi le tilâ' ;
– des nabîdh ut-tamr aw iz-zabîb : il s'agit d'une eau dans laquelle on a fait tremper ces fruits, mais le tout a été cuit pendant un certain moment, puis le tout a fermenté ;
– l'eau dans laquelle on a fait tremper du miel, des figues, du blé, de l'orge ou du sorgho – que le tout ait été cuit ou non –, puis qui a fermenté (Ad-Durr ul-mukhtâr 10/33-34).
Dans Al-Jâmi' us-saghîr, autre livre hanafite, il est écrit que tous les alcools autres que les quatre cités plus haut comme appartenant à la première catégorie relèvent de la seconde ("Wa mâ siwâ dhâlika min al-ashriba [ay : mâ siwa-l-ashribat illatî dhakartuhâ fawqu fi-n-naw' il-awwal], fa lâ ba'sa bihî" ; cité dans Al-Hidâya, 2/479-480). Dès lors, relèvent eux aussi apparemment de la seconde catégorie :
– tous les alcools confectionnés à partir des jus de fruits crus autres que celui du raisin – comme le jus de pomme (qui, une fois fermenté, donne le cidre), ou celui de canne (qui, une fois fermenté, donne le rhum), etc.

S'enivrer est donc strictement interdit, quelle que soit la boisson par laquelle on y parvient. Par contre, boire une boisson fermentée sans aller jusqu'à l'ivresse est interdit s'il s'agit d'un des alcools de la Première Catégorie, mais non pas s'il s'agit d'un des alcools de la Seconde (du moment qu'on n'en boive pas par recherche du plaisir mais par besoin, hâja).

[La fatwa, au sein de l'école hanafite, est sur l'avis de Muhammad ibn ul-Hassan, qui est celui cité plus haut en C : cf. Tanwîr ul-absâr, repris par Ad-Durr ul-mukhtâr et Radd ul-muhtâr, 10/36.]

-
D') L'avis de Abû Hanîfa et Abû Yûssuf repose (entre autres) sur les faits suivants :

La référence citée plus haut en 4 : le fait que Omar ibn ul-Khattâb ait dit du tilâ' qu'il était autorisé (rapporté par Mâlik dans son Mu'attâ, n° 1336). Or ces deux mujtahids font valoir qu'il est des jus de raisins qui sont tels que même si on les fait cuire jusqu'à ce qu'ils perdent deux tiers de leur volume, ils fermentent ; le tilâ' est donc, disent-ils, une boisson capable d'enivrer lorsque consommée en grande quantité, et pourtant Omar l'a déclaré autorisé.

La référence citée en 5 : ayant un jour reçu un nabîdh fait avec des raisins secs et l'ayant approché de son visage, Omar grimaça (qattaba) et dit : "Le nabîdh de Ta'ïf a une force" ; puis il demanda de l'eau, et la mélangea avec ; puis il but (Shar'h ma'âni-l-âthâr, at-Tahâwî, 4/218, authentifié dans Al-Muhallâ 6/187). (Un récit succinct mais très voisin est rapporté par an-Nassâ'ï, 5706.) Si Omar a grimacé, c'est parce qu'il a ressenti l'odeur de l'alcool ; mais s'il y a ajouté de l'eau puis l'a bu, c'est la preuve que la consommation de ce genre de boisson fermentée est différente de celle du vin et des autres alcools de la Première catégorie (voir plus haut) : elle reste autorisée du moment que la quantité consommée n'enivre pas concrètement le buveur.
(Un événement similaire est attribué au Prophète d'après ce que Abdullâh ibn Omar relate : an-Nassâ'ï 5694 ; cependant, comme nous le verrons plus bas, un des maillons de la chaîne de transmission fait l'objet de critiques.)

Quant hadîth : "Tout enivrant est interdit", Abû Hanîfa et Abû Yûssuf pensent qu'elles parlent de tout ce qui enivre concrètement celui qui le boit.

Du hadîth "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite", ces deux mujtahids pensent qu'il parle du vin, ainsi que des autres alcools de la Première Catégorie (voir plus haut), afin que cela ne contredise pas les propos de Omar cités en 4 et 5. Ces propos de Omar cités en 4 et en 5 s'appliquent donc d'après ces deux mujtahids à tout alcool comparable au tilâ' ayant fermenté et au nabîdh ayant fermenté, la règle concernant ces alcools étant : "Seule la quantité qui enivre concrètement est interdite" ; tandis que le hadîth cité en 1 s'applique aux autres alcools, ceux de la Première catégorie : leur consommation est interdite en petite comme en grande quantités.

-
E) Les mujtahidûn du premier groupe (cités plus haut en C) répondent au premier argument de Abû Hanîfa et Abû Yûssuf (le propos de Omar qui est la référence n° 4) ce qui suit :

Les mujtahidûn du premier groupe disent qu'en fait le problème est né du fait que, ayant lu ce propos de Omar, et ayant observé des tilâ' qui sont enivrants, Abû Hanîfa et Abû Yûssuf ont pensé que le propos de Omar concernait le tilâ' dont une grande quantité enivre.

Alors que le tilâ' que Omar a déclaré autorisé est un tilâ' qui n'est jamais enivrant (même consommé en grande quantité) : suite à la longue cuisson qu'il a subie, le jus de raisin ne fermente plus.

Par contre, le tilâ' qui est enivrant est, lui, interdit même en petite quantité : mais Omar n'a jamais déclaré pareil tilâ' autorisé ; c'est bien pourquoi, ayant une fois ressenti l'odeur d'alcool dans le souffle de son fils Ubaydullâh, Omar ibn ul-Khattâb dit : "J'ai ressenti d'Untel l'odeur d'alcool. Il a prétendu avoir bu du tilâ'. Je vais questionner au sujet de ce qu'il a bu ; si cela est enivrant, je lui appliquerai la sanction" (an-Nassâ'ï, 5708). Voyez : Omar a bien dit appliquer la sanction pour le seul fait d'avoir bu une boisson enivrante, et il s'agissait de tilâ'.

Si on trouve ainsi certains tilâ' qui sont enivrants (alors que normalement ils ne le sont pas), c'est, écrit Ibn Taymiyya :
– soit parce qu'ils n'ont pas été cuits de la façon voulue ;
– soit parce que, même s'ils ont subi une longue cuisson, on avait au préalable rajouté au jus de raisin certains ingrédients qui font que, malgré que ce jus soit réduit de deux tiers, il fermente ensuite ;
– soit parce que le raisin poussant dans certains pays est tel que même si son jus est cuit jusqu'à perdre ses deux tiers, il fermente quand même ensuite (MF 34/200-201).

Ibn Hazm écrit de même qu'il connaît un certain raisin, poussant en terre montagneuse, qui est tel que si on fait cuire son jus jusqu'à le réduire d'un quart seulement, il ne fermente plus ; mais qu'il connaît un autre raisin, poussant dans des îles sablonneuses, qui est tel que même si on réduit son jus de trois quarts, il fermente toujours (Al-Muhallâ 6/202).

Le pivot ('illa) de la règle d'autorisation de boire du tilâ' est donc le fait qu'il ne soit pas enivrant (d'après MF 34/200-201), c'est-à-dire le fait qu'il ne soit pas, de façon perceptible aux sens, fermenté (nous allons y revenir plus bas). C'est cela qu'il faut considérer, et non pas seulement si le jus de raisin a été réduit par cuisson de deux tiers.

-
F) Quant au second propos (le 5), celui de Omar rajoutant de l'eau à un nabîdh qu'on lui avait donné, les mujtahidûn du premier groupe y répondent ceci :

Ils disent que cela ne signifie pas que ce nabîdh était fermenté mais qu'il s'était transformé en vinaigre : c'est ce que 'Utba ibn Farqad affirme (rapporté par an-Nassâ'ï, 5707). (Quant à la version où un propos voisin de celui de Omar est attribué au Prophète, ils en disent que sa chaîne de transmission n'est pas de qualité suffisante à cause de l'un de ses maillons, 'Abd ul-Malik ibn Nâfi' : voir ce que an-Nassâ'ï lui-même a écrit après avoir rapporté ce hadîth, 5694.)

