Puis il ajouta : Loin s'en faut ! Les souhaits ont fait périr les
gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d'esprit, et entends-je des bruits légers et ne
vois-je ni monture ni compagnon ?
Par Allah ! Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su
et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite. Certes, la religion de l'un d'entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait
:
Crois-tu au Jour de la rétribution
?
Il répondrait : Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution
! Il ment.
Certes, parmi les comportements du croyant, il doit avoir une force dans
la religion, une fermeté accompagnée d'une douceur, une foi accompagnée d'une conviction, une science accompagnée d'une indulgence, une indulgence accompagnée d'une science, une intelligence
accompagnée d'une douceur, une belle apparence tout en étant pauvre, une richesse accompagnée d'une modération, des dépenses accompagnées d'une sollicitude, une miséricorde envers celui qui
est essoufflé, l'acquittement des droits [d'autrui], une rectitude accompagnée d'une équité ; il n'est pas injuste envers celui qu'il hait, il ne commet pas de péchés afin d'aider celui qu'il
aime, il ne calomnie pas, il ne fait pas de clins d'œil, il ne dénigre pas, il ne tient pas de propos futiles, il ne se divertit pas et il ne s'amuse pas, il ne sème pas la discorde, il ne
convoite pas ce qui ne lui appartient pas, il ne nie pas les droits qui sont à sa charge, il ne dépasse pas la limite dans les quantités, il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint
autrui et il n'éprouve pas de plaisir lorsqu'un malheur atteint autrui.
Le croyant fait preuve de
recueillement dans sa prière, il s'empresse de s'acquitter de l'aumône légale. Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une
leçon. Il fréquente les savants afin d'apprendre, il se tait lorsqu'il est avec eux, afin d'être sain et sauf. Il parle afin de rapporter un butin, s'il se comporte bien, il se réjouit, et
s'il se comporte mal, il demande pardon [à Allah].
Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter, si on
se moque de lui, il fait preuve d'indulgence, s'il subit une injustice, il patiente, si on l'opprime, il s'éloigne, il ne cherche de protection qu'auprès d'Allah, il ne demande l'aide que
d'Allah. Il est posé lorsqu'il est en public, il est très reconnaissant lorsqu'il est seul, il est satisfait de ce qu'il possède, il loue [Allah] pour l'aisance. C'est un patient lors des
malheurs, le désespoir ne l'atteint pas et il n'est pas vaincu par l'avarice. S'il s'assoit avec ceux qui font du vacarme, on l'inscrit parmi ceux qui invoquent [Allah], et s'il s'assoit avec
ceux qui invoquent [Allah], on l'inscrit parmi les insouciants.
Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est
bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l'humilie
et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n'a aucune valeur pour lui, c'est pour cela qu'il n'y construit pas de
demeure et qu'il n'y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allah] et il ne pense pas du mal d'Allah.
Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux,
satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier, il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est
niais en ce qui concerne sa vie terrestre.
Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il
obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l'Enfer, son âme témoigne de la science d'Allah, ses membres invoquent Allah, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son
examen de conscience et les gens sont à l'abri de lui.
Le croyant est franc s'il promet, il agrée rapidement,
il est loin de la colère, il apprend si on l'instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l'abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la
raison complète, il œuvre beaucoup, il a peu d'espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. » Puis il pleura et fit pleurer.
source : les larmes de Al-Hassan
Al-Basri
qu'Allah récompense notre soeur
leila-lyla pour ce partage
Salama ibn 'Amir
a dit :