-
G) Mais à cela les tenants de la validité du premier avis répondent :

Si Omar a dit que du nabîdh de Tâ'if qu'on lui tendait qu'il a une force ('urâm), il est peu probable qu'il ait voulu parler de vinaigre ; apparemment il voulait bien dire que ce nabîdh avait commencé à fermenter (Al-Albânî shudhûduhû wa akhtâ'uh, Habîr ur-Rahmân al-A'zamî, pp. 72-74).

Comment expliquer alors la référence n° 5 ?

Une première explication possible serait de retenir l'avis de Abû Hanîfa et de Abû Yûssuf : si Omar a bu ce nabîdh après y avoir ajouté de l'eau, c'est parce que, à la différence du vin etc., boire du nabîdh n'est pas interdit tant qu'on ne s'en enivre pas. Faut-il donc retenir sur ce point l'avis de Abû Hanîfa et de Abû Yûssuf ?

-
H) Retenir l'avis de Abû Hanîfa et de Abû Yûssuf ?

La difficulté serait alors, comme l'ont fait valoir Shah Waliyyullâh et Ibn Rushd, comme suit : tous les ulémas sont unanimes à dire que l'alcool de raisin est interdit en grande comme en petite quantité. Or, dire que l'alcool de raisin est interdit en grande comme en petite quantité, mais que l'alcool fait à partir de certain autres produits est, lui, autorisé en petite quantité et interdit seulement en grande quantité, cela ne correspondrait pas à l'habitude du droit musulman, qui est de ne pas faire de différence entre deux choses semblables ["jam' bayn al-mutamâthilayn"] (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 438 et p. 509, Bidâyat ul-mujtahid, tome 2 p. 876).

Lire aussi ce que Cheikh Thânwî a écrit sur le sujet en cliquant ici.

-
I) Comment comprendre alors le propos de Omar cité comme référence 5 ?

Certains ulémas proposent comme explication que Omar a rajouté de l'eau au nabîdh au point de diluer (istihlâk) totalement l'alcool qui s'y trouvait ; cela est redevenu alors comparable au nabîdh n'ayant pas fermenté (voir plus haut, le point B) ; c'est pourquoi Omar l'a bu.

En fait tout tourne autour de l'application du hadîth : "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite"...

Il est certains frères qui pensent que dès qu'on sait, par analyse chimique, que dans une boisson ou un aliment il y a un petit pourcentage d'éthanol – fût-il très faible au point d'être totalement imperceptible aux seuls sens –, cela en fait quelque chose d'illicite, puisque le Prophète a dit : "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite".

Or les choses ne semblent pas être ainsi.

Il faut tout d'abord rappeler qu'une boisson alcoolique (vin, cidre, alcool de datte, etc.) n'est pas constituée d'alcool éthylique (ou éthanol) pur, mais d'éthanol ainsi que d'autres ingrédients ; ce sont ces derniers qui font la spécificité de chaque boisson alcoolique ; ce sont eux qui distinguent le vin du cidre ou du rhum (par exemple), et chaque vin d'un autre.

Pour ce qui est du hadîth "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite", il signifie qu'une boisson qui est telle que c'est si elle est absorbée en quantité importante qu'elle enivre, alors son absorption en quantité moins importante et insuffisante pour engendrer concrètement l'ivresse chez le buveur est quand même interdite. C'est-à-dire qu'il est interdit d'absorber une boisson qui, parce que consommée en petite quantité, n'enivre pas concrètement (bi-l-fi'l), du moment qu'elle est un enivrant en puissance (bi-l-quwwa), qui, consommée en quantité plus importante, enivre concrètement (bi-l-fi'l). Nous avons vu plus haut que ce hadîth concerne– à l'unanimité – le vin et – d'après la majorité des mujtahidûn – des alcools tels que la bière, le cidre, et autres. Ce hadîth veut dire : Ne croyez pas qu'il serait autorisé de consommer de ces boissons une petite quantité qui ne vous rendra pas concrètement ivres et que seule la consommation d'une quantité suffisante pour vous enivrer vous serait interdite ; non, il vous est interdit de consommer même une petite quantité de ces boissons.

I.A) La règle d'interdiction qui a été énoncée dans ce hadîth "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite" s'applique donc :

Cas 1) lorsqu'il s'agit d'une boisson "alcoolique" pure, au point d'être reconnue par tous comme enivrante lorsque consommée en quantité suffisant (rappelons, comme nous l'avons déjà dit plus haut, qu'une boisson alcoolique n'est elle-même pas constituée d'alcool pur, mais d'alcool et d'autres ingrédients ; nous parlons donc du cas où cette boisson enivrante et d'où on ressent l'odeur d'alcool est pure) : c'est le cas du vin, de la bière, du rhum, etc. ; il est donc interdit d'en consommer un fond de verre, même si celui-ci n'enivre pas concrètement le buveur ;

Cas 2) lorsqu'il s'agit d'une boisson alcoolique qui a été coupée, c'est-à-dire mélangée à un autre liquide, mais où l'alcool demeure en proportion suffisante pour que le tout serait capable de causer l'ivresse du buveur si celui-ci en consommait une quantité plus importante ;

Cas 3) lorsqu'il s'agit d'une boisson qui n'est pas dite "alcoolique" mais qui contient une proportion d'alcool :
– qui, certes, est si faible que même si quelqu'un absorbait une quantité importante de cette boisson, il ne deviendrait pas ivre, parce que la quantité d'alcool s'y trouvant est telle qu'il faudrait boire une extraordinairement énorme quantité de cette boisson pour absorber en même temps assez de l'alcool y étant contenu pour devenir ivre ; or un être humain ne peut boire pareille quantité de boisson en une journée (par exemple) ;
– mais qui, d'autre part, est telle que, de cette boisson, on ressent malgré tout un petit goût ou une petite odeur d'alcool.

Le fait que les cas 1 et 2 sont concernés par le hadîth est évident.

Quant au cas 3, si c'est encore la règle d'interdiction qui s'y applique, c'est parce que le fait de consommer une boisson où l'alcool subsiste et est perceptible entraîne qu'il est toujours vérifié (sâdiq) de dire qu'on a consommé une petite quantité (qalîl) d'alcool ; le hadîth "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite" s'applique donc toujours.

La même chose peut être dite d'un aliment dans lequel il se trouve une faible quantité d'alcool, insuffisante pour causer concrètement l'ivresse de celui qui consomme cet aliment (car il faudrait en consommer une quantité impossible à avaler en un petit laps de temps pour un être humain), mais duquel on ressent malgré tout l'odeur ou le goût de l'alcool : la consommation d'un pareil aliment est interdite. Les juristes mentionnent ainsi le cas de celui qui trempe du pain dans du vin et le consomme, et rangent ceci dans la catégorie "consommation de vin" (cf. Al-Mughnî 12/440-441).

Il fut un temps où je me demandais comment faire pour distinguer d'une part la boisson où le pourcentage d'alcool est assez élevé, au point que le fait d'en boire une quantité moyenne suffit pour enivrer, et d'autre part la boisson où le pourcentage d'alcool est tellement faible qu'il faudrait la boire en très grande quantité pour absorber suffisamment d'alcool et devenir ivre ; et si je me posais cette question, c'était par rapport aux faits :
– que la résistance à l'alcool varie d'un individu à l'autre, certaines personnes étant capables de boire deux bouteilles d'une boisson alcoolique sans devenir ivres, alors que trois verres de la même boisson étant suffisantes pour enivrer d'autres ;
– et que l'ivresse elle-même fait l'objet de définitions différentes entre les mujtahidûn (voir par exemple Al-Hidâya 1/508).
Je me posais donc cette question. Mais apparemment elle semblerait superflue par rapport à ce qui nous intéresse ici. En effet, ce qui importe est de considérer si un homme normal peut ou non déceler par ses sens la présence d'alcool dans la boisson : s'il peut le faire, alors cette boisson tombe sous le coup du hadîth "Ce dont la grande quantité enivre, sa petite quantité est interdite" ; et s'il ne le peut pas, alors cette boisson ne relève pas de cette catégorie (nous allons y revenir ci-dessous).

I.B) Qu'en est-il de la boisson ou de l'aliment où l'alcool est en quantité tellement faible qu'il faudrait consommer, de cet aliment ou cette boisson, des quantités gargantuesques – et impossibles à ingurgiter en un laps de temps relativement court – pour devenir ivre, et qu'il est impossible de déceler la présence d'alcool par ses seuls sens ?

Nous parlons ici de la boisson qui contient une proportion d'alcool si faible que les deux conditions suivantes sont réunies :
– premièrement, même si cette boisson était absorbée en quantité importante, elle ne causerait pas l'ivresse, et ce parce que la quantité d'alcool s'y trouvant est tellement faible qu'il faudrait boire une extraordinairement énorme quantité de cette boisson pour absorber en même temps assez de l'alcool y étant contenu pour devenir ivre ; or un être humain ne peut boire pareille quantité de boisson en une journée (par exemple) ;
– deuxièmement, on ne ressent ni l'odeur ni le goût de la trace d'alcool présente dans cette boisson.

En fait c'est la seconde condition qui est essentielle (d'ailleurs elle englobe la première).

Dans ce cas – que l'on pourrait appeler "cas 4", par opposition aux 3 cas plus haut mentionnés –, on n'a pas consommé ce qui s'appelait "alcool" ("khamr" au sens général du terme), ni dans sa totalité, ni en tant qu'ingrédient perceptible au sein de la totalité. Cet alcool a été complètement dilué (istahlaka) dans la somme des autres ingrédients.

Cependant, la consommation de cette boisson est-elle pour autant licite ? Cette boisson ne serait-elle pas de consommation illicite parce que devenue impure (najis) eu égard au fait que de l'alcool y a été mélangé ?
Les avis sont divergents sur le sujet : une telle boisson est effectivement illicite d'après certains ulémas, mais licite d'après d'autres. En effet :
– elle est illicite pour cause d'impureté (najâssa) d'après ceux des ulémas qui sont d'avis que l'alcool est rituellement impur (najis) et que tout liquide – eau ou boisson – qui est en petite quantité (qalîl) devient rituellement impur quand un liquide impur y est mélangé ;
– elle est illicite pour cause de d'impureté (najâssa) d'après ceux des ulémas qui sont d'avis que l'alcool est rituellement impur (najis) et que tout liquide – autre que l'eau – devient rituellement impur – même étant en grande quantité (kathîr) – quand un liquide impur y est mélangé ;
– elle reste licite d'après ceux des ulémas qui sont d'avis que l'alcool est rituellement impur (najis) mais que tout liquide dans lequel un liquide impur est mélangé reste rituellement pur (tâhir) – qu'il soit eau ou autre, qu'il soit en grande ou en petite quantité – du moment qu'aucune des qualités du liquide impur n'y apparaît ;
– elle reste licite d'après ceux des ulémas qui sont d'avis que l'alcool est illicite à la consommation (harâm) mais n'est pas rituellement impur (mais est au contraire tâhir) (cliquez ici).

Il est à rappeler ici que le Prophète buvait parfois du nabîdh : comme nous l'avions dit en B, il s'agit d'une eau dans laquelle des fruits tels que des dattes ont trempé pendant un certain moment. C'est à condition qu'il n'y ait aucune qualité de l'alcool qui apparaît qu'il reste licite de consommer ce breuvage. Comme nus l'aviosn vu comme référence 2, Aïcha raconte : "Nous faisions du nabîdh pour le Prophète, dans une outre dont le haut était refermé et qui avait une ouverture. Nous en faisions le matin et il le buvait le soir. Nous en faisions le soir et il le buvait le matin" (Muslim 2005). Ibn Abbâs relate : "On faisait du nabîdh avec des raisins secs pour le Prophète, dans une outre ; il en buvait le jour même, le lendemain et le surlendemain. Lorsque venait la soirée du troisième jour, il en buvait et en donnait à boire. Si quelque chose en restait il le jetait" (Muslim 2004).

Quand des fruits sont mis à tremper de la sorte dans de l'eau, des molécules d'alcool éthylique (ou éthanol) apparaissent, et, ces molécules se multipliant, il arrive un moment – qui diffère selon le fruit, la chaleur ambiante, etc. – où on peut ressentir à l'odeur ou au goût la présence d'alcool. C'est ce que le récit de Ibn Abbâs met en relief : au bout d'un moment le Prophète n'en buvait plus. Or il est aujourd'hui démontré scientifiquement que c'est rapidement que des molécules d'alcool apparaissent dans l'eau dans laquelle on met des fruits aussi sucrés que des dattes ou des raisins secs à tremper. Cependant, au début ces molécules sont en nombre insuffisant pour qu'on puisse les ressentir à l'odeur ou au goût ; c'est lorsque suffisamment de temps a passé que, s'étant multipliées, on les ressent par ses sens.

De même, le Prophète (sur lui soit la paix) consommait du vinaigre. Or dans le vinaigre se trouve une faible quantité d'alcool résiduel. Le fait est que le vinaigre est le produit de la transformation d'une boisson alcoolique (vin, cidre, hydromel, etc.) : il est obtenu suite à l'oxydation, par le moyen d'une bactérie spécifique, de l'alcool éthylique (ou éthanol) qui était présent dans cette boisson alcoolique, et à sa transformation en acide acétique. C'est cet acide acétique qui est présent dans le vinaigre jusqu'à un certain pourcentage (c'est en France le pourcentage qui est indiqué sur les bouteilles de vinaigre), et c'est lui qui confère au vinaigre son odeur piquante caractéristique. Une certaine quantité d'alcool résiduel demeure cependant (elle ne doit pas dépasser 1,5 % pour le vinaigre de vin d'après la législation française). Mais si elle est très faible, elle n'est pas perceptible aux sens ; par ailleurs, on ne peut pas boire du vinaigre en grande quantité au point de s'enivrer par l'alcool résiduel s'y trouvant, vu que l'acide acétique est corrosif à grande dose. Ceci rejoint donc le principe évoqué en 4.

4.1) Quand on sait que les jus de fruits actuels, certaines boissons et certains aliments (lait caillé, pâte levée, etc.) contiennent naturellement un très faible pourcentage d'alcool, qui s'y forme de lui-même, mais qui est imperceptible aux sens humains, il faut raisonner par analogie avec le nabîdh que le Prophète consommait, et ne pas interdire le jus de fruits actuel au motif que l'analyse chimique y a révélé une petite trace d'alcool.

4.2) Par contre, qu'en est-il des boissons ou aliments où c'est volontairement qu'on a utilisé de l'éthanol (alcool éthylique) dans le procédé de leur fabrication, et où il reste quelques traces de cet alcool, mais qui ne sont pas décelables par les sens humains, et peuvent être décelés seulement par une analyse chimique :
– faut-il raisonner par analogie et dire que, comme le nabîdh reste halal tant qu'on ne ressent pas l'odeur ou le goût de l'alcool, de même, les aliments où c'est volontairement que de l'alcool a été introduit mais où on ne ressent ni son odeur, ni son goût, restent halal ?
– faut-il au contraire faire la différence entre les deux cas de figure, et dire que le nabîdh que le Prophète consommait était licite parce que l'alcool s'y formait de lui-même ; et que, de même, si c'est par mégarde qu'une goutte de vin est tombée dans de l'eau ou du lait – même en petite quantité – et s'y est diluée au point qu'on ne ressente ni l'odeur ni le goût du vin, alors le tout reste licite (MF 21/502-503) ; mais que, par contre, quand c'est volontairement que de l'alcool a été rajouté dans une boisson ou un aliment, alors, y fût-il en quantité imperceptible, la boisson et l'aliment en deviennent illicites ?

Les écoles shafi'ite et hanbalite font une distinction entre le vinaigre qui s'est formé de lui-même – lui est licite – et le vinaigre que la main de l'homme a transformé – lui reste illicite (Ce principe de distinguer ce qui s'est transformé naturellement de ce qui est le résultat de l'action humaine existe donc chez ces deux écoles, et pourrait servir de fondement à la distinction entre le nabîdh et la boisson où on a volontairement ajouté ou utilisé une petite quantité d'alcool.

Par contre, si on retient l'action de Omar ibn ul-Khattâb, et qu'on interprète sa grimace comme le signe qu'il avait ressenti de la boisson qu'on lui tendait une odeur d'alcool (et non qu'il en avait ressenti une odeur du vinaigre), alors le fait qu'il ait rajouté de l'eau jusqu'à arriver à un moment où il a pu en boire, cela montre qu'il n'y a pas de distinction entre les deux cas de figure, puisque c'est volontairement qu'il a rajouté de l'eau à une boisson contenant une petite quantité d'alcool, afin de diluer celui-ci et de pouvoir boire le tout.

Par ailleurs, des gens de Shâm prenaient un récipient de vin, y mettaient des poissons et du sel, et plaçaient le tout au soleil jusqu'à ce que le vin devienne vinaigre ; ils nommaient ce produit qu'ils consommaient pour ses vertus digestives : mur'y. Selon une autre explication, ce n'était pas systématique qu'ils y placent des poissons et du sel (Fat'h ul-bârî 9/764). En tous cas, questionné au sujet de ce mur'y, Abu-d-Dardâ' dit : "Le soleil a abattu l'ivresse du vin ; nous mangeons donc de cela, cela ne pose pas de problème" (Fat'h ul-bârî 9/764 : "a abattu le vin" est une métaphore, dans laquelle le mot "abattre""dhabaha" – a été employé pour dire "a rendu halal", exactement comme le fait d'abattre l'animal licite rend sa chair halal à la consommation : Ibid.). Abu-d-Dardâ' ainsi que d'autres Compagnons considéraient que le mur'y est halal (Fat'h ul-bârî 9/764). Si on retient cet avis, alors de nouveau cela montre qu'il n'y a pas de différence entre le fait qu'une goutte de boisson alcoolique se soit diluée dans un liquide sans y avoir été ajoutée volontairement, et le cas où une trace d'alcool a été diluée dans un liquide après y avoir été sciemment ajoutée.

Cheikh Nazîh Hammâd écrit ainsi qu'il existe trois cas de figure. Il y a d'une part les aliments et les boissons où un très faible pourcentage d'alcool se produit naturellement [mais n'est pas perceptible aux sens] [soit le cas 4.1] ; eux restent halal : c'est le cas des jus de fruits, du lait caillé, de la pâte levée, etc. (Al-Mawâdd ul-muharrama wa-n-najissa fi-l-ghidhâ' wa-d-dawâ', pp. 65-67 dans la traduction).
De même, écrit-il, les boissons où il subsiste un très faible pourcentage d'alcool [non perceptible aux sens] parce qu'il avait été adjoint pour provoquer la dissolution de certaines substances ne pouvant l'être dans l'eau [soit le cas 4.2] sont également halal, comme l'ont souligné les recommandations du neuvième colloque jurisprudentiel lié à la médecine, qui s'était tenu à Casablanca en juin 1997 ; c'est le cas de nombreuses boissons où on a utilisé certains colorants et conservateurs (Ibid., pp. 67-68).
Par contre, les produits alimentaires et les boissons dans lesquels c'est afin d'y engendrer une saveur particulière qu'une petite quantité de boisson alcoolisée y a été adjointe, et où cette saveur particulière se retrouve justement [soit le cas 3], sont haram (Ibid. pp. 68-69) : c'est le cas des glaces, des pâtisseries et des chocolats où on a adjoint une petite quantité de boisson alcoolisée telle que liqueur ou rhum, afin non pas de provoquer l'ivresse du consommateur mais seulement d'engendrer dans ces aliments un goût particulier ; c'est le cas aussi des fruits mis à macérer dans de l'alcool ("pruneaux au vin de telle contrée", "cerises à l'eau-de-vie") ; c'est le cas encore de la volaille cuite au vin ; etc. Ici il n'y a pas eu dilution (istihlâk), ni transformation complète (istihâla), puisqu'on ressent la saveur ou l'odeur de la boisson alcoolisée ayant été adjointe à l'aliment ou à la boisson.

Il faut ici relever que le simple fait de ressentir, de cet aliment ou de cette boisson, le goût ou l'odeur de la petite quantité de boisson alcoolisée y ayant été adjointe (et non pas forcément de l'alcool se trouvant dans cette boisson alcoolisée ayant été adjointe dans cet aliment ou cette boisson), cela suffit pour rendre le tout illicite. Or, dans le cas du nabîdh qui avait fermenté, Omar ibn ul-Khattâb s'est contenté de rajouter suffisamment d'eau pour ne plus ressentir l'odeur d'alcool, et non pour ne plus ressentir le goût ou l'odeur de ce nabîdh. Comment expliquer cette différence ?
En fait le jus de raisin qui, après avoir fermenté, devient du vin s'est transformé totalement (istihâla) : un nouveau produit a vu le jour – comme le traduit le changement de nom, qui n'est plus "jus de raisin" mais "vin" – qui est une boisson interdite en grande comme en petite quantités ("qalîluhû harâm") ; c'est donc toute trace de ce produit interdit qu'on ne doit donc plus pouvoir ressentir dans l'aliment auquel il a été adjoint. Ce que nous avons dit au sujet du vin peut être également dit au sujet de la liqueur, de l'eau-de-vie, etc. Par contre, le nabîdh fait avec des raisins secs qui a été présenté à Omar était de l'eau dans laquelle on a mis ces fruits secs à tremper ; des molécules d'alcool s'y étaient formées en assez grand nombre pour pouvoir être ressenties, mais pas assez pour que que ce soit un nouveau produit : cela restait du nabîdh (le nom reste le même, nous l'avons vu plus haut, en B) : il n'y avait pas eu transformation complète ; il ne s'y trouvait qu'un ingrédient – l'éthanol – qui est interdit. Il suffisait donc de rajouter de l'eau afin de diluer complètement (istihlâk) cet ingrédient pour que le produit redevienne halal.

-
J) Récapitulatif :

La consommation d'un aliment ou d'une boisson qui contient une certaine quantité d'alcool :
– est licite s'il s'agit d'une boisson ou d'un aliment où l'alcool s'est formé de façon naturelle mais est en quantité tellement faible qu'il faudrait consommer, de cet aliment ou cette boisson, des quantités gargantuesques (et impossibles à ingurgiter par un être humain en un laps de temps relativement court) pour devenir ivre, et qu'il est impossible de déceler la présence d'alcool par ses seuls sens (cas 4.1) ; on dit que l'alcool a été dilué (istahlaka) dans la somme des autres ingrédients, et c'est pourquoi il est autorisé de consommer pareil aliment ou boisson ;
– est licite (du moins d'après un avis) s'il s'agit d'une boisson ou d'un aliment où l'alcool a été utilisé pour dissoudre certains composants mais d'une part est en quantité tellement faible qu'il faudrait consommer, de cet aliment ou cette boisson, des quantités gargantuesques (et impossibles à ingurgiter par un être humain en un laps de temps relativement court) pour devenir ivre, et que d'autre part il est impossible de déceler la présence de cet alcool par ses seuls sens (cas 4.2) ;
– est interdite s'il s'agit d'une boisson ou d'un aliment qui contient une proportion d'alcool :
- qui, certes, est si faible que même si quelqu'un absorbait une quantité importante de cette boisson, il ne deviendrait pas ivre, parce que la quantité d'alcool s'y trouvant est tellement faible qu'il faudrait consommer, de cet aliment ou cette boisson, des quantités gargantuesques (et impossibles à ingurgiter par un être humain en un laps de temps relativement court) pour devenir ivre ;
- mais qui, d'autre part, est telle que, dans cette boisson ou cet aliment, on ressent malgré tout un petit goût particulier ou une petite odeur caractéristique, engendré(e) par la boisson alcoolique qui y avait été adjointe (cas 3) ;
– est interdite s'il s'agit d'une boisson alcoolique qui a été coupée, c'est-à-dire mélangée à un autre liquide, mais où l'alcool demeure en proportion suffisante pour que le tout cause l'ivresse du buveur si celui-ci en consomme une quantité plus importante (cas 2) ;
– est interdite s'il s'agit d'une boisson alcoolique pure au point d'être reconnue par tous comme enivrante lorsque consommée en quantité suffisante (cas 1).

Des aliments ou boissons relevant des cas 1, 2 et 3, même la consommation d'une petite quantité, insuffisante pour engendrer concrètement l'ivresse, est interdite.

-
K) Réponse concrète à votre question :

C'est l'explication que nous avons vue – et qui est très pertinente à mon humble sens – qui fait que certains ulémas sont d'avis que même si l'analyse chimique révèle une petite quantité d'alcool subsistant dans une boisson, du moment que cette quantité d'alcool est tellement infime qu'elle est diluée (istahlaka) dans l'ensemble des ingrédients et qu'elle est donc totalement indécelable aux sens d'un humain normal, cette boisson reste licite, halal.

Par contre il faut rappeler ici une autre réalité : Il est certaines boissons de ce genre qui sont commercialisées dans des bouteilles dont la forme est la même que celle des boissons alcooliques. Acheter ce genre de bouteilles contenant ces boissons n'est pas autorisé. Certaines associations anti-alcoolisme elles-mêmes dénoncent une volonté insidieuse de faire naître chez les enfants consommateurs de ces "boissons sans alcool" le désir de boire plus tard des boissons avec alcool, par effet de conditionnement. Les musulmans ont un raisonnement voisin, disant que même si la boisson avec un très faible pourcentage d'alcool, indécelable aux sens humains, est autorisée, l'acheter dans de telles bouteilles, ou la boire dans une ambiance de bar, ne peut, lui, être autorisé, car tombant sous le coup de la tashabbuh bi-l-fâssiq (cela a été spécifié à propos de toute boisson : Radd ul-muhtâr 10/34, deux premières lignes).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux). Source : www.maison-islam.com Souce image : http://tpe-alcool1.e-monsite.com/medias/album/1419949601-small.jpg.

     

 

Repost 0
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 12:24

http://cluster011.ovh.net/~sweethom/blogWP/wp-content/uploads/2012/06/femme-de-menage-produits-menagers.jpgLa femme musulmane est-elle tenue de faire les travaux ménagers ?

Question :La femme est-t-elle tenue d'effectuer les travaux ménagers en islam ?

 
Réponse :

Répondre par "Oui elle le doit" ou par "Non elle n'y est pas tenue" serait simplificateur. Un développement est nécessaire pour que ce point soit appréhendé sous différents angles.

D'un côté il existe un Hadîth qui dit : "La femme est une bergère à propos du domicile conjugal et des enfants, et sera questionnéeà ce sujet" (rapporté par al-Bukhârî, n° 2416, et Muslim, n° 1829). On voit de même que Fâtima, épouse de 'Alî et fille du Prophète, moulait le grain et qu'elle vint un jour demander à son père de lui donner un serviteur parmi les captifs. Le Prophète ne put cependant honorer sa demande, et dit : "Je ne peux pas vous en donner et laisser affamés les pauvres de as-suffa parce que je n'ai rien à leur donner. Je retirerai de l'argent de ces captifs et le dépenserai sur ces pauvres" (rapporté par Ahmad). On voit également que Asmâ, épouse de az-Zubayr et fille de Abû Bakr, moulait le grain, cousait le seau de la maison, donnait à manger au cheval de son mari. Elle précisait : "Je n'arrivais pas bien à préparer le pain, et des voisines ansârites le faisaient pour moi. C'étaient des femmes gentilles" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).
D'un autre côté, questionnée un jour par quelqu'un : "Que faisait le Prophète dans sa maison ?", Aïcha raconta : "Il était au service de sa famille. Ensuite, lorsque venait l'heure de la prière, il partait pour la prière" (rapporté par al-Bukhârî). "Il cousait ses vêtements, cousait ses sandales…" (Sahîh ul-jâmi' is-saghîr, n° 4813). "Il était un humain comme les autres humains : il nettoyait ses vêtements, trayait la chèvre et s'occupait de ce dont il avait besoin" (Silsilat ul-ahâdîth is-sahîha, n° 670).

Chacun sait qu'en islam, le mari a l'obligation de subvenir aux besoins de la femme : il doit la nourrir, la loger, l'habiller, payer ses soins. L'épouse n'est pas obligée d'avoir recours à son argent pour les dépenses du foyer. Les deux récits ci-dessus montrent des musulmanes effectuer les tâches ménagères. La question qui se pose ici est : effectuer ce genre de tâches ménagères est-il obligatoire sur l'épouse en contrepartie du fait qu'elle est nourrie, logée, habillée, etc. par son mari ? Ou bien le mari doit-il également payer les services d'une femme de ménage ?

Les avis sont partagés à ce sujet parmi les savants musulmans :

D'après Abû Thawr, Ibn ul-Qayyim et d'autres, l'épouse est tenue d'effectuer les tâches ménagères. Ibn ul-Qayyim justifie cet avis par le fait qu'elle n'a pas à dépenser de son argent ni pour le foyer ni même pour ses propres besoins en termes de nourriture, logement, habits, etc. Al-Albânî écrit qu'on ne peut pas imaginer une famille où le mari serait tenu de travailler chaque jour toute la journée pour obtenir de quoi faire vivre son épouse, tandis que celle-ci resterait à ne rien faire en disant n'être pas tenue d'effectuer les tâches ménagères.

D'après ash-Shâfi'î, al-Muhallab et d'autres, l'épouse n'est pas obligée d'effectuer les tâches ménagères. Si elle le fait, ce ne sera que pure gentillesse de sa part. L'acte de mariage est un contrat qui exprime l'accord de vivre ensemble et d'avoir des relations intimes ensemble, et non la nécessité pour la femme de faire les tâches ménagères, disent ces savants.

 

(Note de Linatoun: j'ai trouvé cette anecdote concernant Omar qui corrobore cette dernière thèse : Dhahâbi, dans son ouvrage Al-Kabâ'ir (les grands pêchés), rapporte ce qui suit :"Un jour, un aveugle se présenta devant 'Umar Ibn El-Khattab avec l'intention de se plaindre du mauvais caractère de son épouse. Tandis qu'il allait frapper à sa porte, il entendit des éclats de voix. C'était l'épouse du Calife qui criait après son époux. 'Umar ne répondait pas. Entendant cela, l'homme rebroussa chemin en disant : "Si telle est la vie de 'Umar qui est réputé pour sa rudesse et sa sévérité, et qui plus est, est le commandeur des croyants, que dire alors de la mienne !" A ce moment-là, 'Umar sortit de chez lui et l'aperçut qui s'éloignait. Il l'appela et demanda l'objet de sa visite. L'homme lui répondit :"J'étais venu me plaindre de mon épouse, mais en entendant ce que j'ai entendu, je me suis retiré en disant, Si le commandeur des croyants vit ainsi avec son épouse, que dire alors de mon cas ".'Umar lui dit :"Mon frère, si je la supporte comme tu le voix, c'est parcequ'elle a des droits sur moi : C'est elle en effet qui prépare ma nourriture, qui cuit mon pain, qui lave mes vêtements et qui allaite mes enfants, alors qu'elle n'est pas obligé de le faire ! A ses côtés, mon cœur s'apaise et s'abstient de commettre l'adultère. Pour toutes ces raisons là, je dois la supporter."L'homme dit :"C'est vrai ! Il en est de même pour ma femme !" ''Umar lui dit :"Alors supporte la mon frère ! Car la vie n'est qu'un court moment !".)

D'après d'autres savants, la réponse dépend de certains facteurs :
Pour at-Tabarî et Ibn Hajar, cela dépend de la coutume du pays où mari et femme vivent. Si les femmes effectuent les tâches ménagères, elle sera tenue de le faire. Sinon ce n'est pas une obligation.
Pour Mâlik, cela dépend de la situation financière du mari : s'il est de situation modeste, l'épouse doit effectuer les travaux ménagers (puisqu'il est absent à cause de son travail et n'a pas les moyens de payer les services d'une femme de ménage). C'est à cause de ce genre de difficultés financières que Fâtima et Asmâ effectuaient les tâches ménagères pour leur mari. At-Tahâwî écrit de même que le mari doit payer les services de quelqu'un pour faire le ménage, et ce dans la mesure où on a besoin de cette aide extérieure.

Je voudrais ici m'inspirer de l'excellente synthèse de ces différents avis faite par Abû Chuqqa (l'auteur de Tahrîr ul-mar'a fî 'asr ir-rissâla) et écrire ce qui suit… Al-Bukhârî a synthétisé la question en écrivant, en commentaire de Hadîths, les trois titres suivants l'un à la suite de l'autre : "Du travail de la femme dans la maison conjugale", "Une servante pour la femme", et "De l'aide que le mari apporte à sa femme". Ce que l'on peut dire c'est que la responsabilité qu'a l'épouse au sujet de la gestion des affaires du domicile conjugal – et qu'indique le Hadîth "La femme est une bergère à propos du domicile conjugal et des enfants, et sera questionnée à ce sujet" – ne signifie pas que l'épouse doive forcément effectuer elle-même l'ensemble des tâches ménagères (préparer les repas, laver et repasser le linge, ranger, nettoyer et embellir la maison). La responsabilité qu'a l'épouse est de veiller à la bonne marche des tâches ménagères. Quant à savoir si c'est elle qui doit effectuer ces tâches, ou si c'est une employée de maison qui doit le faire, ou encore si ces tâches doivent être partagées avec d'autres personnes de la maison (mari, etc.)… cela dépend de plusieurs facteurs, comme :
- les priorités que les sources de l'islam ont définies pour les deux éléments du couple (lequel a comme priorité de travailler pour nourrir la famille, lequel de gérer la maison et les enfants),
- la coutume du pays où ils vivent (est-il d'usage que l'épouse prépare les repas, etc.),
- les possibilités financières du mari (peut-il payer les services d'une employée de maison ou non),
- les capacités physiques de l'épouse (quelle sorte de tâches ménagères peut-elle effectuer dans quelle mesure sans que cela lui cause du tort),
- et le temps qui reste au mari, à l'épouse, aux fils et aux filles après leurs autres obligations (pour qu'ils puissent consacrer de ce temps restant pour apporter leur contribution aux tâches ménagères), exactement comme le faisait le Prophète en dehors des heures où il était à l'extérieur.

Le mieux, je le pense humblement, est que l'homme et la femme définissent clairement ce que chacun attend de l'autre à ce sujet avant le mariage. Si l'homme a des revenus modestes pour un travail qui prend beaucoup de son temps à une distance considérable du foyer, il vaut mieux qu'on s'en rende compte avant le mariage.
Il faut de plus que époux et épouse se souviennent que la vie conjugale est un équilibre constant, pour lequel il faut considérer le cadre des droits et des devoirs (que l'islam a fixé pour chaque élément du couple) comme un cadre auquel il faut certes faire référence mais à propos des manquements duquel il faut aussi savoir fermer les yeux, faire des concessions, bref faire preuve de bonne volonté et apporter du sien… La vie conjugale est un équilibre qui se bâtit sur l'amour et non seulement sur le juridique.

Mes sources pour cet article : Zâd ul-ma'âd, Ibn ul-Qayyim, tome 5 – Fiqh as-sunna, As-Sayyid Sâbiq, tome 2 pp. 465-467 – Adâb uz-zafâf, al-Albânî, pp. 214-219 – Fatâwâ mu'âsira, Al-Qardhâwî, tome 3 p. 585 – Fat'h ul-bârî, Ibn Hajar, tome 9 p. 402 et p. 628 – Tahrîr ul-mar'a fî 'asr ir-rissâla, Abû Chuqqa, tome 5 pp. 131-132

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

source:image http://cluster011.ovh.net/~sweethom/blogWP/wp-content/uploads/2012/06/femme-de-menage-produits-menagers.jpg

Source article  http://www.maison-islam.com/articles/?p=231

 

 

 

Repost 0
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 11:58

As salâm 'alaikoum wa rahmatullâhi wa barakatouhou chères soeurs, qui ne portez pas encore le hijâb.


J'ai toujours été persuadé que faire la morale durement n'arrangerait jamais les choses, alors je vous propose cette réflexion, pensée avec douceur, pour vous.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est un homme qui parle ici (c'est vrai, le hijâb ne le concerne pas directement, on pourrait aisément lui dire "tu ne sais pas de quoi tu parles, ce n'est pas toi qui doit le porter", mais il vient quand même vers vous...Prenez quelques minutes, et, encore une fois avec douceur, lisez ce qu'il vous dit...

Allâh, qu'Il soit glorifé, nous précise dans Son saint Coran qu'Il a créé de nous, pour nous, des épouses, pour que nous vivions en tranquillité auprès d'elles. Tout le monde connaît ce célèbre verset.

Alors, chères soeurs, je vous le dis. Naturellement, de l'amour se créera entre nous. Nous serons amenés in shâ Allâh a vous épouser, et vous serez amenées à être nos épouses. Ma future femme est peut être là, maintenant, en train de lire cet article, alors je vais m'adresser à vous toutes, comme si je m'adressais à elle.



Si j'étais amené à épouser une femme qui ne porte pas le hijâb, je m'entretiendrais avec elle dès nos premiers jours de vie à deux. Admettons que mon épouse soit Meriem... Je lui dirais :

« Ya Meriem. Tu es maintenant mon épouse, et j'ai le devoir d'être prévenant, attentionné et doux à ton égard. J'ai comme modèle mon bien aimé Muhammad, sallalahû 'aleyhi wa salâm, et tu as d'inombrables modèles, les Mères des croyants, Fatima, et les femmes pieuses, qu'Allâh les agrée toutes. Ya Meriem. Tu vas devenir le miel de mon coeur, mais par Allâh, pourquoi le hijâb ne fais pas partie de ta vie ? Le hijâb, tu n'as pas su le porter avant de m'épouser. Maintenant, tu es ma femme. Et ma femme, porte le hijâb. Je suis responsable de toi devant Allâh, et je ferai ce qu'il faut pour que le hijâb entre dans ton coeur comme la prière est entrée dans ton coeur. Alors dis moi, ya Meriem, quels sont les freins que tu as trouvé contre le hijâb ? »

Elle pourrait me répondre, dans un premier temps, que pour son travail, elle ne peut pas...

Je lui dirais alors :

« Ya Meriem. Allâh, qu'Il soit glorifié, n'a t'Il pas dit : "Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s’Il veut, de par Sa grâce" ? Tu travailles pour gagner de l'argent. Je travaillerai davantage et je rapporterai ce qu'il faut à la maison, in shâ Allâh. Sache une chose chère épouse, nul autre qu'Allâh n'est garant de notre bonne entente, du bonheur dans notre foyer, aussi, nous nous devons de répondre à toutes Ses prescriptions, pour qu'Allâh, de par Sa grâce, comble de bienfaits notre couple. Si ton travail t'empêche de te couvrir, alors nous nous priverons de ton travail. Qu'importe si des moments durs nous touchent, Allâh saura apporter le nécessaire à Ses serviteurs croyants et soumis. Et nous aspirons à être de ceux-ci, n'est-ce pas ? Alors, ya Meriem, ton travail n'est maintenant plus un frein ! Quels sont les autres freins ? »

Elle pourrait me répondre, maintenant, qu'elle a peur de ne pas être belle avec...

Je lui dirais alors :

« Ya Meriem. Il faut être un homme pour ressentir le bonheur qu'apportent une caresse de tes cheveux, un regard qui dure, un parfum qui embaûme la pièce, qu'Allâh soit loué de m'offrir un joyau beau comme la lune dans une nuit noire. C'est à moi qu'Allâh a offert ce présent, et je ne désire pas le partager. Chacun de tes cheveux appartient à mon coeur, comme j'appartiens tout entier au tien. Ton intimité deviens mon intimité. Et la mienne, est tienne. Que tous les hommes à l'extérieur puisse poser les yeux sur toi, mon jardin secret, ne peut convenir à un homme doué de raison, et a une femme consciente de la pureté et la splendeur de son statut de "Musulmane", et quel meilleur statut que celui-ci ? Tu n'es pas belle, mais tu brilles. Et tu ne dois briller que pour moi, tout comme je ne dois briller que pour toi. Alors, ya Meriem, ton appréhension n'est maintenant plus un frein ! Quels sont les autres freins ? »

Elle pourrait me répondre alors, qu'elle a honte de sortir dehors avec...

Je lui dirais :

« Ya Meriem. Tu aurais du comprendre il y a maintenant des années que tu es déjà voilée ! Cette société t'a voilé la raison. Ne discerne-tu pas ? Ne discerne-tu pas que la femme aujourd'hui n'est autre qu'un support de consommation ? Une marionnette à la guise de la mode, à la guise des personnes vicieuses et pernicieuses qui égarent des gens d'ores-et-déjà égarés ? SûbhanAllâh ! Allâh nous a fait le magnifique présent de nous faire vivre cette époque de fitna, de vices et de tentations, sais-tu pourquoi, ya Meriem, c'est là une grande faveur du Tout Miséricordieux ? Parce que de fait, Il nous donne maintes et maintes occasions de lui prouver notre foi. Allâh n'éprouve-t-Il pas ceux qu'Il aime ? Aurais-tu préféré vivre à une époque où tout est simple pour les musulmans, sans épreuves, sans dureté ? Comment alors aurais-tu pu te distinguer ? Al-hamdullilâhi ! Quelle autre personne qu'une incensée, peut avoir honte d'être le symbole de l'humilité, de la pudeur, de la preservation de soi, du respect... ?

Ya Meriem, n'as-tu pas pris en considération ce hadith : "Viendra a vous des temps de patience. S'accrocher à la religion sera comme tenir des braises dans ses mains. Ceux qui oeuvrent auront alors la réponse de cinquante !" - "Cinquante d'entre eux ?" (dirent les Compagnons, qu'Allâh les agrée) - "Cinquante d'entre vous !" (repris le Prophète, sallalahû 'aleyhi wa salâm), rapporté par Abû Dawûd et At-Tirmidhî.

Ya Meriem, n'as-tu pas lu ce magnifique verset : "Combien d'années êtes-vous restés sur terre ?" Ils diront : "Nous y avons demeuré un jour, ou une partie d'un jour. Interroge donc ceux qui comptent." Il dira : "Vous n'y avez demeuré que peu, si seulement vous saviez." (Sourate al-Muminun, 112-114)

Vois-tu, Ya Meriem, à quel point cette vie n'est que goutte d'eau dans l'océan ? Désires-tu, le jour du Jugement dernier, alors que tu auras le sentiment de n'avoir vécu que quelques heures sur terre, désires-tu être du nombre des perdantes ? Te rappelles-tu seulement ce que tu as fait il y a 10 jours ? Non. Ce n'était qu'un temps bref, un temps tout à fait insignifiant... devant Allâh, tu auras le même sentiment. Sauf que ce jour là, nulle possibilité de faire demi tour, nulle possibilité de refaire tes preuves. Aujourd'hui, tu es vivante et tu respires. Nous ne sommes d'aucune utilité pour Allâh, Allâh s'auto-suffit, Il n'a pas besoin de nous, mais Il t'a quand même fait la grâce de voir la lueur du jour ce matin, alors qu'Il aurait pu prendre ta vie cette nuit, sans aucun effort ? Sur 6 milliards, combien de millions de personnes prévoyaient un programme pour aujourd'hui, alors qu'Allâh les a rappelé à Lui cette nuit, sans indice, ni prévention ? Chaque jour est une Miséricorde, une bénédiction inespérée de pouvoir encore faire ses preuves, encore demander pardon...

Ya Meriem, ma tendre épouse, n'as-tu pas pris connaissance de ce hadith, où Allâh, qu'Il soit glorifé, nous dit : "Ô fils d'Adam ! Si tu M'invoques et que tu mets ton espoir en Moi, Je te pardonnerai tout ce que tu as fais, sans faire de cas ! Ô fils d'Adam ! Si tes péchés atteignent le niveau du ciel, puis si tu sollicites Mon pardon, Je te pardonnerai, sans faire de cas ! Ô fils d'Adam ! Si tu viens à Moi avec des péchés à la mesure de ce que contient la terre, puis que tu Me rencontres sans M'associer quiconque, Je t'apporterai son équivalent en pardon ! rapporté par At-Tirmidhi.

Vois-tu à quel point Allâh est Tout Pardonneur ? Ce matin, cet après-midi, ce moment dans mes bras, tous ces instants ne t'ont-ils pas été donnés gratuitement pour que aies encore l'occasion de demander pardon, et de prendre une résolution ? Sache qu'Allâh n'accepte plus le repentir lorsque l'agonie te saisit ya Meriem... et elle ne prévient pas.

Ma tendre épouse, n'aie pas honte de 'Aïcha, n'aie pas honte de Fatima, n'aie pas honte de Nafisah, qu'Allâh les bénisse ! »

Goutez, chères soeurs, au bonheur qui remplit un coeur, de prendre une résolution, peut être la résolution de votre vie ! Endormez-vous ce soir avec la réelle niya, la réelle intention d'agir dès demain !

Agissez entre amies, entre soeurs fillah. Allez sur internet, commandez le hijâb qui vous donne le sourire, faites des essayages à la maison, devant votre maman, vos soeurs, vos amies, et sortez enfin en tant qu'embassadrice de l'Islam ! Qu'importe les regards des gens, créés de terre, que dire plutôt du regard des Anges, qui vous bénissent ! d'Allâh, qui enfin, enfin, enfin, vous retrouve. Là est la vraie richesse !

N'attendez pas d'épouser votre futur mari in shâ Allâh pour le faire. Ce dialogue ci-dessus est imagé... Justement, obéissez à Allâh dès maintenant, pour qu'Il, de par Sa grâce et Sa volonté, vous offre le mari de vos rêves.

Vous espérez trouver un mari comme celui là... et nous espérons trouver une femme voilée. Les meilleures seront aux meilleurs, devenez meilleures, devenons meilleurs, et qu'Allâh bénisse nos unions.

Faites le sondage autour de vous, connaissez-vous une soeur qui porte le hijâb depuis des mois, et qui regrettent ? Toutes, sans exceptions, manifestent ensuite le regret de ne pas l'avoir porté plus tôt... Allez chères soeurs, faites le pas, ce n'est pas si dur que vous le pensez, Allâh n'impose rien d'impossible.

Rappelez-vous que cette vie ne dure que quelques heures...

Découvrez l'exceptionnelle As Sayyida Nafisah, ici : http://www.islamophile.org/spip/As-Sayyidah-Nafisah.html

Et notamment, les pieuses Femmes de l'Islam, vos modèles, ici : http://www.sajidine.com/vies/femmes-pieuses/introduction.php
Repost 0
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:08

1219911397CgS3Zt      Auprès d’Allah, la femme n’est aucunement inférieure à l’homme dans ses droits. Chacun dispose d’un rôle approprié avec des droits et des devoirs. Une personne n’est supérieure à une autre que par sa piété et non par son origine ou sa richesse, comme il est dit dans le Coran : [Certes, le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.] (s.49, v.13).

Le messager de Dieu alahy salat wa salam dit également : « Ô vous les gens ! Votre Seigneur est unique et votre père est unique ; vous descendez tous d’Adam et Adam provient de la terre. Assurément, le plus noble d’entre vous auprès d’Allah, est le plus pieux et l’arabe n’a pas plus de mérite que le non arabe sauf s’il se distingue par la piété. »
Authentifié par Albâny dans A-targhîb wa A-tarhîb

{Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris ou à leurs pères ou à leurs frères ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou aux femmes musulmanes ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants ! Afin que vous récoltiez le succès} [Sourate 24 - Verset 31]

        
Quel que soit sa situation, qu’elle soit épouse, fille, mère, il a été ordonné à l’homme de bien se comporter avec la femme. Faire le contraire est donc une désobéissance et passible d’un châtiment divin.

Le Prophète alahy salat wa salam a en effet dit : « Le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement. Les meilleurs d’entre vous, sont les meilleurs avec leurs femmes »
Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny.

D’après Ibn ‘Abbas, le Prophète alahy salat wa salam a dit : « J’ai vu l’enfer en rêve et il était peuplé en majorité de femmes ingrates. – Est-ce que ces femmes se sont montrées ingrates à l’égard de Dieu ? lui demanda-t-on. – Non, elles l’étaient vis-à-vis de leurs maris, répondit le Prophète, en méconnaissant les faveurs dont elles avaient été comblées. Lorsque durant votre vie vous avez exaucé une femme et qu’à l’occasion elle découvre en vous le moindre prétexte, elle vous dira : - je n’ai jamais vu aucun bienfait de ta part. »       

[Et cohabitez avec elles convenablement] (s.4, v.19).
Et le Messager de Dieu alahy salat wa salam a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec les femmes. »
Rapporté par Hâkim et authentifié par Albâny.

         Elle n’est pas obligée de travailler, c’est l’homme qui subvient obligatoirement à ses besoins. Si l’homme venait à refuser d’assouvir ses besoins, alors cela est considéré comme un grave péché. Par ailleurs, si celle-ci venait à travailler, son argent lui appartiendrait et l’homme n’aurait aucun droit dessus.

        
Chez les Arabes avant l’Islam donner naissance à une fille était à l’époque, considérée comme une calamité, pour s’en débarrasser certains enterraient leurs filles vivantes comme il a été critiqué dans le Coran : [Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux [la naissance d’] une fille son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ] (s.16, v.58-59)

         L’Islam a autorisé d'avoir jusque 4 femmes mais il est mentionné dans le Coran :
[Si vous craignez d'être injustes n'épousez qu'une seule femme ] (S 4, v 3)


         Avec l’Islam, la femme retrouva sa dignité, son honneur et son humanité. Elle existe vraiment, tient un rôle concret et est indispensable au maintien de la société. La femme dans Islam est : lumière, pudeur, bon comportement, chasteté, pureté, beauté… Chez elle avec son mari et ses enfants, elle est servie, honorée, chérie, respectée, préservée, et aimée. Elle a été créée à partir de la côte de l’homme, les rendant ainsi inséparable, se complétant, et dépendant l’un de l’autre [Elles sont pour vous un vêtement et vous êtes pour elles un vêtement] (s.2, v.187). Et le fait qu’ils soient de la même origine comme l’a dit le prophète alahy salat wa salam  : « Les femmes sont les consœurs de l’homme », augmente ainsi le sentiment d’unité et les rapproche par un lien d’interdépendance inaltérable. Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny. 

         Il doit donc prendre soin d’elle comme de sa propre personne, car elle est une partie de lui-même : [Parmi Ses signes Il a crée de vous, pour vous des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles, et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. ](s.30, v.21), et comme le mentionne un hadith : « Veuillez du bien aux femmes. »
Rapporté par Boukhâry et Mouslim.

L’homme marié doit chérir sa femme, bien lui parler, patienter sur ses défauts, lui apprendre sa religion…

         S’il divorce, il doit lui verser une pension et la loger d’une durée de trois menstrues, avant qu’elle ne puisse se remarier, comme il est dit dans le Coran : [Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable ](s.65, v.6).

         S’il a des filles, qu’il leur apprenne leur religion, les éduque comme il se doit, ne les opprime pas, et elles seront pour lui un accès au Paradis comme il est dit dans le hadith suivant : 
« Celui qui a une fille, ne l’accable pas, ne la blâme pas, ne fait pas de différence entre elle et son fils : Allah le fera entrer au Paradis. »
Il est aussi rapporté : « Celui qui éduque deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de la puberté, lui et moi ressusciterons le jour de la résurrection de cette façon (et il joignit les doigts de sa main.) »
Rapporté par Mouslim.

         S’il a une mère, il doit être meilleur avec elle, car elle l’a porté pendant neuf mois. Elle a sacrifié son temps et sa vie pour s’occuper de lui. Il est dit dans le Coran :     [ Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers son père et sa mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et son sevrage durent trente mois ] (s.46, v.15). Il est aussi dit : [Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui, et [marquez] de la bonté envers le père et la mère ] (s.17, v.23).

         Et si cette femme est une étrangère, il doit aussi bien se comporter avec elle. L’aider fait partie de l’Islam et être injuste envers elle est un grand péché, comme le Prophète alahy salat wa salam a dit : « Ô seigneur ! Je mettrai dans la gêne ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : l’orphelin et la femme. » Rapporté par Nassâï et Ibn mâjah et considéré comme bon par Albâny. 

       
La femme est un pilier dans la société dont le bon fonctionnement dépend d’elle. Si elle dévie, c’est toute la communauté qui en paiera le prix comme cela se passe de nos jours. Alors que dans l’Islam, dès les premières décades de l'ère hégirienne, la femme put s'imposer par sa large et efficace participation à côté de l'homme, dans la vie culturelle et sociale de la communauté musulmane. Aicha (épouse du Prophète et fille du ler Calife) avait une profonde érudition, qui à moins de 20 ans, fit d'elle une des plus brillantes figures de l'époque. Les grands compagnons du Prophète venaient la consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même médicales. Elle fait d’ailleurs partie de ceux qui rapportèrent le plus de hadiths (actes et paroles du prophète).

         Le prophète alahy salat wa salam a dit: « Rechercher la science est une obligation pour tout musulman. »
Rapporté par Ibn Mâjah et authentifié par Albâny.

Une femme vint voir le prophète alahy salat wa salam et lui dit : « Ô messager de Dieu ! Les hommes se sont emparés de toutes tes paroles, consacre-nous donc un moment pour que l’on puisse te rencontrer et nous enseigner ce qu’Allah t’a appris. » Le prophète dit : « Réunissez-vous ce jour-là et ce jour-ci. » Ce qu’elles firent aussitôt ; durant ces jours, le prophète leur enseignait ce qu’Allah lui apprenait.
 Rapporté par Mouslim.

         Ibn Hajar, un des célèbres imams de l'Islam, sera formé avec cinquante de ses condisciples à l'école d'Aïcha Al-Hambalia ainsi qu'à celle de Zeineb, auteur des traités en droit et en Hadith. Dans ses oeuvres biographiques, Ibn Hajar cite plus de quinze cents femmes parmi lesquelles figurent des juristes et des savantes.

        
Le Prophète alahy salat wa salam est la meilleure des créatures et un exemple pour tous. Il avait un comportement inégalable avec ses femmes : il était doux et clément envers elles, demandait leur avis, les aidait dans les tâches ménagères, plaisantait avec elles, ne levait pas la voix sur elles et ne les frappait pas… Il est un modèle pour tous : [En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre] ] (s.33, v.21).
Il nous incombe donc de le suivre. 


         La femme est une perle précieuse, il faut donc qu’elle se protège. C’est un trésor à la valeur inestimable, il faut donc qu’elle se mette à l’abri des machiavéliques intentions. C’est pour cette noble raison qui lui a été demandée de se voiler. Son voile n’est autre que sa dignité.

         Dieu dit : [Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Celui qui pardonne et Il est le très Miséricordieux] (s.33 v.59).

Le voile permet à la femme de se protéger des turpitudes, d’être respectée et de préserver ainsi son honneur et sa pudeur.

         De même, Dieu dit : [Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam] (s.33 v.33).


Dieu a conseillé aux femmes du Prophète alahy salat wa salam de rester chez elles, et cela est valable pour toutes les autres femmes. Mais cela ne signifie pas qu’elles doivent être emprisonnées chez elle à longueur de
journée. Dans toute chose il y a un juste milieu. En effet, le prophète alahy salat wa salam n’enfermait pas la femme à la maison, comme ils prétendent ! Au contraire, il lui a permis de sortir lorsqu’elle avait des choses à faire, mais aussi pour rendre visite à ses proches et ses amis, pour rendre visite au malade, etc. Il lui a permis également d’aller à la mosquée, en disant : « N’empêchez pas les femmes d’aller aux mosquées. » Rapporté par Ahmad et Aboû Dawoûd et authentifié par Albâny.

         De plus, le prophète alahy salat wa salam aimait la compagnie de sa femme lors des invitations et les refusait si jamais l’inviteur n’admettait pas sa femme avec lui. D’après Anas, qui raconte que le prophète paix et benection de Dieu sur lui avait un voisin persan connu pour ses mets délicieux. Ce voisin prépara un plat pour le prophète alahy salat wa salam et le convia à sa table. Le prophète alahy salat wa salam lui dit : « Et mon épouse ? (En parlant de son épouse Aïcha qu’Allah l’agrée) » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas) » Le prophète rétorqua : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra son invitation et le prophète lui redemanda : « Et mon épouse ? » Il répondit : « Non (je ne l’invite pas). » Le prophète rétorqua de nouveau : « Je refuse donc. » Le voisin réitéra une nouvelle fois son invitation et le prophète lui redemanda : « Et mon épouse ? » L’homme, après trois demandes consécutives dit : « Je suis d’accord. » Le prophète et Aïcha se levèrent et se suivirent mutuellement jusqu’à atteindre la maison de l’inviteur. »
Rapporté par Mouslim.

         Le Prophète alahy salat wa salam a dit : « Si la femme prie ses cinq (prières), jeûne son mois (ramadan), préserve sa chasteté, écoute son mari : elle entrera au Paradis par la porte qu’elle souhaite. » Rapporté par Ibn Hibbâne et authentifié par Albâny.

Extrait du livre "Perle précieuse"

 

Écrit par
L’association
Aux Sources de l’Islam.

Revu, corrigé et recherche des sources des hadiths par
Abu Hamza Al-Germâny

Repost 0